Une grande méprise


“C’est par beaucoup d’afflictions qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu”. Actes 14. 22
“Si nous souffrons, nous régnerons aussi avec Lui”. Inspirer de Romains 8. 17
“La grâce vous a été faite, à l’égard de Christ, non seulement de croire en Lui, mais aussi de souffrir pour Lui”. Philippiens 1. 29

Dans les circonstances contraires, dans les épreuves de ma vie, je suis quelquefois dés­tabilisé, contrarié ou simplement étonné qu’un chrétien doive aussi en passer par là. Je peux même me demander si je ne me suis pas trompé. C’est que, d’une manière ou d’une autre, je fais le raisonnement suivant dans mon esprit : si je suis sur le bon chemin, la bonté de Dieu l’aplanira devant mes pas et rendra ma vie exempte de difficultés. Mais c’est une profonde erreur !

La Parole de Dieu ne parle pas ainsi. Elle nous avertit même que la vie du chrétien sur la terre comportera nécessairement de la souffrance. Il y a plusieurs raisons à cela :

– Bien que sauvé quant à son âme, le chrétien fait partie de l’humanité et, à ce titre, reste soumis à diverses souffrances (accidents, épidémies, maladies, vieillissement, cataclysmes naturels… et finalement la mort).
– Il est coparticipant, malgré lui, aux conséquences du péché : les hommes ont abandonné la dépendance vis-à-vis de Dieu (immoralité, violence, mécontentement général, chômage, concurrence déloyale, âpreté au gain, mensonges, injustices, pollutions…).

En outre, le chrétien peut souffrir spécifiquement pour Dieu (persécutions, moqueries…) :

– Il souffre de voir Dieu déshonoré par les hommes.
– Il souffre de les voir loin de Lui.
– Il souffre en résistant au péché.
– Il peut souffrir pour sa formation spirituelle.
– Il souffre de l’état spirituel de l’Église.

Dans toutes ses souffrances, Dieu l’accompagne, le soutient, le console, limite les difficultés mais ne les enlève pas systématiquement.

Le lieu de repos agréable et sans dangers, c’est sur l’autre rive, c’est le paradis de Dieu !

PaS

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Oser le repos


En sport, les athlètes ont pour habitude d’aller de l’avant. Sitôt une compétition terminée qu’une autre se profile. Alors, souvent, dès la fin d’une épreuve, leurs pensées et leur énergie sont déjà tournées vers le prochain rendez-vous sportif.

Dans notre vie personnelle et de foi, nous avons aussi souvent tendance à passer d’une chose à l’autre, d’un événement à un autre sans aucune transition. Est-ce bon et juste de vivre ainsi ?

Je te propose aujourd’hui de lire deux passages que nous trouvons dans l’évangile de Marc :

« A leur retour, les apôtres se réunirent auprès de Jésus et lui rendirent compte de tout ce qu’ils avaient fait, et de tout ce qu’ils avaient enseigné.  Alors il leur dit : Venez avec moi, dans un endroit isolé, et vous prendrez un peu de repos. Il y avait effectivement beaucoup de monde qui allait et venait et ils ne trouvaient même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour aller à l’écart dans un endroit désert. »  Marc 6.30-34

Ce texte commence par « à leur retour… », car les disciples avaient précédemment été envoyés deux par deux dans diverses villes et villages pour annoncer l’arrivée du Royaume des cieux et accomplir des miracles. Autant dire que ce temps d’apprentissage sur le terrain a été extrêmement intense pour eux. Ils sont donc revenus vers Jésus, excités de tout ce qu’ils avaient vus et vécus et prêts à repartir ! Mais Jésus leur commande alors de s’isoler avec lui pour prendre un temps de repos !

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous donnerai du repos. » La Bible, Matthieu 11:28 #paroledeJésus

Que s’est-il passé après ce temps de repos ? Lisons la suite de l’histoire :

« Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, leva les yeux vers le ciel, prononça la prière de bénédiction et partagea les pains ; puis il donna les morceaux aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. Tout le monde mangea à satiété. On ramassa les morceaux de pain qui restaient. Il y en eut douze paniers pleins. Il restait aussi des poissons. Or, ceux qui avaient mangé ces pains étaient au nombre de cinq mille hommes. Aussitôt après, Jésus pressa ses disciples de remonter dans la barque pour qu’ils le précèdent de l’autre côté du lac, vers Bethsaïda, pendant que lui-même renverrait la foule. Après l’avoir congédiée, il se rendit sur une colline pour prier. »  Marc 6.41-46

Après s’être reposés, un autre événement très intense attendait les disciples : le miracle de la multiplication des pains et des poissons. Une foule immense à nourrir. Voilà les disciples bien occupés à rassembler la foule, à distribuer la nourriture à des milliers de personnes et à récolter les restes pour remplir pas moins de 12 paniers. Quelle intensité !

Et après ça ? Nous découvrons que Jésus ordonne à nouveau aux disciples d’aller prendre du repos, à l’écart, sur une barque, pendant qu’il « finira lui-même le travail » en renvoyant la foule.

J’aime découvrir dans cette histoire combien Jésus prend soin de chaque personne, autant de celles affamées, que de ses disciples. Oui, Jésus, notre Bon Berger a vraiment à cœur de donner du repos aux brebis que nous sommes.

Et toi, passes-tu constamment d’un événement à l’autre ou oses-tu accepter le repos que Jésus te propose ?

Aujourd’hui, je t’encourage à réfléchir à comment t’isoler avec Jésus pour te reposer et à planifier ce temps pour être certain/e de pouvoir le vivre.

