Vouloir, pouvoir


“Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi !” Luc 22. 42
“Le Christ… ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort… a appris l’obéissance par tout ce qu’il a souffert”. Hébreux 5. 7, 8

Un dicton populaire dit : « Vouloir, c’est pouvoir ! ». On le retrouve dans la plupart des langues connues, sous de multiples variantes. Dès leur jeunesse, des enfants apprennent qu’une forte volonté est nécessaire à toute réussite. Toutefois elle doit être accompagnée par l’effort et le travail, comme l’annonce la sentence divine de Genèse 3. 17-19, consé­quence du péché d’Adam.

Il n’en est pas ainsi du Dieu Tout-puissant. Pour Lui, le seul fait d’exprimer sa volonté suffit pour que ce qu’Il a dit s’accomplisse : “Car, Lui, Il a parlé, et la chose a été ; Il a commandé, et elle s’est tenue là” (Psaume 33. 9). Jésus, la Parole devenue chair, (Jean 1. 1-5, 14) en était absolument convaincu. Aussi est-ce saisissant de voir ces deux verbes, vouloir et pouvoir, associés dans le combat de Gethsémané (versets du jour).

Il est évident que Dieu avait le pouvoir d’éviter à son Fils le sacrifice de la croix ; Jésus lui-même fait allusion à ce pouvoir lorsqu’il évoque les “douze légions d’anges” que, sur sa demande, le Père pourrait mettre à sa disposition (Matthieu 26. 53). Mais il ne pouvait pas renoncer à l’oeuvre de la rédemption, à ce salut proclamé par les psaumes et les prophètes. Le Seigneur le dit lui-même après sa résurrection : “Ne fallait-il pas que le Christ endure ces souffrances et qu’il entre dans sa gloire ?” (Luc 24. 26). Dieu prouve son amour pour le monde et son titre de Dieu Sauveur par le don de son Fils (Jean 3. 16).

Alors, pourquoi cette expression : “si tu voulais” ? Sans chercher à sonder l’insondable, ne serait-ce pas aussi pour que nous comprenions un peu l’effroi que le Seigneur a ressenti à la perspective d’être fait péché et d’être alors abandonné de Dieu ? “Celui qui pouvait le sauver de la mort” a entendu la poignante prière de son Fils : “Père, si tu vou­lais” et il s’est tu par amour pour nous. De même, par amour pour nous, Jésus a ajouté : “Que ta volonté soit faite (Matthieu 26. 42)”

PaS

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