Joue


“Persévérez dans la prière. Soyez vigilants dans ce domaine et reconnaissants envers Dieu. Lorsque vous priez, intercédez en même temps pour nous afin que Dieu nous donne des occasions d’annoncer sa Parole, de proclamer le secret de son plan qui concerne Christ. C’est à cause de ce message que je suis en prison. Demandez donc à Dieu que, par ma prédication, je puisse faire connaître clairement ce message comme il est de mon devoir de le faire. Conduisez-vous avec sagesse dans vos relations avec ceux du dehors, en mettant à profit toutes les occasions qui se présentent à vous. Que votre parole soit toujours empreinte de la grâce de Dieu et pleine de saveur pour savoir comment répondre avec à-propos à chacun. ” Colossiens 4.2-7

Alors que nous sommes dans cette série intitulée Pray-Play-Say, soit Prie-Joue-Parle, aujourd’hui, je te propose de jouer pour le Royaume des cieux !

Le verset 5 de ce passage parle de notre conduite.

En sport, souvent nous accordons plus de valeur aux actions qu’aux paroles. Un/e athlète peut bien dire ce qu’il/elle veut, nous attendons souvent de le/la voir en action pour nous faire notre opinion.

Dans la Bible, il est souvent mentionné combien nos actes doivent correspondre à nos paroles.

Aussi, dans ce passage, avant même de nous encourager à parler, Paul nous invite à faire attention à notre conduite.

Ce qui est intéressant, c’est qu’il n’est pas dit ici que nos actions doivent montrer que nous sommes les plus forts ou les meilleurs. Non, notre conduite doit être empreinte de sagesse non pas seulement sur le terrain et de la manière dont nous performons, mais dans nos relations !

« Écoute-le du haut du ciel, de l’endroit où TU résides, et pardonne-lui. Agis et donne à chacun ce que mérite sa conduite, puisque TU connais le cœur de chacun. Oui, TOI seul connais le cœur de tous les hommes. » La Bible, 1 Rois 8:39

Peut-être suis-je quelqu’un de bon et bienveillant envers les miens, envers ma propre famille ou ceux que j’aime. Mais qu’en est-il des autres personnes qui m’entourent ?

Comment est-ce que j’aime ceux qui m’entourent ?

Pour répondre à cette question, c’est certain, nous aurons besoin de la sagesse qui vient de Dieu !

Alors pour « jouer » comme un disciple de Jésus, je t’invite aujourd’hui à réfléchir aux 3 personnes de ton entourage sportif pour lesquelles tu as prié la semaine dernière.

Comment peux-tu te comporter avec sagesse envers ces personnes ? Comment souhaites-tu les aimer ?

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Nos raisonnements


“Seigneur, si tu avais été ici…” Jean 11. 21

« Jésus lui dit: «Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?» » La Bible, Jean 11:40

Les deux soeurs de Béthanie, dans leur peine, avaient fait à Jésus cette courte prière : “Celui que tu aimes est malade” (v. 3). Ah ! Comme elles connaissaient bien son amour ! Pourtant, Jésus tarde à venir les secourir et leurs circonstances s’aggravent. Lazare s’af­faiblit de plus en plus. Oh ! Comme ils ont dû être pénibles ces jours et ces nuits au chevet de leur malade ! Que de fois les soeurs ont dû jeter un coup d’oeil vers la porte, ou scruter du regard le chemin, ou tendre l’oreille pour déceler le bruit de son pas. Le silence seul a répondu à leur attente angoissée. Comme ils sont éprouvants, les silences de Dieu !

Jésus serait-il indifférent à notre peine ? Impossible, nous l’avons vu tant de fois ému de compassion devant la souffrance des personnes, des foules !

Jésus serait-il ignorant de notre peine ? Impossible, il sait tout, même les pensées de ses ennemis, et puis, nous l’avons informé de nos difficultés.

Jésus serait-il impuissant ? Non plus, il a fait tant de miracles dans les villes de Gali­lée et dans notre vie !

Alors pourquoi cette absence du Maître ? Lazare s’affaiblit de plus en plus, et puis il meurt. Tristesse, déception, douleur s’entremêlent. Il faut l’ensevelir pour commencer les jours de deuil.

Quand le Maître arrive, quatre jours après, il est trop tard. Les deux soeurs vont à sa rencontre sur le chemin et lui disent toutes les deux : “Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort”. (v. 32) Certes, elles sont persuadées que la présence et l’intervention de Jésus auraient changé le cours des circonstances. Mais ces paroles montrent l’étroite limite des raisonnements humains, des leurs et des nôtres.