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Un coach différent


J’étais à St.-Moritz, où de nombreux athlètes de course de demi-fond et de fond s’entraînent en altitude. J’ai été frappée par une séance d’entraînement, où une coureuse était accompagnée de 3 coachs, rien que ça ! Un qui la précédait à vélo et 2 autres au bord de la piste avec chronomètres et cahier. Elle semblait savoir exactement ce qu’elle avait à faire, car il y avait très peu d’échanges entre elle et ses coachs durant cette séance.

Souvent dans ces méditations, j’ai mentionné Dieu, comme étant un coach. Certes il y a de nombreuses similitudes entre Dieu et la fonction d’un coach, comme celles de corriger en vue de progresser, de guider, de connaître le chemin pour arriver à un but et d’apporter le soutien pour atteindre ce but. Par contre, je me suis faite cette réflexion que je ne reconnais pas du tout Dieu dans la manière dont ces coachs avaient de scruter et chronométrer cette athlète.

Alors qu’en tant qu’athlète, nous avons tous connu des coachs, certains plus aidants que d’autres, comment comprendre qui est notre coach Céleste, celui qui voit tout et s’intéresse principalement à notre cœur ?

« L’Eternel, ton Dieu, est au milieu de toi un héros qui sauve. Il fera de toi sa plus grande joie. Il gardera le silence dans son amour, puis il se réjouira à grands cris à ton sujet. » La Bible, Sophonie 3:17

Pour répondre à cette question, j’ai cherché sur internet ce que je pourrais trouver sur « Dieu notre coach » et je suis tombée sur l’une de mes méditations sportives de 2023. Elle reflète bien le contraste que j’ai à nouveau constaté à St.-Moritz entre Dieu et ces coachs humains :

« Nulle créature n’échappe au regard de Dieu, tout est à nu et à découvert aux yeux de Celui à qui nous devons rendre compte. »  Hébreux 4.13

En tant qu’athlète, nous expérimentons souvent le fait de ne pas pouvoir nous « cacher » de nos coachs ou entraîneurs. Notre coach s’aperçoit en général très vite de changements d’humeur ou fluctuations de forme. C’est aussi à notre coach que nous devons souvent rendre compte des exercices accomplis ou non selon le programme établi, ainsi que des résultats obtenus. Je ne sais pas quelle relation tu as avec ton coach ou tes entraîneurs, mais je pense que cela peut influencer la lecture de ce verset biblique. Si tu as un coach sévère et/ou qui est prompt à te réprimander, j’imagine que la lecture du passage de ce jour peut engendrer en toi une certaine crainte ou appréhension. Aussi, en tant qu’athlète, la lecture de ce passage peut nous amener à imaginer un Dieu sévère, prompt à voir nos erreurs et à nous punir en conséquence.

C’est là, une bien fausse image de Dieu.

Pour découvrir une juste image de Dieu et mieux comprendre ce verset, il est important de prendre en considération les versets suivants, notamment le v. 16 qui dit : « Approchons-nous donc du trône du Dieu de grâce avec une pleine assurance. Là, Dieu nous accordera sa bonté et nous donnera sa grâce pour que nous soyons secourus au bon moment. » Hébreux 4.16

Wow, combien ce verset est rassurant ! Nous y découvrons un coach accessible et bienveillant :

  • Dieu, notre coach Céleste est accessible. Un Dieu si grand, si puissant, Créateur de tout l’univers et pourtant, grâce à Jésus, il est possible de s’en approcher en tout temps, sans crainte.
  • Dieu est un coach bienveillant, car, lorsqu’on s’en approche, IL désire nous remplir d’amour, nous offrir sa grâce et venir à notre secours.
  • Dieu ne nous condamne pas (Romains 8.1), au contraire, IL nous aime et nous sauve (Jean 3.16-17). Avec cette perspective et cette image de Dieu, voilà qui devrait nous rendre plus confiants d’être à nu et à découvert aux yeux de Dieu et des comptes à LUI rendre.

Alors, prêt/e à t’approcher de Dieu avec confiance ?

Aujourd’hui, je t’encourage à répondre à l’invitation de l’auteur de cette lettre aux Hébreux : Approche-toi du trône du Dieu de grâce avec une pleine assurance et écris comment, près de LUI, tu découvres son amour, sa grâce et/ou son secours.

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Foi sans incrédulité


“Josué, fils de Nun, envoya secrètement de Sittim deux espions, disant : Allez, voyez le pays et Jéricho. Et ils s’en allèrent, et vinrent dans la maison d’une prostituée, nommée Rahab, et y couchèrent.” Josué 2. 1

« Quand vous serez entrés dans le pays que le Seigneur a promis de vous donner, vous accomplirez cette cérémonie. » La Bible, Exode 12:25

Les deux versets du jour racontent le même événement sous deux aspects différents.

On pourrait s’étonner que Josué renouvelle, après quarante ans, l’expérience d’envoyer des espions en Canaan. Il a été témoin, sous Moïse, des conséquences désastreuses d’une telle entreprise pour le peuple. Arrivé en face de Jéricho, il prend cependant la même décision ! Or, malgré les apparences, la résolution de Josué n’a pas les mêmes caractères que celle de Moïse, commentée récemment.

