Attention aux plis


“Leur propre prophète a dit : Les Crétois sont toujours menteurs, de méchantes bêtes, des ventres paresseux. Ce témoignage est vrai ; c’est pourquoi reprends-les sévèrement, afin qu’ils soient sains dans la foi, au lieu de s’attacher à des fables judaïques et à des commandements d’hommes qui se détournent de la vérité”. Tite 1. 12-14

Les Crétois n’avaient pas bonne réputation puisque même leur propre prophète les dépeignait sous des traits aussi peu flatteurs !

Pourquoi Paul souligne-t-il leurs « défauts nationaux » en reprenant des termes aussi catégoriques ? Les Crétois, au milieu desquels l’apôtre avait envoyé Tite, étaient maintenant des chrétiens. Même si c’était depuis peu de temps seulement, ils possédaient la vie de Christ comme tout homme né de nouveau. Cette vie nouvelle n’avait-elle pas changé leur comportement ? Bien sûr que si, nous en sommes certains ! Mais les Crétois, par leur hérédité, leur éducation, leur environnement, avaient pris certaines habitudes de penser, de parler et d’agir. Et ils n’avaient peut-être pas toujours conscience qu’elles n’étaient pas toutes, loin de là, en harmonie avec la pensée de Dieu. Ces habitudes devaient disparaître et être remplacées par des manières de faire conformes à l’esprit de l’évangile de Christ.

Nous aussi, à notre conversion, nous sommes imprégnés d’habitudes qui ne sont pas, elles non plus, toutes en accord avec les enseignements du Seigneur. Le Saint Esprit travaille en nous pour nous faire comprendre ce qui est opposé à la volonté de Dieu. Comme une feuille de papier qui a été pliée conserve longtemps la marque des plis qu’elle a reçus, de même nous conservons souvent longtemps l’empreinte de nos anciennes habitudes, et cela risque de fausser notre jugement.

En Crète, par exemple, c’étaient les Juifs ou des chrétiens judaïsants qui se faisaient surtout remarquer : “Il y a beaucoup d’insubordonnés vains discoureurs et séducteurs, principalement ceux de la Circoncision” (v. 10). On comprend bien qu’une culture millénaire laisse des « plis » qui ne s’effacent pas rapidement. Tite devait donc réprimander sévèrement ceux qui manifestaient leur attachement à des croyances ou à des pratiques mensongères. Ils risquaient en effet de se détourner d’une foi saine, c’est-à-dire exempte d’apports étrangers à la foi en Jésus.

Demandons au Seigneur de nous montrer s’il subsiste en nous quelque trace d’une habitude – peut-être d’apparence spirituelle – de penser ou d’agir non conforme à la vérité biblique. Qu’il nous aide à l’éliminer !

P.a.S

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Éloge de la faiblesse


“Je ne me vanterai que de mes faiblesses. Et pourtant, si je voulais me vanter, je ne serais pas un insensé, car je ne dirais que la vérité. Mais je m’en abstiens. Car je désire éviter que l’on se fasse de moi une idée supérieure à ce qu’on peut déduire de mes actes et de mes paroles. D’ailleurs, parce que ces révélations étaient extraordinaires, pour me garder de l’orgueil, Dieu m’a imposé une épreuve qui, telle une écharde, tourmente mon corps. Elle me vient de Satan qui a été chargé de me frapper pour que je ne sois pas rempli d’orgueil. Au sujet de cette épreuve, j’ai prié par trois fois le Seigneur de l’éloigner de moi, mais il m’a répondu : « Ma grâce te suffit, c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement. » C’est pourquoi je me vanterai plutôt de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. Je trouve ainsi ma joie dans la faiblesse, les insultes, la détresse, les persécutions et les angoisses que j’endure pour Christ. Car c’est lorsque je suis faible que je suis réellement fort”.  2 Corinthiens 12.5b-10

« Si tu agis bien, tu peux te remettre debout. Si tu n’agis pas bien, le péché est comme un animal couché à ta porte. Il t’attend en cachette, prêt à t’attraper. Mais toi, sois plus fort que lui » La Bible, Genèse 4:7 #paroledeDieu

Quel/le athlète peut dire : Je trouve ma joie dans la faiblesse ? Qui, dans le sport, ose affirmer que c’est lorsqu’il/elle est faible qu’il/elle est réellement fort/e ?
C’est pourtant ce que Paul affirme. Lui, l’Apôtre de Christ, cet homme de foi qui a écrit la plupart des lettres du Nouveau Testament, celui que Dieu a choisi pour amener l’Evangile aux non-juifs dans les années qui ont suivi la résurrection de Jésus, cette homme-là affirme que c’est lorsqu’il est faible qu’il est réellement fort.

N’est-ce pas contraire à tout ce que nous croyons dans le sport ? On se dit plutôt : Plus je suis fort, mieux c’est. Même en tant que croyant, nous pensons que si nous gagnons, si nous nous montrons forts, alors nous pourrons vraiment glorifier Dieu. Pourtant dans ce passage nous découvrons étonnamment que les faiblesses font partie de la vie de disciple et que dans nos faiblesses, la puissance de Dieu se manifeste pleinement.

