« Je détruirai les hommes et les bêtes, je détruirai les oiseaux des cieux et les poissons de la mer”. Sophonie 1. 3
C’est probablement à la fin du règne de Josias, vers 625 av. J.-C., que Sophonie prononce de la part de Dieu des jugements d’une extrême sévérité contre le peuple de Juda. Il est évident, par la gravité de la sentence qui atteint la nature entière, que ces versets ne se réfèrent pas uniquement au jugement partiel exécuté contre Jérusalem et le royaume de Juda en 586 av. J.-C. par le moyen de Nebucadnetsar.
Les événements terrifiants évoqués par Sophonie auront lieu au “jour de l’Éternel” (v. 7 et 14). Ce “jour” est décrit par la plupart des prophètes de l’Ancien Testament, par plusieurs auteurs du Nouveau Testament et par le Seigneur lui-même. Il marque la fin de la patience de Dieu envers tous les hommes qui n’auront pas accepté l’offre de sa grâce, Jésus, seul moyen de salut. Ces quelques années succèdent au retour de Christ pour enlever les siens auprès de lui et précèdent l’établissement de son règne millénaire. Au cours de cette période, l’Éternel “se lèvera pour frapper d’épouvante la terre” (Esaïe 2. 19) et les destructions massives annoncées par Sophonie se produiront.
Les « pestes » telles que le sida, le chikungunya ou la grippe aviaire seront-elles les fléaux dont Dieu se servira pour “accomplir son travail inaccoutumé” (Esaïe 28. 21) ? Personne ne peut l’affirmer. Cependant ces malheurs rappellent au monde la puissance de Dieu. Il exécutera, en temps voulu, les jugements annoncés. Car le but de Dieu ne varie pas. Aujourd’hui, comme au temps de Sophonie, il appelle l’homme à se repentir : “Avant que vienne sur vous l’ardeur de la colère de l’Éternel, cherchez l’Éternel” (Sophonie 2. 2, 3).
Dieu est amour, IL “veut que tous les ho mes soient sauvés” (1 Timothée 2. 4). Il a payé le prix de leur salut par le don de son Fils. Mais envers ceux qui choisissent de refuser “un si grand salut” (Hébreux 2. 3), qui endurcissent leur coeur et qui resteront sur la terre après l’enlèvement de l’Église, le jugement sera effrayant et inévitable.
La priorité du chrétien est d’annoncer Christ, le salut et la vie éternelle. À ceux qui s’alarment d’une éventuelle épidémie mondiale et de ses ravages, il n’est sans doute pas inutile de rappeler que, par de tels signes avant-coureurs, Dieu renouvelle son appel : “Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs” (Hébreux 3. 7).
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