Sous Josué, les fils d’Israël sont animés d’un tout autre esprit que celui de leurs pères. Prêts à suivre leur chef, ils ne lui demandent que de se fortifier et d’être ferme. Josué prend alors une initiative dictée par la sagesse. C’est agir comme Salomon le conseillera plus tard : “Fais la guerre avec prudence” (Proverbes 20. 18). Les espions ne sont pas douze, mais deux ; ce ne sont pas des princes, mais des gens du peuple ; le peuple n’en sait rien et ils ne rendront compte de leur mission qu’à Josué seul, par prudence et discrétion. Enfin les ordres sont brefs et précis : “Allez, voyez”. Qu’on est loin de la liste d’objectifs à contrôler de Deutéronome 1. 22 et de Nombres 13. 18-21, dont chaque détail est un indice d’incrédulité ! Aussi le résultat de l’enquête des espions de Josué est-il complète­ment opposé à celui de leurs pères : “Oui, l’Éternel a livré tout le pays en nos mains ; et aussi tous les habitants du pays se fondent devant nous” (Josué 2. 24).

Autre contraste : les espions de Moïse ont rapporté “le fruit du pays” (Nombres 13. 26), dont le témoi­gnage concret a d’ailleurs été méprisé. Mais ceux de Josué en ont rapporté des âmes, celles de Rahab et des siens. Pour elle, ils n’ont pas été que des espions, ils ont été aussi des “messagers” (Jacques 2. 25). La foi de ces messagers de la grâce souveraine de Dieu a discerné la foi de Rahab. C’est pourquoi ils se sont engagés solennellement envers elle, par serment, bien qu’elle soit prostituée et appartienne à un peuple voué par Dieu à la destruction. Sans le savoir, ils accueillaient une ancêtre de notre Seigneur ! Assurément, la foi est source de sagesse, de prudence et de discernement.

PaS

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Incrédulité et foi


“L’Éternel parla à Moïse, disant : Envoie des hommes, et ils reconnaîtront le pays de Canaan, que je donne aux fils d’Israël”. Nombres 13. 2
“Envoyons des hommes devant nous, et ils examineront le pays pour nous, et ils nous rapporteront des nouvelles du chemin par lequel nous pourrons monter et des villes auxquelles nous viendrons”. Deutéronome 1. 22

Les deux versets du jour racontent le même événement sous deux aspects différents.

Environ un an et demi après la sortie d’Egypte, Israël achève sa traversée du désert pendant laquelle Dieu lui a donné la Loi. Il campe à l’entrée du pays de Canaan. Moïse rappelle au peuple la fidélité de Dieu dans ses promesses et l’encourage à prendre vail­lamment possession du pays promis. On pourrait attendre du peuple, sinon une explo­sion de joie, du moins une profonde reconnaissance mêlée à une hardiesse renouvelée. Hélas ! Pas la moindre trace de tout cela. Au contraire, la proposition du peuple d’en­voyer des espions révèle plus sa méfiance que sa prudence. Son incrédulité apparaîtra dans toute sa violence à leur retour. Les figues et l’énorme grappe de raisin qu’ils rap­portent sont des preuves concrètes de la fertilité du pays. Mais elles ne compensent pas l’effet de la description très exagérée que font les espions incrédules de la grandeur de ses villes et de leurs habitants (Nombres 13. 27-34). Pire encore, Caleb et Josué manquent d’être lapidés quand ils tentent de convaincre Israël de conquérir Canaan en s’appuyant sur les promesses et les ressources de l’Éternel (Nombres 14. 6-10).

Or, l’Éternel “qui sonde tous les coeurs” (1 Chroniques 28. 9) connaît ce “méchant coeur d’in­crédulité” (Hébreux 3. 12). Ce coeur égare Israël qui va jusqu’à accuser le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, de vouloir, par haine, sa destruction par les Amoréens (Deutéronome 1. 27). C’est donc pour mettre en évidence l’incrédulité du peuple (Deutéronome 8. 2) que Dieu, dans les Nombres, a donné à Moïse cet ordre de reconnaître le pays de Canaan. On en connaît les conséquences : quarante ans d’errance dans le désert.

Cependant la leçon n’a pas été comprise. Plus tard, Israël demandera un roi et, “dans sa colère”, Dieu ordonnera à Samuel d’exaucer cette demande (1 Samuel 8. 4-9 ; Osée 13. 11). Ce n’est pas pour blâmer Israël que ces choses sont écrites, c’est “pour notre instruction” (Romains 15. 4), pour que notre foi, comme celle de Caleb et de Josué, soit plus vraie, plus vivante, plus opérante jusque dans le détail de notre quotidien, qu’il s’agisse de nos choix, de nos priorités, de nos décisions… ou de nos prières.

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Un sacrifice vivant


Maintenant que les JO de Paris 2024 sont officiellement terminés, je te propose une méditation impressionnante de choix.

En général, les athlètes sont prêts à de nombreux et grands sacrifices, que ce soit du temps, des efforts, des relations ou même leur propre corps, pour une participation olympique.

Dernièrement, Matt Dawson, un hockeyeur-sur-gazon australien a même sacrifié l’un de ses doigts pour pouvoir concourir aux JO de Paris. Ce joueur de 30 ans, ayant fait partie de l’équipe médaillée d’argent aux derniers Jeux de Tokyo, s’est récemment cassé l’annulaire de la main droite. Cette fracture a remis en question sa participation aux Jeux de Paris.

Les médecins lui ont alors proposé deux options, soit de plâtrer et laisser son doigt se rétablir, soit de se faire amputer la partie supérieure du doigt. Matt a opté pour cette deuxième solution, afin de pouvoir concourir à Paris. Son entraîneur a salué ce choix délibéré qu’il décrit comme une incroyable démonstration d’engagement. (Source)

« Le sacrifice des méchants est en abomination à l’Éternel, mais la prière des hommes droits LUI est agréable. » La Bible, Proverbes 15:8

Incroyable cette histoire !