Durant sa vie d’apôtre, Paul a souffert d’un mal qu’il qualifie “d’écharde” dans son corps. Difficile et douloureux de courir avec une écharde. Alors que Paul nous invite à courir la “course de la foi” (Philippiens 3.14) jusqu’au bout pour saisir la couronne de la vie, nous comprenons bien qu’il ait demandé à Dieu à plusieurs reprises de le libérer de cette écharde pour mieux “courir” sa vie de disciple. Pourtant Dieu n’a pas répondu comme Paul l’attendait. Il n’a pas ôté cette souffrance de sa vie. Dieu lui a fait simplement fait la grâce de pouvoir continuer la course même avec cette écharde, démontrant ainsi encore plus Sa puissance. Dingue n’est-ce pas ?

Récemment, j’ai lu une déclaration de Tony Estanguet (olympien français en canoë-kayak) : « Je me souviens de cet athlète paralympique qui m’avait dit une fois : “Quand on a un handicap, les autres pensent qu’on a un truc en moins…mais en fait, on a un truc en plus !” »

Et toi, attends-tu aussi que Dieu te libère d’un mal, d’un handicap, d’une blessure, d’une maladie ou d’un problème quelconque ? Si, aujourd’hui, tu demandais à Dieu de te faire la grâce de manifester Sa puissance au-travers de ta/tes faiblesse/s ?

Sandrine Ray
Aumônière Sportive

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Deux tombeaux


“L’ange s’adressa alors aux femmes : Pour vous, n’ayez pas peur : je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié ; Il n’est pas ici, car Il est ressuscité, comme Il l’avait dit. Venez, voyez le lieu où le Seigneur gisait ; et hâtez-vous d’aller dire à ses disciples qu’Il est ressuscité des morts”. Matthieu 28. 5-7

« Saisies de frayeur, elles tenaient le visage baissé vers le sol. Les hommes leur dirent: Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est pas ici, mais Il est ressuscité. Souvenez-vous de ce qu’Il vous a dit, lorsqu’Il était encore en Galilée » La Bible, Luc 24:5

Après trente ans de recherche et cinq ans de fouilles, le 4 novembre 1922, l’archéologue anglais Howard Carter met au jour le tombeau intact du jeune pharaon Toutankhamon.

Quelle émotion quand il ouvre cette porte murée depuis trente-quatre siècles, quand il pénètre dans les différentes salles remplies d’objets précieux, pour parvenir à la chambre mortuaire et découvrir intacts les cercueils du jeune pharaon, son splendide masque en or et sa momie !

Cette découverte a été très importante dans le monde de l’archéologie pour aider à mieux comprendre l’ancienne civilisation égyptienne. Pourtant cette découverte a-t-elle changé des vies, a-t-elle donné l’espérance à des coeurs troublés et craintifs, a-t-elle fait chanter des milliers d’hommes et de femmes ?

Bien après la mort de Toutankhamon, dans l’aube matinale, quelques femmes courent vers un autre tombeau. Pour l’avoir constaté tant et tant de fois, elles savent que la mort ne renvoie jamais ses prisonniers chez eux (Esaïe 14. 17). Aussi sont-elles sûres que le corps de Jésus sera bien là, inerte, sur la banquette de pierre où elles ont vu Joseph d’Arimathée et Nicodème le déposer. Elles vont pouvoir pieusement l’embaumer avec les aromates coûteux qu’elles ont apportés.

Et puis, à leur arrivée, elles sont consternées : la pierre est roulée, le tombeau est vide (Luc 24. 2). Il leur faut des explications ! Mais un ange est là qui les rassure : Jésus est ressuscité.

Merveilleuse révélation de ce tombeau vide : le Seigneur est vivant ! Elle remplit de joie les premiers disciples. Ils annoncent avec hardiesse, en Judée, en Samarie et plus loin, le glorieux message de l’oeuvre libératrice de Jésus Christ attestée par le tombeau vide, signe de la résurrection de Jésus. Des vies sont transformées, des multitudes de chrétiens chantent de joie car ils ont trouvé le chemin de l’espérance.

Ah ! Quelle glorieuse découverte ! Jésus, notre sauveur, vivant à toujours, est encore aujourd’hui l’objet de la foi, de la joie et de l’espérance de millions de chrétiens sur la terre entière.

P.a.S

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Vers un monde du sport renouvelé


Boycotter ou ne pas boycotter, telle est la question du moment.

Alors que la Coupe du Monde vient de débuter au Qatar, cet événement a déjà fait couler beaucoup d’encre. Corruption, dégâts environnementaux, morts d’ouvriers sur les chantiers, de nombreux maux semblent avoir atteint le milieu du football. Les fans de ce sport se retrouvent coincés entre leur passion pour le foot ; les belles émotions qu’il véhicule, et leur raison qui voit la triste réalité de leur sport qui se détériore toujours plus.

De la même manière que notre planète Terre se dégrade de jour en jour, le monde du sport n’est pas épargné par ce fléau du mal qui gangrène ce milieu.

Devant ce terrible et sombre constat, comment réagir ?

Difficile de répondre à cette question et au-delà des appels aux boycotts, la question fondamentale est surtout de savoir si le sport peut retrouver le bon et le beau de ses origines.

« Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. (…) Dieu considéra tout ce qu’il avait créé : c’était très bon. » Genèse 1.1 + 1.31a

Tout comme la terre, la plupart des sports étaient bons à leurs origines et ont été créés avec de belles intentions. Par exemple, l’origine du basketball se trouve dans le désir que des jeunes puissent maintenir une activité physique durant les longs mois d’hiver (voir origine du basketball sur Wikipédia).