Non, le Maître n’est ni indifférent, ni ignorant, ni impuissant, mais il a d’autres plans, d’autres pensées qui sont hors de leur portée et de la nôtre : “en vue de la gloire de Dieu” (v. 4).

Marthe et Marie, si Jésus avait été présent pour guérir votre frère, vous n’auriez ja­mais entendu (et nous non plus) cette parole merveilleuse : “Moi, je suis la résurrection et la vie” (v. 25) ; vous n’auriez jamais compris (nous non plus) la grandeur de Jésus, le Fils de Dieu !

En est-il autrement dans nos épreuves maintenant ? Nos raisonnements humains ne sont pas à la hauteur des pensées du Maître. Nous aimerions des délivrances à tout prix ; lui veut se révéler à nous !

PaS

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Prie


“Persévérez dans la prière. Soyez vigilants dans ce domaine et reconnaissants envers Dieu. Lorsque vous priez, intercédez en même temps pour nous afin que Dieu nous donne des occasions d’annoncer sa Parole, de proclamer le secret de son plan qui concerne Christ. C’est à cause de ce message que je suis en prison. Demandez donc à Dieu que, par ma prédication, je puisse faire connaître clairement ce message comme il est de mon devoir de le faire. Conduisez-vous avec sagesse dans vos relations avec ceux du dehors, en mettant à profit toutes les occasions qui se présentent à vous.  Que votre parole soit toujours empreinte de la grâce de Dieu et pleine de saveur pour savoir comment répondre avec à-propos à chacun.” Colossiens 4.2-7

Pour ces trois prochaines semaines, je te propose d’étudier ce passage de Colossiens, afin de pouvoir l’intégrer pleinement dans ton milieu sportif. Dans le ministère sportif international, nous avons intitulé ce passage : Pray-Play-Say, soit Prie-Joue-Parle !

Dans ce passage de cette lettre aux Colossiens, l’Apôtre Paul nous encourage chacun et chacune à nous mettre en action de différentes manières. En tant qu’athlètes, nous aimons nous mettre en action. Pourtant, c’est souvent difficile de savoir comment « jouer » en tant que disciple de Jésus, alors que le sport demande autant d’investissement et d’efforts.

Au travers de ce passage, tu découvriras alors qu’il est possible de se mettre en action très simplement dans ton environnement sportif, là où Dieu t’a placé !

Tout comme en sport, avant de pouvoir débuter quoi que ce soit, il s’agit de fixer des objectifs et de préparer un programme d’entraînement. Nous découvrons dans le passage du jour, que la première chose à faire pour pouvoir bien se mouvoir en tant que disciple de Jésus est de prier.

« Restez vigilants et priez pour ne pas céder à la tentation. L’esprit est bien disposé, mais par nature l’homme est faible. » La Bible, Marc 14:38 #paroledeJésus

Paul nous encourage même dans ce passage à prier dans 3 dimensions différentes :

🙏 Prier avec persévérance et vigilance (v.2). Tout comme tu te montres régulier et persévérant dans ta discipline sportive, la régularité et la persévérance devraient faire partie de notre vie de prière. La vigilance nous demande aussi d’être à l’écoute pour ce que Dieu veut nous révéler et de rechercher constamment la protection de Dieu.

🙏 Prier avec reconnaissance (v.2). Cela signifie de mettre en lumière tout ce qu’il y a dans notre vie, tout ce qui va bien et de louer Dieu pour cela. Cette pratique favorise la joie et le bien-être.

🙏 Intercéder (v.3), c’est-à-dire jouer le rôle d’intermédiaire par la prière entre ceux que nous connaissons et qui sont dans le besoin et Dieu.

Dans la vie intense d’athlète, il n’est souvent pas possible de se rendre dans une église ou de faire partie activement d’une communauté chrétienne, mais malgré toute la charge et l’intensité des programmes sportifs, il est toutefois toujours possible de prier.

Cette semaine, je t’invite à entrer dans ces 3 dimensions de prière et te propose de :

  • T’inspirer de la prière de Jésus du notre Père (Matthieu 6.9-13) pour prier régulièrement
  • Trouver chaque jour trois sujets (ou plus) de reconnaissance pour lesquels remercier Dieu,
  • Choisir 3 personnes de ton entourage sportif pour lesquelles prier régulièrement.

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Diverses formes de prière


“Priez par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit”. Ephésiens 6. 18

« Toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra ouvertement. » La Bible, Matthieu 6:6

Parler au Seigneur : “Voici, je te prie, j’ai osé parler au Seigneur” (Genèse 18. 27). Audace, liberté et confiance.