Et toi, serais-tu prêt/e à un tel geste pour une participation olympique ?

Je te laisse te faire ta propre opinion sur le geste extrême de cet athlète et te propose de lire le passage biblique du jour sur le thème du sacrifice :

“Je vous recommande donc, frères et sœurs, à cause de cette immense bonté de Dieu, à lui offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et qui plaise à Dieu. Ce sera là de votre part un culte raisonnable. Ne prenez pas comme modèle le monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.”  Romains 12.1-2

L’Apôtre Paul nous encourage également au travers de ces versets à un sacrifice. Cependant, il est bien différent de celui de Matt. Tout d’abord, il est clairement mentionné que la motivation première pour offrir notre corps à Dieu est l’expérience de son amour. Ce geste n’a pas pour but d’obtenir quelque chose, mais uniquement de plaire à Dieu en réponse à son amour.

Ensuite, il s’agit d’un sacrifice vivant. Le sacrifice dont il est question ici n’implique pas de retirer, d’amputer ou de faire mourir une partie de son corps, mais au contraire il est question ici d’un sacrifice vivant. Offrir son corps en vie pour qu’en mouvement il glorifie Dieu.

Enfin, qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire d’offrir son corps comme sacrifice vivant ? Le verset suivant donne un indice sur la manière de s’offrir à Dieu : laisser son Esprit transformer notre intelligence, afin de discerner ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait.

Et toi, es-tu disposé/e à offrir ton corps comme sacrifice vivant à Dieu ?

Si oui, je te propose de prier Dieu, afin que son Esprit te guide pour utiliser ton corps comme un instrument pour faire ce qui est bon, ce qui lui plaît et ce qui est parfait.

Si non, alors réfléchis à ce qui t’empêche d’offrir tout ou partie de ton corps à Dieu et parles-en avec lui ou avec un/e ami/e dans la foi.

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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De toute nation


“Ils chantent un cantique nouveau, disant : Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation”. Apocalypse 5. 9

Quand Dieu appelle Abraham à sortir de son pays et de sa parenté, il lui fait une promesse : “En toi seront bénies toutes les familles de la terre” (Genèse 12. 3). Près des chênes de Mamré, Dieu déclare : “Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire puisque Abraham doit certainement devenir une nation grande et forte, et qu’en lui seront bénies toutes les nations de la terre ?” (Genèse 18. 17, 18). Enfin, après le sacrifice d’Isaac sur le Mont Morija, l’Ange de l’Éternel confirme une troisième fois à Abraham : “Toutes les nations de la terre se béniront en ta semence” (Genèse 22. 18). Selon les promesses divines, la bénédic­tion s’étendra à toutes les familles de la terre, à toutes les nations.

Il y a, dans cette intention divine pour nous qui ne sommes pas Juifs, quelque chose de particulièrement touchant. S’il s’est choisi, en Israël, un peuple qu’il a comblé de pri­vilèges, Dieu voulait que ses bénédictions s’étendent aussi à toute la terre. Israël devait être un peuple “qui habitera seul, et il ne sera pas compté parmi les nations” (Nombres 23. 9), mais il était aussi écrit que “Joseph (une figure de Christ) est une branche qui porte du fruit… près d’une fontaine ; ses rameaux poussent par-dessus la muraille” (Genèse 49. 22).

Et le jour est venu où, par l’oeuvre de la croix, Christ “des deux (Israël et les nations) … en a fait un et a détruit le mur qui les séparait” (Ephésiens 2. 14). C’est la période actuelle pendant laquelle Dieu offre le salut à quiconque croit, sans distinction de race. Oui, la bénédiction divine s’étend à toutes les nations sur toute la planète. Un signe concret en est que la Bible (ou des portions) est traduite en plus de 2 400 langues différentes.

Il y aura aussi une bénédiction terrestre sur toutes les nations quand, pendant le règne de Christ sur la terre, à partir de son peuple Israël repenti et rétabli, la paix et le bonheur régneront sur tous les peuples du monde.

Mais le verset du jour nous montre les rachetés du Seigneur, descendants d’Abraham qui est le père de tous les croyants, rassemblés dans la félicité du ciel pour chanter la gloire de l’Agneau. C’est ce que nous avons déjà le privilège d’accomplir aujourd’hui.

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En temps voulu 


Dieu fait toute chose belle en son temps. Il a implanté au tréfonds de l’être humain le sens de l’éternité, sans toutefois que l’homme puisse appréhender l’œuvre que Dieu accomplit du commencement à la fin.”  Ecclésiaste 3.11

Revenons sur une histoire qui nous enseigne une belle leçon, car souvent, que ce soit en sport ou dans la vie, nous croyons que c’est trop tard.

Certes, le corps qui prend de l’âge nous rappelle souvent à l’ordre ou il y a des occasions manquées. Pourtant, ce verset du jour montre bien que le temps appartient à Dieu et qu’il en est le maître.

Sais-tu quel âge a la concurrente la plus âgée des JO de Paris 2024 ?

58 ans ! Il s’agit de Zhiying Zeng, une Chilienne d’origine chinoise. Dingue n’est-ce pas ?

Son histoire est tout aussi incroyable.

Lorsqu’elle était jeune, elle faisait partie des meilleures joueuses de tennis de table de son pays. Puis, à cause d’un changement de règlement qui la forçait à bouleverser totalement son style de jeu, elle a tout plaqué se sentant incapable de ce changement.

Elle a ensuite migré au Chili, y a enseigné le ping-pong à des enfants et élevé son fils.