Puis au chapitre 2 de la Genèse intervient la chute et son lot de destructions que nous vivons encore aujourd’hui. Le monde du sport a lui aussi bien chuté. N’en restons pas là, car la bonne nouvelle, c’est qu’au milieu de l’histoire, un Sauveur est né. Jésus ! Ce Sauveur a donné sa vie sur la croix pour vaincre la mort et toute cette destruction. Il l’a fait ! Il a vaincu !

Jésus est ressuscité et Il promet de revenir pour nous amener dans une nouvelle création libre de tout mal. Cette vérité se trouve dans Apocalypse 21.1-6  : « Puis je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’existait plus. Je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, descendre du ciel, d’auprès de Dieu, belle comme une mariée qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis une forte voix, venant du trône, qui disait : Voici la Tente de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux ; ils seront ses peuples et Lui, Dieu avec eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux. La mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni plainte, ni souffrance. Car ce qui était autrefois a définitivement disparu. Alors Celui qui siège sur le trône déclara : Voici, Je renouvelle toutes choses. Il ajouta : Ecris que ces paroles sont vraies et entièrement dignes de confiance. Puis Il me dit : C’en est fait ! Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif, Je donnerai, moi, à boire gratuitement à la source d’où coule l’eau de la vie. »

Alors si toi aussi tu es triste, découragé(e), voire même désespéré(e) par la détérioration de ton sport, de la terre ou de ta famille, garde de l’espérance grâce à cette promesse de renouvellement. Et je t’invite aujourd’hui à te tourner vers Jésus, l’Alpha et l’Omega, à mettre ta confiance en LUI et à accepter son invitation de venir boire gratuitement à cette source d’où coule l’eau de la vie !

A ton avis, comment le fait de boire à cette eau de la vie peut impacter positivement le monde et/ou ton milieu sportif actuels ?

Sandrine Ray
Aumônière Sportive

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La note juste


“Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience, vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme le Christ vous a pardonné, vous aussi faites de même”. Colossiens 3. 12, 13

« Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et je le reconnais bien. Je n’étais encore qu’une masse informe, mais tes yeux me voyaient, et sur ton livre étaient inscrits tous les jours qui m’étaient destinés avant qu’un seul d’entre eux n’existe. » La Bible, Psaume 139:14&16

Puisque la vie de Dieu en nous ne désire que le bien, nous pourrions penser que nous n’avons plus besoin de commandements tels que ceux du verset d’aujourd’hui. D’autant que nous ne sommes plus sous la Loi !

Pour comprendre pourquoi l’apôtre Paul nous parle ainsi, nous comparerons, même si l’image est imparfaite, notre nouvelle condition à un instrument à cordes, un violon par exemple. Nous supposerons que cet instrument a été construit selon les règles de l’art et ne présente aucun défaut. Mais les matériaux qui le constituent — le bois, les cordes — sont sensibles aux variations de température et d’humidité. Cela entraîne que le son fourni par chaque corde va lui aussi varier. Il faut donc accorder l’instrument sur la note juste, fournie par un diapason, chaque fois que l’on en joue.

Les exhortations du Nouveau Testament ont pour but de nous mettre « au diapason » de ce que Dieu est Lui-même. Il nous a donné sa vie, sa nature. Il attend que nous reflétions ses propres caractères. Ainsi, dans notre verset, la note juste nous est donnée à deux reprises :

  1. Comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés”.

La qualité de nos relations avec nos frères et soeurs doit être accordée à la manière dont Dieu a agi à notre égard : Il nous a élus, choisis dans sa grâce sans le moindre mérite à faire valoir de notre part ; Il nous voit revêtus de la sainteté de Christ et Il nous aime parfaitement. En considérant la mesure de son amour, nous constatons que notre instru­ment a souvent besoin d’être accordé !

  1. Comme le Christ vous a pardonné”.

Le Seigneur garde-t-il par devers Lui quelque chose qu’Il ne nous aurait pas pardonné ? Bien sûr que non ! Voilà la mesure suivant laquelle, nous aussi, nous devons pardonner.

P.a.S

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Une victoire trop facile…


“Naaman, le général en chef de l’armée du roi de Syrie, était un homme que son maître, le roi de Syrie, tenait en haute estime et auquel il accordait toute sa faveur, car, par lui, l’Eternel avait accordé la victoire aux Syriens. Hélas, ce valeureux guerrier était atteint d’une maladie de peau le rendant impur. (…) Un jour, une petite fille qui était au service de la femme de Naaman dit à sa maîtresse : si seulement mon maître pouvait aller auprès du prophète qui habite à Samarie ! Cet homme le guérirait de sa maladie. (…) Ainsi, Naaman se mit en route, emportant trois cent cinquante kilos d’argent, soixante-dix kilos d’or et dix vêtements de rechange. (…) Naaman vint donc avec ses chevaux et son char, et attendit devant la porte de la maison du prophète Elisée. Celui-ci lui fit dire par un envoyé: Va te laver sept fois dans le Jourdain et tu seras complètement purifié. Naaman se mit en colère et il s’en alla en disant : Je pensais que cet homme viendrait en personne vers moi, qu’il se tiendrait là pour invoquer l’Eternel, son Dieu, puis qu’il passerait sa main sur la partie malade et me guérirait de ma maladie de la peau. Les fleuves de Damas, l’Amana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que tous les cours d’eau d’Israël ? Ne pourrais-je pas m’y baigner pour être purifié ? Il fit donc demi-tour et partit furieux. Mais ses serviteurs s’approchèrent de lui pour lui dire : Maître, si ce prophète t’avait ordonné quelque chose de difficile, ne le ferais-tu pas ? A plus forte raison devrais-tu faire ce qu’il t’a dit, s’il ne te demande que de te laver dans l’eau, pour être purifié. Alors Naaman descendit dans le Jourdain et s’y trempa sept fois, comme l’homme de Dieu le lui avait ordonné, et sa chair redevint nette comme celle d’un jeune enfant : il était complètement purifié.” 2 Rois 5. 1+3+5b+9-14