Prier instamment : “Isaac pria instamment l’Éternel au sujet de sa femme, car elle était stérile” (Genèse 25. 21). Demande importante et insistante.

Implorer Dieu : “Moïse implora l’Éternel son Dieu, et dit : Pourquoi, ô Éternel, ta colère s’embraserait-elle contre ton peuple ?” (Exode 32. 11). Intercession en faveur d’autrui en faisant appel à la miséricorde divine.

Parler avec Dieu : “Quand Moïse entrait dans la tente d’assignation pour parler avec Lui, il entendait la voix qui lui parlait… et il Lui parlait” (Nombre 7. 89). Dialogue intime.

Se décharger de ses soucis devant Dieu : “Je répandais mon âme devant l’Éternel” (1 Samuel 1. 15). Exprimer sa peine, même son amertume, sans retenue.

Crier à Dieu : “Samuel cria à l’Éternel pour Israël, et l’Éternel l’exauça” (1 Samuel 7. 9). Appel au secours dans une situation périlleuse.

Prier par obéissance : “Loin de moi que je pèche contre l’Éternel, que je cesse de prier pour vous” (1 Samuel 12. 23). Au commandement d’aimer se lie celui de prier les uns pour les autres (voir aussi Jacques 5. 16).

Prière patiente : “Éternel ! le matin, tu entendras ma voix ; le matin, je disposerai ma prière devant toi, et j’attendrai” (Psaume 5. 3). Confiance tranquille et attente patiente.

Prière chuchotée des affligés : “Éternel, dans la détresse, ils t’ont cherché ; ils ont épanché leur prière à voix basse” (Esaïe 26. 16). Même quand l’oppression veut étouffer nos voix, Dieu nous entend.

Exprimer son incompréhension (Habacuc 1. 2, 3) et écouter la réponse de Dieu : “Le juste vivra par sa foi” (Habacuc 2. 4).

Prière incessante : “Il leur dit encore une parabole pour montrer qu’il leur fallait toujours prier et ne pas se lasser” (Luc 18. 1). “Priez sans cesse ; en toutes choses, rendez grâces” (1 Thessaloniciens 5. 17, 18). Persévérance, foi et reconnaissance.

Exposer ses besoins : “En toutes circonstances, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces” (Philippiens 4. 6). Dire simplement ce qui pèse sur nos coeurs, étant reconnaissants de pouvoir le faire.

Cherchons d’autres exemples dans la Parole de Dieu. Nous en trouverons toujours qui correspondent à notre état d’esprit et à nos circonstances !

PaS

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Courir après le vent


En tant qu’athlète, nous courons toujours après un but, un objectif précis. Impossible d’imaginer s’entraîner autant, faire autant d’effort et de sacrifices pour courir après le vent. Et pourtant…

« Courir après le vent », cette expression vient du livre de l’Ecclésiaste dans la Bible. Traditionnellement, il est admis que l’auteur de ce livre de sagesse est le roi Salomon, un roi illustre considéré comme le plus grand sage de tous les temps. Alors qu’il a reçu cette sagesse directement de Dieu, le Sage décrit à plusieurs reprises dans son livre ce que pourrait signifier de courir après le vent, découvrons trois de ses conseils dans cette méditation :
“Puis j’ai considéré l’ensemble de mes réalisations, et toute la peine que je m’étais donnée pour les accomplir. Et voici ma conclusion : tout est vain ; autant courir après le vent. On n’en tire aucun avantage sous le soleil. Puis j’ai considéré et examiné la sagesse ainsi que la folie et la déraison : qu’en sera-t-il de l’homme qui succédera au roi ? Il fera ce qu’on a déjà fait par le passé. Ecclésiaste 2.11-12

Souvent en sport, nous mettons beaucoup d’importance sur nos réalisations. L’Ecclésiaste médite sur ses exploits et se rend compte qu’après lui, d’autres réaliseront tout autant. Il remet ainsi en question ses propres accomplissements et ce qu’il en reste après lui.

Courons-nous après nos propres réalisations ?

« J’ai aussi constaté que tout labeur et que toute habileté que les hommes mettent à leurs œuvres sont motivés par la rivalité des uns envers les autres. Cela aussi est dérisoire : autant courir après le vent. Celui qui se croise les bras est un insensé et il se détruit lui-même. Il vaut mieux une main pleine de repos que deux mains pleines de labeur, que de courir ainsi après le vent. » Ecclésiaste 4.4-6

L’Ecclésiaste réalise que nos efforts et durs labeurs sont motivés par la rivalité, le fait de vouloir être meilleur/e que les autres. Le Sage dit qu’il vaut mieux une main pleine de repos que deux mains pleines de labeur. Qu’est-ce qui nous pousse à la rivalité, que cherchons-nous à prouver et à qui ? Une invitation à méditer sur nos motivations.