Après dix-huit ans, arrive alors le Covid qui va changer son destin : « Je ne faisais plus rien, plus d’exercice physique, explique-t-elle. J’avais toujours une table à la maison, alors je m’y suis remise, au départ comme ça, et puis de plus en plus. Mais l’idée n’a jamais été de revenir à la compétition au début. » La néo-chilienne recommence alors des compétitions et se remet à gagner. Ses victoires à répétition en Amérique du Sud la font grimper dans le classement mondial et elle obtient alors sa qualification pour les jeux de Paris.

Elle n’a pas brillé aux JO durant la compétition, mais peu importe, car pour elle, l’important était d’être là et de profiter de cette aventure. (Source)

« Eternel, TU m’examines et tu me connais, TU sais quand je m’assieds et quand je me lève, TU discernes de loin ma pensée. TU sais quand je marche et quand je me couche,et toutes mes voies TE sont familières. » La Bible, Psaume 139:1-3

Dans la vie, nous faisons parfois des erreurs, de mauvais choix ou des circonstances nous empêchent de réaliser ceci ou cela. Remettons notre sort à l’Eternel, celui qui tient le temps entre ses mains !

Dans quel domaine ou situation penses-tu qu’il est trop tard pour toi ?

Je t’invite à prier Dieu en t’inspirant de ces versets :

Rassasie-moi tous les matins de ton amour, et je crierai de joie, plein/e d’allégresse, tout au long de mes jours. Rends-moi en jour de joie les jours de mes épreuves et en année de joie mes années de malheur ! Seigneur, mon Dieu, accorde-moi ta faveur ! Fais prospérer l’ouvrage de mes mains ! Oh oui !  Fais prospérer l’ouvrage de mes mains. Psaume 90.14 + 15 + 17 (retranscrit à la première personne)

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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La réponse de Dieu au mal


“Jésus leur dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font”. Luc 23. 34
“Et moi, si je suis élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi-même. Or il disait cela pour indiquer de quelle mort il allait mourir”. Jean 12. 32, 33

Le verset cité de l’évangile selon Luc mentionne la première parole de Jésus sur la croix. Christ a été conduit à ce supplice après une vie où il a rencontré à tout moment la “contradiction de la part des pécheurs contre lui-même” (Hébreux 12. 3). La condamnation au supplice infamant de la croix a été choisie par le peuple juif et validée par le pouvoir romain : “À mort, à mort ! crucifie-le !…. et (Pilate) le leur livra pour être crucifié” (Jean 19. 15, 16). Cette condamnation était totalement imméritée, comme d’ailleurs Pilate, le gouverneur romain, l’a reconnu : “Je suis innocent du sang de ce juste” (Matthieu 27. 24). La mort de Jésus est la plus grande injustice de ce monde.

Dans le contexte de violence de la croix, Jésus demande à son Père le pardon pour ses bourreaux pécheurs. Il les déclare ignorants, afin qu’ils ne soient pas sous le verdict de la Loi concernant les péchés volontaires (voir Nombres 15. 30). Le juste par excellence avait le pouvoir de demander à son Père douze légions d’anges pour détruire ses adversaires (Matthieu 26. 53). Mais il a accepté l’injustice suprême en acceptant de mourir sur une croix.

Dans le deuxième verset du jour, Jésus fait allusion à la croix avant l’heure de son sup­plice. Il montre comment il va mourir et le pouvoir d’attraction qu’aura sa mort. Dans ce monde désorganisé par le péché, soumis à la souffrance, à la violence, à l’injustice, la croix est le phare qui éclaire le chemin du salut et de la délivrance. Aujourd’hui, Dieu ne détruit pas les méchants mais attire ses créatures par l’amour. C’est le seul langage universel adressé aux hommes dans un monde incrédule, marqué par le péché. L’apôtre Paul, fasciné par le mystère de la piété, écrit : “La folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes” (1 Corinthiens 1. 25). Ainsi la réponse magistrale de Dieu aux problèmes de l’humanité souffrante est un chemin, non de puissance et de jugement, mais de lumière, de pardon et d’amour.

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Besoin de soutien 


Les athlètes aiment se sentir forts. Depuis petits, ils sont entraînés à faire face à de nombreuses situations, à trouver des solutions, à réagir, à se débrouiller par leurs propres forces. Montrer une ou des faiblesses peut avoir de lourdes conséquences, telles qu’une non-sélection ou le fait d’avantager son adversaire.

En tant que croyant aussi, nous pouvons avoir la fausse idée que de suivre et d’imiter Jésus signifie être toujours fort et maîtriser toute situation.

Pourtant, au cours de sa vie, Jésus a été si affaibli dans son corps qu’il a eu besoin de soutien. Découvre ce passage de l’évangile de Marc (aussi dans les évangiles de Matthieu et de Luc) :

« Alors Pilate, voulant donner satisfaction à la foule, leur relâcha Barabbas et, après avoir fait battre Jésus à coups de fouet, il le livra pour qu’on le crucifie. 

Les soldats emmenèrent Jésus dans la cour intérieure du palais et firent venir toute la cohorte. Alors ils le revêtirent d’un manteau de couleur pourpre, lui remirent ses vêtements et l’emmenèrent hors de la ville pour le crucifier. Ils obligèrent un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, à porter la croix de Jésus. »  Marc 15.15-21

Ce texte, je l’ai redécouvert grâce à une paralympienne, qui me racontait qu’il n’y a pas de honte à recevoir du soutien parfois, alors que même Jésus en a eu besoin dans son humanité !