« Que Dieu soit remercié, Lui qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! Ainsi, mes frères et sœurs bien-aimés, soyez fermes, inébranlables. Travaillez de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas sans résultat dans le Seigneur. » La Bible, 1 Corinthiens 15:57-58

Les sportifs n’aiment pas perdre, c’est bien connu. Une autre chose que la plupart n’aiment pas non plus, c’est : gagner trop facilement. Quel ennui lorsqu’une victoire est acquise sans efforts.

Pire encore, imagine une victoire par forfait de l’adversaire. Tu n’as rien fait et te voilà vainqueur(e) ! Pour beaucoup, ce genre de victoires n’a aucun goût, elle ne vaut rien.

En lisant cette histoire de Naaman, je comprends sa colère et sa déception. Il avait préparé de nombreux cadeaux, il s’attendait à devoir suivre tout un processus pour guérir et finalement, un prophète qui ne s’est même pas donné la peine de le rencontrer lui donne une instruction si dérisoire à ses yeux… Cela ressemble à une victoire trop facile, il n’en veut pas.

En tant que sportifs/ves, n’avons-nous pas aussi cette croyance que seul ce qui demande des efforts de notre part a de la valeur ?

Pourtant l’Evangile, c’est le don gratuit, de la part de Dieu, de la vie éternelle. Rien besoin de faire, juste de recevoir, d’accepter Jésus comme Seigneur et Sauveur. C’est si “simple” pour nous d’être entièrement purifiés !

Souvent dans notre vie de foi nous tombons dans le “faire, faire, faire”. Il est difficile de simplement recevoir ce cadeau de Dieu, d’avoir part à la victoire de Jésus sans avoir rien “fait” ! Se peut-il que ce soit si simple ?

Et toi, acceptes-tu l’amour inconditionnel de Dieu ou essaies-tu de le mériter, voire même de le rembourser ?

« Demeurez dans mon amour et aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 15.9+12), voilà l’instruction laissée à chacun de nous par Jésus. Est-elle trop simple pour que tu la suives ?

Sandrine Ray
Aumônière Sportive

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Soyons forts au combat


“(Jashobham) leva sa lance contre trois cents hommes, qu’il tua en une fois… (Jashobham et Éléazar) se placèrent au milieu du champ, et le sauvèrent… Trois (des trente chefs) forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem… (Abishaï) leva sa lance contre trois cents hommes qu’il tua… (Benaïa) descendit, et frappa le lion… Et c’est lui qui frappa l’homme égyptien”. 1 Chroniques 11. 11, 14, 18, 20, 22, 23

Les hommes forts de David avaient une grande force physique. Comme croyants, nous avons besoin d’avoir une grande force spirituelle. Le Seigneur nous la donne quand nous réalisons notre faiblesse devant Lui : “Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort” (2 Corinthiens 12. 10).

Chaque exploit des hommes forts de David est soigneusement consigné, avec les détails qui font ressortir les conditions souvent bien particulières et les difficultés de leurs combats. David a sans doute apprécié chaque haut fait. De même, nos luttes sont différentes les unes des autres et elles varient au fil du temps. Elles sont consignées dans le livre de Dieu avec tout ce qui les a caractérisées. Le Seigneur, qui prie pour nous dans nos luttes, est celui qui discerne et apprécie nos qualités de combattant.

Le premier exploit et le quatrième semblent identiques. Pourtant, Abishaï “n’atteignit pas les trois premiers” (v. 21). C’est le Seigneur qui distribue la couronne au vainqueur et Lui seul donne une récompense juste.

Dans le deuxième exploit, l’Esprit rappelle : “L’Éternel opéra une grande délivrance” (v. 14). Après le combat, n’oublions pas que c’est Dieu qui a remporté la victoire car c’est lui qui nous a donné les forces.

Le troisième exploit est sans doute celui qui a le plus touché David. Ce qu’apprécie le Seigneur par-dessus tout, c’est que l’on réponde à ses désirs, que l’on fasse toutes choses pour Lui, par amour et par obéissance.

Le dernier exploit nous rappelle que Satan (le lion) et le monde (l’homme égyptien) sont des ennemis qu’il faut sans cesse combattre. La récompense pour Benaïa est pré­cieuse : “une place dans les audiences privées” de David (v. 25).

Pour nous, le Seigneur nous ouvre son coeur. Nous reprenons des forces dans l’inti­mité de Celui qui nous assure la victoire par son combat remporté à la croix. Le Seigneur Jésus nous dit encore aujourd’hui : “Ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde” (Jean 16. 33).

