La formation du disciple


“Jésus… dit à Philippe : Où pourrons-nous acheter des pains… ? Mais Il disait cela pour le mettre à l’épreuve : Lui-même savait ce qu’Il allait faire”. Jean 6. 5, 6

La question que Jésus pose à Philippe : “Où pourrons-nous acheter des pains, afin qu’ils mangent ?” place le disciple dans une situation qui ressemble un peu à celle qu’ont connue Moïse et Élisée (Nombres 11. 13 ; 2 Rois 4. 43). Elle met en évidence l’étendue des besoins essentiels de l’homme autant que son impuissance à les satisfaire.

Les disciples devaient apprendre cette vérité avant de pouvoir exercer leur ministère après le départ du Seigneur. Jésus va donc tester leur foi pour les préparer à répondre de la bonne manière aux besoins spirituels auxquels ils seront bientôt confrontés. Par sa question, il leur montre qu’il n’écarte pas le problème en renvoyant la foule ou en l’abandonnant à ses propres ressources ; son intention est de la nourrir.

Évaluer les besoins, avant de passer à l’action, est certainement un bon premier pas. Cependant si, en estimant les ressources à disposition, on ne compte que sur les siennes propres, on arrive obligatoirement à la conclusion qu’elles sont irrémédiablement insuf­fisantes. C’est l’expérience de Moïse : “D’où aurais-je de la chair ?” (Nombres 11. 13) ou du serviteur d’Élisée : “Comment mettrai-je ceci devant cent hommes ?” (2 Rois 4. 43). Toutefois le Seigneur désire nous enseigner à ne compter que sur Lui, comme Josaphat en fait l’expérience : “Nous ne savons ce que nous devons faire, mais nos yeux sont sur toi !” (2 Chroniques 20. 12).

La raison la plus évidente de cette formation est de nous épargner les échecs et, par conséquent, le découragement, les regrets ou la crainte de continuer notre service. C’est aussi celle de nous garder d’une surestimation de nos ressources, ou de nous confier en elles, qu’elles soient matérielles, intellectuelles, physiques ou même… spirituelles ! Dieu veut nous enseigner à l’honorer d’une totale confiance dans les ressources qu’il met à notre disposition pour le service qu’Il nous confie : “notre capacité vient de Dieu” (2 Corinthiens 3. 5).

Dans ce service, il doit être évident que “l’excellence de la puissance (est) de Dieu et non pas de nous” qui ne sommes que des “vases de terre”, dépositaires cependant d’un inestimable “trésor” (2 Corinthiens 4. 7). “Lorsque je suis faible, alors je suis fort” (2 Corinthiens 12. 10) car, dans les mains du Seigneur, peu devient beaucoup.

P.a.S

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