En effet, à l’époque romaine, les condamnés devaient en principe porter eux-même « le patibulum », soit la poutre transversale de la croix utilisée pour le supplice de la crucifixion.

Comment se fait-il alors que les soldats aient demandé à quelqu’un d’autre de porter ce lourd morceau de bois ?

Selon les commentateurs, la raison est certainement à trouver dans le passage précédent, où l’on découvre combien Jésus avait déjà été battu, fouetté, humilié. Cela avait tellement affaibli Jésus et les romains craignaient certainement qu’en le forçant à porter sa croix, il n’arrive même pas jusqu’à Golgotha.

En outre, les exécutions par crucifixion pouvaient durer plusieurs jours, c’est pourquoi Pilate est étonné lorsqu’on lui rapporte la mort de Jésus après quelques heures seulement. La rapidité de sa mort démontre également combien Jésus avait déjà souffert avant même d’être crucifié.

« Comme ils l’emmenaient, ils s’emparèrent d’un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. » La Bible, Luc 23:26

Aux paralympiques, j’ai été souvent touchée de voir le soutien que les concurrents se portent les uns les autres en cas de besoin. Ces athlètes ont malgré eux dû accepter l’aide de personnes externes pour fonctionner quotidiennement à cause du handicap.

Combien il est difficile pour chacun et chacune de demander de l’aide dans nos faiblesses, qu’elles soient physiques ou morales. Et souvent cela crée même un sentiment de honte.

Pourtant, si nous disons être disciples de Jésus et désirer l’imiter en toute chose, n’est-il pas ok d’admettre parfois nos limites physiques, psychiques ou émotionnelles et d’accepter le soutien d’autrui à notre égard ?

Aujourd’hui, te sens-tu faible ou incapable d’avancer dans un domaine particulier ?

Vers qui peux-tu te tourner pour demander du soutien ?

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Job continue à apprendre des leçons


“Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon oeil t’a vu : C’est pourquoi j’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre… Et l’Éternel rétablit l’ancien état de Job, quand il eut prié pour ses amis”. Job 42. 5-10

Quand Job dit : “Maintenant mon oeil t’a vu”, il exprime les bienfaits d’une rencontre personnelle avec l’Éternel qui lui a permis de mieux le connaître. Cela le conduit tout naturellement à la repentance. Il reconnaît sa misère et éprouve combien il était pré­tentieux de vouloir discuter avec Dieu de la façon dont il l’avait fait. N’avait-il pas dit : “Fais-moi savoir pourquoi Tu contestes avec moi” (Job 10. 2) ? On comprend mieux les termes qu’il emploie dans sa confession et le silence de Dieu devant une telle attitude. Dieu laisse Job réfléchir lui-même et sa confession montre qu’il accepte sa position de créature dépendante. C’est alors que l’Éternel peut agir.

Job a retrouvé Dieu dans une relation plus riche que celle qu’il avait auparavant. Mais il a été blessé par les paroles de ses amis qui l’ont égaré par leurs discours tout faits, sans aucune miséricorde. D’ailleurs, Dieu les réprimande : “Vous n’avez pas parlé de Moi comme il convient, comme mon serviteur Job” (Job 42. 7). Ils ont eux aussi besoin de ren­contrer Dieu pour eux-mêmes. Dieu se sert de la relation entre Job et ses amis pour que son serviteur fasse une nouvelle expérience : il l’incite à prier pour eux. Pour cela, Job doit dépasser l’épreuve qu’il a douloureusement vécue et leur pardonner. Cela dépend de lui et il va découvrir la puissance du pardon qui libère et supprime les obstacles dans les relations humaines et avec Dieu.

En effet, Job avait souffert de la solitude pendant son épreuve : “Maintenant, ceux qui sont plus jeunes que moi se moquent de moi… Ils m’ont en horreur, ils se tiennent loin de moi” (Job 30. 1, 10). Après avoir donné son pardon, il retrouve ses amis : “Tous ceux qui l’avaient connu auparavant vinrent à lui… et ils sympathisèrent avec lui” (Job 42. 11). Ce faisant, et dans sa mesure, Job entrevoit la réponse de Dieu au mal, celle du pardon et de l’amour.

P.a.S

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 Vraiment voir


“- C’est étonnant, répliqua l’homme. Voilà quelqu’un qui m’a ouvert les yeux et vous, vous ne savez même pas d’où il est. Tout le monde sait que Dieu n’exauce pas les pécheurs ; mais si quelqu’un est attaché à Dieu et fait sa volonté, il l’exauce. Depuis que le monde est monde, jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait rendu la vue à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il n’aurait rien pu faire. – Comment ! Répondirent-ils, depuis ta naissance tu n’es que péché des pieds à la tête, et c’est toi qui veux nous faire la leçon ! Et ils le mirent à la porte.
Jean 9.30-34

Dans le passage de ce jour, nous nous trouvons au milieu d’une conversation entre un homme qui vient d’être guéri par Jésus de sa cécité et les pharisiens (groupe religieux de Juifs fervents de l’époque de Jésus).

Les pharisiens veulent enquêter sur cet étrange miracle, car non seulement ils sont sceptiques sur le fait qu’un aveugle de naissance ait pu être guéri, mais en plus, ils croient que ce Jésus, qui fait des guérisons, est un imposteur. L’ancien aveugle, après avoir été injurié par les pharisiens, réplique très calmement et avec beaucoup de sagesse que personne n’a jamais pu accomplir un tel miracle jusqu’à présent et que cet homme doit bien venir de Dieu.

Cela rend les pharisiens furieux et c’est pourquoi ils mettent l’homme à la porte.