P.a.S

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Pas après pas


“Descendants de Jacob, venez donc et marchons à la lumière de l’Eternel.” Esaïe 2.5

"Fortifiez-vous et prenez courage! N’ayez pas peur et ne soyez pas effrayés devant eux, car l'Eternel, ton Dieu, marchera lui-même avec toi. Il ne te délaissera pas, Il ne t'abandonnera pas." La Bible, Deutéronome 31:6

« Fortifiez-vous et prenez courage! N’ayez pas peur et ne soyez pas effrayés devant eux, car l’Eternel, ton Dieu, marchera Lui-même avec toi. Il ne te délaissera pas, Il ne t’abandonnera pas. » La Bible, Deutéronome 31.6

Il y a exactement 15 ans, avec une dizaine d’amis, nous nous apprêtions à grimper sur l’un des plus hauts sommets de l’Asie du Sud-Est, le mont Kinabalu qui se situe sur l’île de Bornéo en Malaisie et qui culmine à 4’095m.

Notre groupe était composé de personnes de tous âges, horizons et de capacités physiques différentes. Le premier jour, nous devions gravir 80% de la montagne, puis nous arrêter à une cabane, y dormir quelques heures et repartir au milieu de la nuit pour gravir les 20% restants, afin d’atteindre le sommet au lever du soleil. Alors que certains de mes camarades éprouvaient tant de difficultés pour effectuer le premier tronçon, qui me semblait pourtant assez facile, je doutais fortement que nous puissions tous atteindre le sommet. A vrai dire, j’étais alors certaine que plusieurs ne parviendraient pas au bout de cette ascension. Après de longues heures de marche, nous sommes enfin arrivés à la cabane. Quelques heures plus tard, nous repartions au milieu de la nuit avec nos lampes frontales. A ma grande surprise, plus aucune plainte n’émanait de ceux qui avaient eu tant de difficultés la veille. Alors que nous étions dans la partie la plus difficile de l’ascension, avec des passages compliqués et plusieurs cordes le long du chemin, chacun continuait d’avance. Cela me laissait perplexe.

Finalement, nous avons tous atteint le sommet ! J’étais très contente que nous y soyons tous arrivés, mais je l’avoue aussi fortement étonnée. Après avoir admiré un magnifique lever de soleil à plus de 4’000m, il était désormais temps de redescendre. Sur le chemin du retour, plusieurs de mes camarades se retrouvaient à nouveau en difficulté. En voyant par où nous étions passés, certains étaient même saisis par la peur, comme tétanisés. Mais comment ces personnes avaient-elles réussi cette ascension ?

J’ai alors compris ce qui leur avait permis de marcher sans avoir peur et sans se plaindre quelques heures auparavant était dû au fait que nous marchions de nuit. Avec nos lampes frontales, nous ne pouvions voir que le prochain pas. Ne voyant pas la difficulté du chemin, chacun a continué. Ne voyant pas le vide, personne n’a eu peur, chacun s’est simplement concentré sur ce qu’il voyait, c’est-à-dire son prochain pas.

Dieu ne fait-il pas de même avec nous ? Souvent nous lui demandons de voir la suite, de connaître tout le chemin avant de nous lancer dans un défi. Souvent Dieu ne nous permet pas de voir tout cela à l’avance, alors nous sommes frustrés de ne pas recevoir les réponses souhaitées. Nous sommes ainsi forcés d’avancer au jour le jour… Dieu nous connaît si bien, c’est lui qui nous a créés. Il sait bien que s’il nous montre trop, nous serions tentés de nous arrêter ou de refuser même de commencer l’aventure. Dieu est cette lampe qui nous permet de voir notre prochain pas et d’avancer un pas après l’autre. En Lui faisant confiance et en suivant Sa lumière, nous pouvons atteindre des sommets.

Ta Parole est comme une lampe qui guide tous mes pas, elle est une lumière éclairant mon chemin.Psaume 119.105

Si aujourd’hui tu ne vois pas la suite de ton chemin et que tu te demandes comment continuer, je t’encourage à avancer un pas après l’autre. Quel est le prochain pas que Dieu te montre ? Suis Sa Parole de Dieu, elle est ta lampe frontale qui te montre le prochain pas.

Sandrine Ray
Aumônière Sportive

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Le caméléon


“De même, vous aussi, extérieurement vous paraissez justes aux hommes, mais intérieurement vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites !” Matthieu 23. 28, 29

« Je connais tous les oiseaux des montagnes, et tous les animaux sauvages m’appartiennent. » La Bible, Psaume 50:11

Tout le monde connaît les particularités du caméléon : les globes saillants de ses yeux roulent indépendamment l’un de l’autre ; un oeil peut regarder en haut, l’autre en bas, de sorte que la bête peut fixer en même temps des objets opposés. Le caméléon prend aussi la couleur du milieu ambiant ou change de teinte si on le dérange. Il passe ainsi inaperçu de ses proies qu’il capture à l’aide de sa longue langue à la pointe visqueuse, quand elles passent à proximité de lui. La loi de Moïse classait cet animal parmi les reptiles, des animaux impurs qu’on ne devait pas manger (Lévitique 11. 29, 30).

On comprend que, avec cette faculté d’imitation, le caméléon soit devenu le symbole de celui qui calque ses attitudes et ses paroles sur celles d’autrui et se montre à l’extérieur différent de ce qu’il est réellement.

Cette manière d’être provient parfois d’une faiblesse de caractère : incertaine dans ses pensées, la personne adopte les uns après les autres les points de vue de ses interlocuteurs successifs. Ou c’est le souci de se faire bien voir, à la fois de celui-ci et de celle-là ; ou encore la crainte d’affronter les arguments opposés ; parfois, hélas ! C’est de la méchanceté, de la tromperie, le désir de semer la discorde. Un tel comportement s’apparente souvent à l’hypocrisie. Qui n’a jamais agi ainsi une fois ou l’autre pour une de ces raisons ? Il a suffi parfois d’un silence pouvant passer pour approbateur !

