“Ils persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières. Toute âme avait de la crainte”. Actes 2. 42, 43
Nous avons de la peine à imaginer l’atmosphère qui régnait à Jérusalem pendant les jours qui ont suivi la crucifixion et la résurrection du Seigneur Jésus. Les croyants, encore bouleversés par les événements de la Pâque et de la Pentecôte, se rencontraient près du temple, en bons Juifs qu’ils étaient. Des miracles se produisaient aux yeux de tous.
Les paroles du Seigneur, rapportées et commentées par les apôtres, avaient un effet puissant. Dans une mesure au moins, elles étaient perçues comme pleines de grâce et de vérité, différentes de celles des scribes et des pharisiens. Tout l’enseignement se faisait oralement, aussi chacun des chrétiens cherchait-il, auprès des apôtres et de ceux qui les connaissaient, à en savoir davantage sur la voie, la foi chrétienne.
En même temps, les chefs religieux, dans leur haine contre le Galiléen (Actes 9. 2), restaient redoutables. Cela n’empêchait pas les croyants de se réunir dans les maisons pour la fraction du pain et les prières. Qu’il était beau le premier amour qui caractérisait cette église de Jérusalem en pleine croissance ! Il nous fait penser à la parole de l’Éternel à propos des premiers pas du peuple d’Israël dans le désert : “Je me souviens de toi, de la grâce de ta jeunesse, de l’amour de tes fiançailles…” (Jérémie 2. 2).
Que de différences entre cette époque bénie et la nôtre ! Deux mille ans ont passé avec leurs lots de compromis avec le monde et de tiédeur dans le coeur des chrétiens. Et après deux siècles, qu’il est loin le premier amour des réveils de la foi observés de par le monde au 19e siècle !
Pour beaucoup, les soucis de la vie perturbent la vie familiale et rendent difficile la piété personnelle, sans parler de l’invasion des foyers par les médias en tout genre ! Et que de mal dans les esprits produit par les divisions souvent bien inutiles !
Devant ce constat du déficit d’amour pour le Seigneur et ses bien-aimés, allons-nous baisser les bras ? Bien sûr que non ! Confessons chacun notre part de responsabilité dans cette situation et, comme dans un temps de grande difficulté en Israël, quand ceux qui craignaient Dieu s’entretenaient les uns avec les autres (Malachie 3. 16), approfondissons des relations vraies. Dieu répondra certainement à ceux qui le recherchent avec droiture, même dans un temps de grande tiédeur !
PaS
Si tu veux réagir ou poser une question, clique sur l’enveloppe.
![]()