Mais Jésus n’en reste pas là. Voici la suite de l’histoire :

« Jésus apprit qu’ils l’avaient expulsé. Il alla le trouver et lui demanda : Crois-tu au Fils de l’homme ? Il lui répondit : Qui est-ce ? Dis-le-moi, Seigneur, pour que je puisse croire en lui. Jésus lui dit : Tu le vois de tes yeux. C’est lui-même qui te parle maintenant. – Je crois, Seigneur, déclara l’homme, et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : Je suis venu dans ce monde pour qu’un jugement ait lieu, pour que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles. Des pharisiens qui se trouvaient près de lui entendirent ces paroles et lui demandèrent : Serions-nous, par hasard, nous aussi des aveugles ? » Jean 9.35-40

« Nous marchons par la foi et non par la vue. » La Bible, 2 Corinthiens 5:7

Lors de ma présence aux Jeux Paralympiques, j’ai rencontré une athlète chrétienne malvoyante qui m’a raconté l’une de ses discussions avec un athlète aveugle. Dans le village paralympique, cette athlète rencontre son ami aveugle. Ce dernier lui demande : « Dis-moi ce que tu vois ? » Son amie lui répond alors : « C’est une journée magnifique, tout est si beau ici ! » L’homme rétorque : « Si seulement je pouvais voir tout cela. ». Que répondre à cela ? Ce que son amie lui a alors répondu, m’a beaucoup touchée. Elle lui dit : « Peut-être que tu ne vois pas le monde avec tes yeux, mais tu vois très bien avec ton âme. Beaucoup voient les réalités du monde, mais toi, tu es capable de voir les réalités spirituelles. Sois joyeux de cela !  ».

Wow ! Cette paralympienne a bien compris ce que Jésus essayait de révéler à tous ces personnages qu’il a rencontrés dans cette histoire de l’évangile de Jean. Par la grâce de Dieu, l’aveugle de naissance a pu voir la réalité sur l’identité réelle de Jésus. Les fervents religieux de l’époque pensaient voir et comprendre alors qu’en réalité, ils étaient aveuglés et remplis d’incrédulité (Jean 12.39-40). Alors que nous pouvons voir la beauté du monde et ce qui nous entoure, sommes-nous en mesure de voir les réalités spirituelles.

Sommes-nous en mesure de voir l’essentiel, ce qui compte vraiment ?

Aujourd’hui, je t’encourage à prier que Dieu ouvre nos yeux et nos coeurs à toutes ces réalités qui ne nous sont visibles et compréhensibles que par sa grâce.

Sandrine Ray
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Les leçons apprises par Job


“Job répondit à l’Éternel et dit : Je sais que tu peux tout, et qu’aucun dessein n’est trop difficile pour toi… J’ai donc parlé, et sans comprendre, de choses trop merveilleuses pour moi, que je ne connaissais pas… Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon oeil t’a vu…” Job 42. 1-5

« Je peux tout par Celui qui me fortifie. » La Bible, Philippiens 4:13

Devant le déploiement de la souveraineté de Dieu sur la nature (perçue alors comme une menace), Job s’incline. Il reconnaît ses limites humaines : il ne peut pas tout et il ne sait pas tout comme l’indiquent les versets du jour. Une pensée s’impose à lui : “Voici, je suis une créature de rien, que te répliquerai-je ?” (Job 39. 37). Devant Dieu, ses demandes d’explication, son incompréhension du comportement divin, ses essais de représentation de Dieu n’ont pas leur place. Dieu reste Dieu et le sentiment de ses incohérences apparentes est balayé de l’esprit de Job. Il reprend humblement son statut de simple créature. Dieu lui a ouvert les yeux. Ce qu’il était au temps de sa prospérité et l’épreuve qu’il a connue l’ont égaré dans ses pensées. Maintenant il accepte la situation. En renonçant à comprendre, il trouve la délivrance.

Comme Job, nous cherchons à utiliser notre logique dans l’appréciation des circons­tances humaines, mais il nous manque beaucoup de critères d’évaluation. Comme Job, seule la dépendance confiante envers Dieu nous convient.

Dieu ouvre les yeux de Job. Il reconnaît qu’il est “une créature de rien” et que Dieu “peut tout”. Il rencontre alors Dieu comme il ne l’avait encore jamais fait. Cette rencontre l’illumine et le transforme. Maintenant, il n’est plus besoin pour Job de comprendre : la présence divine lui suffit. Il vit ce que rapporte Jacques dans son épître : “Dieu résiste aux orgueilleux, mais IL donne la grâce aux humbles” (Jacques 4. 6).

Ce qui est frappant, c’est que la situation de Job n’a pas changé : il est toujours courbé sous l’épreuve. Il n’a pas davantage d’explication qui pourrait satisfaire sa logique. En fait, il a bien plus. Il fait pour lui-même l’expérience de la proximité de l’Éternel. Il avait souhaité, dans ses réflexions intenses, un médiateur ou un défenseur qui le rapproche­rait de Dieu ; il rencontre l’Éternel, et cela lui suffit.

Combien de croyants dans l’épreuve ont ressenti la présence de Jésus qui les a comblés et leur a permis de goûter la paix ! Faisons une entière confiance à Celui qui compatit à nos faiblesses et nous apporte le secours au moment opportun (Hébreux 4. 15).

P.a.S

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 L’espérance envers et contre tout


“Je sais que tu peux tout, et que rien ne saurait t’empêcher d’accomplir les projets que tu as conçus.”  Job 42.2

Sais-tu qui a proclamé cela ?