Quel contraste avec le Seigneur Jésus ! Voyez-le, face aux pharisiens simulant une piété qu’ils ne possédaient pas. Remplis de haine, ils cherchent à le prendre dans leurs pièges. En Jésus, l’homme parfait, aucune versatilité, pas la moindre trace d’hypocri­sie. Il avait l’allure décidée attribuée dans les Proverbes à ceux qui ont une belle démarche (Proverbes 30. 29-31). À la question : “Toi, qui es-tu ?” Jésus répond : “Absolument ce qu’aussi je vous dis” (Jean 8. 25), montrant qu’il n’y avait aucun décalage entre ce qu’Il disait et ce qu’Il était. Parlant vrai à chacun, manifestant par ses actes l’amour dont Il était rempli, Il allait son chemin, sa face résolument dressée vers la croix, sans que rien ni personne puisse l’en détourner.

P.a.S

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Porteurs d’une Bonne Nouvelle


« Je cours vers le but pour remporter le prix de l’appel céleste de Dieu en Jésus-Christ. » La Bible, Philippiens 3:14

Les éthiopiens sont connus pour être les meilleurs coureurs au monde !

Récemment, Eliud Kipchoge a battu son propre record du monde en gagnant le marathon de Berlin en 2 heures, 1 minute et 9 secondes. Tellement rapide !

Mais qui peut donc battre les éthiopiens ? Et bien la Bible décrit le récit d’une folle course, où un homme du nom d’Ahimaats a battu un éthiopien :

“Ahimaats, fils de Tsadoq, dit à Joab : Permets-moi de courir annoncer au roi la nouvelle que l’Eternel lui a rendu justice en le délivrant de ses ennemis. Joab lui répondit : Si tu y vas, tu ne seras pas porteur d’une bonne nouvelle aujourd’hui. Tu pourras être une autre fois porteur de bonnes nouvelles. Mais aujourd’hui, ce ne sera pas une bonne nouvelle puisque le fils du roi est mort. Joab dit à un Ethiopien : Va raconter au roi ce que tu as vu. L’homme s’inclina devant Joab et partit en courant.
Ahimaats, fils de Tsadoq, revint à la charge et insista auprès de Joab : Advienne que pourra ! Laisse-moi courir derrière cet Ethiopien. Mais Joab lui dit : Pourquoi veux-tu courir, mon ami ? Pareille nouvelle ne te vaudra aucune récompense ! Advienne que pourra, répéta-t-il, je voudrais y courir. – Eh bien, cours donc, lui dit Joab. Ahimaats s’élança sur le chemin de la plaine du Jourdain et dépassa l’Ethiopien. David était assis entre la porte extérieure et la porte intérieure de la ville. La sentinelle se rendit sur le rempart, au-dessus de la porte, et scruta l’horizon. Soudain, elle aperçut au loin un homme qui courait seul. La sentinelle cria la nouvelle pour en informer le roi. Celui-ci lui répondit : S’il est seul, il apporte une bonne nouvelle. L’homme poursuivait sa course et s’approchait. Alors la sentinelle aperçut un autre homme qui courait. Elle cria au gardien de la porte. Voilà un autre coureur isolé. Le roi déclara : lui aussi apporte une bonne nouvelle. La sentinelle reprit : A la manière de courir du premier, je crois reconnaître Ahimaats, fils de Tsadoq. Le roi dit  C’est un homme de bien, et il apporte certainement une bonne nouvelle. Ahimaats s’approcha et s’écriat : Tout va bien ! (…)” 2 Samuel 18.19-28a

Non seulement Ahimaats a gagné la course en battant l’éthiopien, mais en plus, il est parti bien après lui. Quel coureur ! Et surtout quel désir de courir et d’arriver le premier auprès du roi !

Que signifie cette folle course que la Bible nous relate ? Et pourquoi est-elle narrée dans les détails ? Franchement, je n’en ai aucune idée ! Je te laisse faire de plus amples recherches si tu souhaites répondre à ces questions.

Pour moi, la lecture de ce récit me rappelle que nous sommes porteurs d’une bonne nouvelle ! Avons-nous ce désir ardent de nous empresser à amener cette bonne nouvelle auprès de tous ceux qui ne l’ont pas encore reçue ?

Aujourd’hui, je désire te laisser méditer cette parole de Joab au v. 22 : “Pourquoi veux-tu courir, mon ami ? La Bonne Nouvelle à transmettre vaut-elle une récompense

Sandrine Ray
Aumônière Sportive

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L’Histoire selon Dieu


Gédéon est un juge suscité par Dieu pour délivrer le peuple d’Israël soumis à l’oppression de Madian. Le récit que la Bible nous en fait est un exemple frappant de la façon dont la Bible raconte l’Histoire. Le verset du jour nous en fait comprendre l’esprit : dans l’oeuvre de Dieu en délivrance, tout est de Lui.

Le combat à proprement parler et la préparation militaire sont décrits en moins de 30 versets sur les 100. Le récit souligne la diminution sévère des effectifs militaires ramenés de 32 000 hommes à 10 000, puis à 300. Il mentionne également le type d’armement choisi : des trompettes, des cruches et des torches. Les autres parties du récit, c’est-à-dire l’essentiel, s’intéressent à la formation spirituelle de Gédéon. Cette formation consiste à révéler un Dieu de grâce et de vérité, un Dieu souverain qui contrôle tout, la nature comme les peuples.

