Une personne me raconte qu’une dispute a éclaté dans son couple. Elle est très fâchée, en souffre et ne sait comment gérer la situation. Elle attend des excuses, mais on peut se demander qui doit demander pardon en premier. « Celui qui a tort évidemment », me répondrez-vous ! Oui, bien sûr, mais personne ne veut avoir tort. Par nature, nous voulons en général avoir raison. Même quand nous avons tort, nous n’aimons pas le reconnaître et sommes enclins à chercher la faille chez l’autre. Ainsi, on campe sur ses positions en attendant que l’autre fasse le premier pas. La situation peut durer longtemps comme ça, si personne ne bouge.
Lorsque je suis en tort, il ne m’est pas naturel de demander pardon. Dans la famille, où chacun est très proche de l’autre, c’est peut-être encore plus difficile. Mais l’Evangile me bouscule énergiquement dans le sens du pardon. Il me rappelle que Dieu m’a pardonné mes fautes sans attendre que je Lui demande pardon. C’est Lui qui a fait le premier pas d’une marche vers le pardon, une marche qui l’a conduit au sacrifice de la croix, afin que je sois pardonné. L’exemple de Jésus-Christ me dit : Il ne s’agit pas seulement de demander pardon lorsque je suis en tort, mais d’être prêt aussi à pardonner celui qui m’offense, sans attendre qu’il me demande pardon. Il serait préférable que celui qui m’a offensé me demande pardon, mais s’il n’en est pas ainsi, accordons le pardon par avance. Cet acte me libérera de tout ressentiment. L’esprit de pardon permettra aux blessures du passé de guérir et d’être en paix avec Dieu et moi-même.
A. P. www.dieu-mon-ami.org