Job, un homme qui avait tout perdu : ses biens, ses richesses, ses enfants, sa santé. Lorsqu’il a prononcé cette phrase et malgré des demandes insistantes envers Dieu, il n’avait reçu aucune explication de sa part sur la raison de toutes ses souffrances.

Dieu lui avait uniquement rappelé qu’IL est Dieu et Job a alors fait cette incroyable déclaration de foi.

Et toi ? Pourrais-tu également déclarer ta confiance en Dieu et en sa toute puissance, même si ta vie ne semble pas aller comme tu le souhaites ?

En la période de Jeux Paralympiques, nous découvrons de nombreuses histoires d’athlètes qui ont vécu des traumatismes et qui ont rebondi grâce à l’espoir que leur donne le sport. Ali Truwit, une nageuse américaine, fait partie de ces belles histoires.

Ali faisait partie de l’équipe de natation de son Université de Yale. Sa vie a radicalement pris un autre tournant, alors que pendant des vacances dans les îles Turques-et-Caïques, elle est attaquée par un requin. L’horreur. Grâce à ses bonnes aptitudes de natation, elle a réussi à rejoindre son bâteau. Son amie de vacances lui a alors directement fait un garrot, ce qui lui a sauvé la vie. Elle a toutefois été amputée d’une jambe et ce, le jour de son vingt-troisième anniversaire.

« Puisque nous avons une telle espérance, nous faisons preuve d’une grande assurance. » La Bible, 2 Corinthiens 3:12

Son traumatisme était difficile à surmonter, au point qu’une année avant les paralympiques, il lui était encore impossible de retourner dans l’eau, même dans une piscine, de peur de revivre ce cauchemar. Son rêve de participer aux Paralympiques de Paris va alors lui redonner espoir. Elle s’entraîne de 2 à 4h par jour et décroche sa place pour les Jeux une année après son amputation. Elle déclare : « Ne vous découragez pas. Sachez qu’un traumatisme et une tragédie peuvent céder la place à l’espoir. » (source)

Job fait cette même constatation en trouvant quant à lui une espérance en Dieu au milieu de sa souffrance. C’est ainsi que malgré ses lourdes pertes, il peut affirmer qu’avec Dieu, peu importe le traumatisme ou la tragédie, l’espérance demeure et que Dieu peut tout. Cette toute puissance peut transformer le pire en meilleur, peut restaurer, rétablir et surtout, réaliser tous les projets conçus par Dieu.

Ainsi, nous pouvons mettre notre confiance en Dieu, car il est la source de toute espérance !

As-tu déjà expérimenté que des situations difficiles ou tes souffrances ont amené à quelque chose de bon pour toi ?

Aujourd’hui, crois-tu que Dieu peut transformer le pire de ta vie en meilleur ?

Et si tu prenais un moment avec Dieu pour LUI remettre ce qui est difficile dans ta vie et LUI demander de te remplir de son espérance.

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Comment Dieu se révèle


“L’Éternel répondit du milieu du tourbillon, et dit : Qui est celui qui obscurcit le conseil par des discours sans connaissance ?” Job 38. 1, 2

« Qui prépare au corbeau sa nourriture quand ses petits crient vers Dieu et vacillent, affamés ? » La Bible, Jon 38:41

Dans les chapitres 3 à 37 du livre de Job se succèdent des dialogues entre Job et ses amis, un long monologue de Job, et enfin les discours d’Élihu. Chaque interlocuteur essaie d’expliquer l’épreuve de Job avec l’image qu’il se fait de Dieu, mais Dieu reste encore silencieux.

Pour l’essentiel, tous les intervenants emploient, pour désigner Dieu, le nom hébreu d’Elohim, ou ses équivalents, qui font référence à la déité suprême. Quand enfin Dieu intervient, IL se présente sous son nom de l’Éternel, le nom de Celui qui se révèle à l’homme pour entrer en relation avec lui.

Job attend avec impatience sa réponse au problème sur lequel les hommes s’inter­rogent depuis toujours : celui de la souffrance du juste.

L’Éternel reproche tout d’abord à Job sa prétention à vouloir expliquer ce qu’il ne connaît pas. Puis IL fait un vaste panorama des forces et de l’équilibre de la nature. Cette réponse surprend, car elle paraît sans rapport avec la question qui occupe l’esprit de Job. L’évocation divine s’explique si on se souvient de la conception que les hommes de l’Orient ancien se faisaient de la nature. Ils la percevaient comme étant toujours menacée par des forces de destruction. En effet, les zones civilisées semblaient des îlots entourés par une nature sauvage et dangereuse. Seul Dieu la connaissait et la contrôlait. Seul IL était en mesure de protéger ses créatures. IL déclare maîtriser les forces de la nature dans l’espace : “JE dis (à l’océan) : Tu viendras jusqu’ici et tu n’iras pas plus loin”, et dans le temps : “As-tu montré à l’aube du jour sa place, pour qu’elle saisisse les bords de la terre, et que les méchants en soient secoués ?” (Job 38. 11-13).

Par ses descriptions de la nature et ses questions, Dieu montre à Job que ses oeuvres dépassent la compréhension que celui-ci peut en avoir, mais qu’IL tient dans sa main son serviteur et l’accompagne au sein de la douleur. Cette révélation a un effet rassurant sur Job qui se montre apaisé, même si le problème du mal reste toujours sans réponse. Job découvre sa petitesse face à la grandeur divine et perçoit qu’au-delà de sa souveraineté l’Éternel s’intéresse à l’homme. Sa foi en est fortifiée.

P.a.S

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