Prestige et discrétion


“Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme trouve son plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui ; Il fera valoir le jugement à l’égard des nations. Il ne criera pas, et Il n’élèvera pas sa voix, et Il ne la fera pas entendre dans la rue”. Ésaïe 42. 1, 2

« Tournez-vous vers le Seigneur, vous, tous les humbles de la terre, qui mettez en pratique le droit qu’Il établit. Cherchez ce que Dieu veut, cherchez ce qui est humble devant Lui. » La Bible, Sophonie 2:3

Jacques Fouroux, mort en décembre 2005, a été une figure prestigieuse du rugby français. En tant que joueur, il a été capitaine de l’équipe de France. Par la suite, entraîneur-sélec­tionneur de cette même équipe, il lui a fait atteindre le plus haut niveau mondial. On le surnommait « le petit caporal », en référence à Napoléon 1er, à cause de sa petite taille (il ne mesurait que 1,62 m), mais surtout à cause de ses qualités de meneur d’hommes. « Il avait le pouvoir de persuader et d’entraîner les autres dans son sillage » a dit un joueur qui avait fait l’essentiel de sa carrière internationale avec lui. Tout le milieu du rugby se plaisait à vanter son autorité naturelle et son sens de la communication. Il criait beau­coup sur le terrain et il parlait beaucoup dans les salles de presse ; on retiendra certaine­ment tout cela de lui, mais pendant combien de temps ?

Quel contraste avec ce que la Parole dit de Jésus ! Lui qui était Dieu a été vu dans ce monde comme un homme parmi les hommes. Quelle discrétion dans sa marche ! Comme l’exprime Ésaïe, Il n’a pas élevé sa voix. Il n’a rien écrit, mais Il a guéri des malades, a redonné la vie à des morts. Il n’a fait que le bien autour de Lui et des foules anonymes ont suivi l’homme “débonnaire et humble de coeur” (Matthieu 11. 29).

En Lui, Dieu le Père déclare avoir trouvé son plaisir. Combien elle est discrète, mais magnifique, la vie de celui qui “lorsqu’on L’outrageait, ne rendait pas l’outrage, quand Il souffrait, ne menaçait pas” (1 Pierre 2. 23) ! Condamné injustement, Il ne proteste pas. Crucifié, des paroles de grâce sortent de sa bouche : “Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font” (Luc 23. 34). Après avoir été pendant trois heures la sainte victime sous le jugement de Dieu contre le péché, contre nos péchés, Il dit : “C’est accompli” (Jean 19. 30). La mémoire de son nom durera éternellement.

Comme notre Maître, ne cherchons pas à paraître dans ce monde. Manifestons sa douceur et son humilité dans nos relations avec autrui. Nous aurons alors son appropriation, beaucoup plus importante que toute la popularité humaine.

P.a.S

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