Dans ce contexte d’idolâtrie, Dieu, par ses délivrances où seule sa puissance intervient, rappelle à Israël ce qu’Il lui a déjà enseigné. Il est un Dieu de grâce qui attend la confiance de la part de ceux qu’Il a choisis pour être son peuple. Il se révèle aussi comme le seul Dieu en montrant le néant des idoles : Gédéon les détruira. Aujourd’hui, les chrétiens ont été délivrés de cette forme d’idolâtrie, mais nous sommes toujours tentés de mettre notre confiance en autre chose qu’en Dieu.

Ce qui compte pour Dieu, c’est l’état spirituel de ses témoins. On comprend l’importance prise par les échanges spirituels dans ce récit. Gédéon apprend à connaître Dieu qui lui fait faire des expériences pour soutenir sa foi. Par obéissance à Dieu, il renonce aux idoles et à une grande armée. Il accepte le son des trompettes, le bruit des cruches brisées et la lumière des torches comme seules armes. Tout cela représente un puissant témoignage pour ses contemporains soumis à leurs idoles.

Il en est de même pour nous. Dans un monde ouvert à beaucoup de courants d’idées, nous devons, par notre comportement, nos priorités, témoigner de notre foi en Dieu devant ceux qui nous entourent et qui sont si désorientés.

P.a.S

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Des renoncements volontaires


Le peuple s’est livré à l’idolâtrie et toute la société vit dans cette atmosphère. Un pro­phète envoyé à Israël lui rappelle tout ce que Dieu a fait pour son peuple : “Je vous ai fait monter d’Égypte… Je vous ai délivrés de la main des Égyptiens et de la main de tous vos oppresseurs” (Juges 6. 8, 9). Dieu va se servir de Gédéon pour délivrer son peuple de Madian. Gédéon, dans son désir de servir Dieu, est alors amené à beaucoup de renoncements volontaires. Dans ses renoncements, il montrera qui est Dieu de façon concrète et visible aux yeux du peuple.

Tout d’abord, Gédéon ne met pas en avant sa propre force ni celle de son père qui semble avoir une certaine influence dans sa ville. Il y renonce et exprime simplement son sentiment de ne pas être à la hauteur de la tâche que l’Éternel lui confie (Juges 6. 15).

Il renonce ensuite aux idoles locales. Pour le montrer publiquement, sur le commandement de Dieu, il détruit celles de la maison de son père, démontrant leur insignifiance au peuple qui se confiait en elles (Juges 6. 27).

Mais se confronter avec Madian, l’oppresseur, suppose la constitution d’une armée. Gédéon recrute 32 000 hommes (Juges 7. 3). Dieu lui demande de réduire cette armée à 300 hommes “de peur qu’Israël ne se glorifie contre (lui)” (Juges 7. 2). Gédéon renonce donc à utiliser cette armée pour assurer la victoire sur Madian (Juges 7. 7).

Quand la victoire est remportée, les hommes d’Éphraïm manifestent un vif mécontentement de ne pas avoir été invités à combattre. Gédéon valorise leur rôle et renonce à s’approprier la victoire (Juges 8. 1-3).

Enfin, l’ordre et la paix étant revenus dans le camp d’Israël, le peuple soulagé veut le faire roi. Gédéon renonce à cette proposition afin de laisser toute la place à l’Éternel : “L’Éternel dominera sur vous” (Juges 8. 23).

Ainsi, par ses renoncements, Gédéon témoigne pour Dieu et l’honore par ses gestes et ses déclarations dans un monde difficile. Il nous donne un bel exemple de foi et engagement à suivre et il nous rappelle notre responsabilité dans ce monde : vivre pour honorer Dieu.

P.a.S

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Des expériences spirituelles


Le livre des Juges met en évidence des hommes choisis et formés par Dieu pour délivrer son peuple. Il les revêt d’autorité et de puissance. Mais ces hommes doivent faire des expériences avec Dieu, comme Gédéon. Voyons comment Dieu forme ce serviteur à sa mission et l’encourage.

Sur le commandement de Dieu, Gédéon a renversé l’autel de Baal, coupé l’ashère, bâti un autel au vrai Dieu et lui a offert un holocauste. Il peut maintenant monter une opération militaire pour mettre fin à l’oppression de Madian. Revêtu de l’Esprit, il fait appel aux tribus du peuple et prépare le combat en rassemblant les troupes : “Il envoya des messagers à Aser, à Zabulon et à Nephthali” (Juges 6. 35). Mais sa foi est encore faible, elle réclame un nouvel appui avant d’entrer en campagne contre l’ennemi.

Gédéon éprouve alors le besoin de vérifier la souveraineté de Dieu sur les phénomènes naturels comme la rosée qui apporte une humidité nécessaire à la végétation. C’est l’expérience avec la toison. (Juges 6.36-37 – sur l’images ci-dessus) Il s’agit, pour Gédéon, de s’assurer de la puissance de Dieu dans un domaine où les populations locales font confiance aux dieux locaux pour assurer leurs récoltes. Dieu accepte ce test et encourage son serviteur.

