Les pleurs de Bokim


« Vous ne traiterez point alliance avec les habitants de ce pays, vous démolirez leurs autels. Et vous n’avez pas écouté ma voix… Aussi j’ai dit: Je ne les chasserai pas de devant vous, et ils seront à vos côtés, et leurs dieux vous seront en piège. Et il arriva que comme l’Ange de l’Éternel disait ces paroles à tous les fils d’Israël, le peuple éleva sa voix et pleura. Et ils appelèrent le nom de ce lieu-là Bokim (‘les pleureurs’). » Juges 2.2-5

Le peuple d’Israël franchit le Jourdain et se rassemble à Guilgal. L’Éternel a demandé de laisser douze pierres au fond du Jourdain et d’en apporter douze au bord, en souvenir de ce qu’il a fait pour le peuple (Josué 4.19-24). Les premières symbolisent pour le chrétien qu’il est mort avec Christ, et celles du bord qu’il est ressuscité avec lui. Mais aussi, à Guilgal, Josué circoncit les fils d’Israël en signe distinctif de leur appartenance à Dieu (Josué 5.2-9).

Cependant, très vite, le peuple néglige la signification de Guilgal. Il se croit capable de poursuivre la conquête de Canaan par ses propres moyens. Il renie ses engagements d’obéir à la Loi, s’allie avec les habitants du pays et adopte leurs coutumes et leurs dieux. Alors, l’Ange de l’Éternel va de Guigal à Bokim pour faire ce constat: « Vous n’avez pas écouté ma voix » (Juges 2.2). Il déclare qu’il va désormais faire supporter à Israël les conséquences de ses désobéissances.

Devant cette perspective, le peuple prend conscience de sa vulnérabilité en face de ses ennemis. Il se lamente et pleure, en raison de la situation critique dans laquelle il s’est placé (verset du jour). Mais ce ne sera qu’après la longue période des Juges que le peuple, rassemblé à Mitspa, dira enfin: « Nous avons péché contre l’Éternel » (1 Samuel 7.6).

Aujourd’hui aussi, nous constatons avec tristesse que l’Église n’a pas été fidèle à sa mission et que, individuellement, il en est souvent de même. Alors les pleurs de Bokim sont un passage obligé, mais il faut aller plus loin et rechercher les causes profondes du mal. Si nous négligeons de revenir à Guilgal pour nous juger, chacun individuellement, alors « les œuvres de la chair » (Galates 5.19) se manifestent et notre amour pour Christ se refroidit. Cet état moral conduit rapidement à refuser d’avoir, comme Dieu, horreur du péché. Dans tous les cas, comme pour Israël autrefois, le chemin de la bénédiction passe toujours par l’humiliation et une confession lucide et sincère de nos égarements.

 L’Éternel supplie: « Revenez, fils infidèles; je guérirai vos infidélités ». Répondons alors: « Nous voici, nous venons à toi, car tu es l’Éternel, notre Dieu » (Jérémie 3.22).

P.a.S

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Un commentaire pour Les pleurs de Bokim

  1. PATRICK dit :

    Merci pour les predications que vs m’envoyer chaque fois car cela me fortifies vraiment ! Que le bon Dieu vs proteges toujours !

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