Pour que les Israélites ne se vantent pas d’avoir vaincu par leurs propres forces, Dieu demande à Gédéon de réduire son armée de 32 000 hommes à 10 000, puis à 300 (Juges 7. 8) – celle des Madianites et de leurs alliés en comptait 135 000. On imagine les appréhensions de Gédéon. Dieu manifeste alors sa souveraineté sur les esprits des hommes en lui permettant de découvrir, par un nouveau signe (Juge 7. 9, 11), les sentiments de ses ennemis : ils s’attendent à une défaite ! L’Éternel avait déjà commencé la libération.

Quand Dieu confie un service, Il accorde l’aide appropriée au bon moment et au bon endroit, mais ce qui importe vraiment, c’est Dieu Lui-même. Quel encouragement pour soutenir notre foi !

P.a.S

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Obéir à Dieu


Dieu s’est manifesté à Gédéon, l’a invité à libérer Israël de l’oppression de Madian et l’a assuré de sa fidélité. Dieu n’a pas oublié son peuple, comme Gédéon l’avait pensé un moment. Non seulement Il envoie Gédéon pour opérer la délivrance, mais Il lui promet de l’accompagner : “Moi Je serai avec toi” (Juges 6. 16). C’est une grâce merveilleuse, c’est aussi l’assurance de la victoire.

Mais, pour que la puissance de Dieu puisse agir par lui en faveur de son peuple, Gé­déon doit d’abord remettre de l’ordre dans sa propre maison, qui est celle de son père.

Les fils d’Israël n’avaient pas entièrement rejeté Dieu – ils avaient crié à lui à cause de Madian – mais ils lui avaient associé des divinités censées répondre à des besoins particuliers comme la prospérité des récoltes. Ce mélange abominable était de fait une négation du Dieu tout-puissant. Il ne peut y avoir cohabitation entre Dieu et les idoles.

Dieu demande à Gédéon de détruire les idoles de son père. Il s’agit de renverser la construction de pierres qui permettait d’offrir des sacrifices à Baal et de couper le poteau dressé à côté. Puis il devait bâtir un autel au vrai Dieu pour y offrir un sacrifice. Ces gestes concrets, visibles, représentaient une terrible profanation pour des esprits idolâtres et superstitieux, prêts à venger leurs dieux.

Gédéon prend des précautions pour détruire les fétiches de son père : il s’entoure de dix serviteurs et agit de nuit (Juges 6. 27). Le lendemain, la réaction des hommes de la ville est violente quand ils découvrent l’auteur du sacrilège. Ils veulent le mettre à mort. L’en­gagement courageux de Gédéon porte ses premiers fruits : Joas, son père, soutient son fils en dénonçant la superstition de ses concitoyens : “Si Baal est dieu, qu’il plaide pour lui-même, car on a démoli son autel” (v. 31). Autrement dit : qu’il se défende lui-même !

Comme Gédéon, nous sommes invités à obéir à Dieu en lui faisant entièrement confiance. Tout accomplissement d’une mission commence par une mise en ordre dans nos vies. Le Seigneur pourra alors nous utiliser pour le bien de son peuple et de nos familles.

P.a.S

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Découverte de Dieu


Gédéon dialogue avec l’Ange de l’Éternel venu l’interpeller et dont il ignore encore l’identité. Il lui confie son désarroi, prête attention à la délivrance proposée mais, comme Moïse, il redoute d’en prendre l’initiative. Il ne se sent pas à la hauteur de la tâche que l’Éternel lui confie. L’Éternel ne réprimande pas Gédéon pour sa faiblesse, mais, par l’ange, l’assure de sa présence à ses côtés et de la victoire : “Moi Je serai avec toi ; et tu frapperas Madian comme un seul homme” (v. 16).

Avant de s’engager, Gédéon veut être sûr de l’appel reçu et demande un signe pour le confirmer. Dans l’attente du signe, Gédéon souhaite honorer son hôte et lui prépare un bon repas. L’Ange lui indique comment disposer les mets sur un rocher. Pour la première fois, Gédéon obéit sans discuter.

C’est alors qu’au signal de l’Ange le feu, symbole fréquent de la présence de l’Éternel qui délivre, éclaire et purifie, consume ce que Gédéon avait préparé. L’Ange de l’Éternel disparaît alors. Gédéon ne s’y trompe pas : Dieu Lui-même s’est manifesté à lui. Il craint pour sa vie, car aucun homme ne peut voir Dieu et vivre (Exode 33. 20). L’Éternel le rassure aussitôt : “Paix te soit ; ne crains point, tu ne mourras pas”. (v. 23)

C’est une expérience forte que vient de vivre Gédéon. Dans son ignorance, il s’est étonné de l’absence de Dieu dans les circonstances difficiles du moment. Mais Dieu lui fait réaliser sa parfaite connaissance de la situation du peuple et son désir de le délivrer. Gédéon découvre en même temps la grâce de Dieu : le feu a consumé son offrande mais le laisse en vie. On comprend alors que Gédéon, conscient de la présence de Dieu et de son immense grâce, construise un autel pour adorer. La profonde paix intérieure qu’il a trouvée, il la traduit en appelant l’autel « Yahvé-Shalom » (l’Éternel de paix).

Cette expérience, nous pouvons la vivre aussi. Nous pouvons déplorer des situations difficiles, nous sentir impuissants devant les attaques de l’ennemi, jusqu’au moment où Dieu se manifeste. Notre regard sur les problèmes vécus change alors, en réalisant la présence de Dieu et en croyant Ses promesses.

P.a.S

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