Dans le sport, il y a une volonté de gagner, d’être le/la champion/ne et dans la vie nous cherchons aussi à être le/la meilleur/e, mais quelle est notre motivation pour cela ?

 

?

« « L’homme ne trime que pour répondre à ses besoins, et pourtant son appétit n’est jamais satisfait. Qu’a le sage de plus que l’insensé ? Quel avantage le pauvre a-t-il de savoir se conduire sur le chemin de la vie ? Mieux vaut ce qu’on a dans la main que ce vers quoi se porte le désir. Cela aussi est dérisoire : autant courir après le vent. » Ecclésiaste 6.7-9

Tant d’efforts et tant de sacrifices fournis dans le sport, mais pour répondre à quels besoins ? L’Ecclésiaste met en lumière le fait que de trimer pour répondre à ses propres besoins amène une éternelle insatisfaction. Que cherche-t-on à obtenir que nous n’avons déjà ?  Te sens-tu sans arrêt insatisfait/e ? Quel(s) besoin(s) cherches-tu à combler au travers de tes efforts ? Où trouver la satisfaction ?

Aujourd’hui, je te laisse beaucoup de questions et peu de réponses. Des questions importantes pour ne pas passer sa vie à courir après le vent.

Je t’invite à demander à Dieu sa sagesse, la même dont Salomon a été rempli, qui est disponible en tout temps pour tous (Proverbes 8) et qu’elle te guide et t’inspire dans tes réflexions.

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Le plan éternel de Dieu


“Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ, selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour, nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce dont il nous a comblés dans le Bien-aimé.”  Ephésiens 1. 3-6

« A cause de la profonde bonté de notre Dieu. Grâce à elle, le soleil levant nous a visités d’en haut » La Bible, Luc 1:78

Dans le texte magnifique qui commence par les versets de ce jour, le Saint Esprit, en quelques lignes, expose les conseils de Dieu dont le but est de “tout réunir en un dans le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre” (Ephésiens 1. 10). Dieu veut ainsi montrer dans les siècles à venir “les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus” (Ephésiens 2. 7).

L’objectif final de Dieu apparaît ainsi bien au-dessus du simple plan du salut des pé­cheurs. On peut le résumer ainsi : établir sa gloire dans son Fils Jésus Christ. C’est dans ce but que Dieu a déployé les cieux et formé la terre. Il y a placé l’homme afin que son amour soit manifesté dans sa grâce envers nous. L’immense foule des rachetés qui com­posent l’épouse de Christ sera pour toujours le témoignage de la bonté infinie de Dieu et de sa pleine satisfaction dans l’oeuvre de son Fils.

Aucun élément de ce plan ne doit son existence au hasard ; chacun d’eux repose sur le Christ lui-même. Le “bon plaisir de la volonté de Dieu” est à l’origine de tout. Cette expression désigne non seulement sa souveraineté totale, mais aussi le fait qu’il trouve son plaisir à exercer la bonté.

Avant la fondation du monde, Dieu avait tout prévu pour que des créatures puissent être adoptées pour lui, par Jésus Christ. Il a fait tout ce qu’il fallait pour nous rendre “saints et irréprochables”. Il nous a rachetés par le sang de son Bien-aimé et nous a accor­dé la rémission de nos péchés. Tout cela est “à la louange de la gloire de sa grâce”.

On comprend donc que l’apôtre Paul, à la pensée de parler du mystère de la volonté de Dieu (Ephésiens 1. 9), éclate en louange envers ce Dieu si grand qui se révèle dans son plan éternel d’amour.

PaS

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Connaître Dieu et être connu de LUI


“Approchons-nous donc du trône du Dieu de grâce avec une pleine assurance. Là, Dieu nous accordera sa bonté et nous donnera sa grâce pour que nous soyons secourus au bon moment. ” Hébreux 4.16

Aux Jeux Olympiques, difficile de s’approcher des athlètes. Le village olympique et autres accès où se trouvent les athlètes ne sont pas accessibles sans accréditation.

Alors que j’attendais une athlète aux abords du Village paralympique à Paris cet été, je voyais bien que j’étais épiée par les agents de sécurité. Sans la fameuse accréditation, à leurs yeux, je n’avais rien à faire ici. Je pouvais même être considérée comme un danger. Mais lorsque l’athlète que je devais rencontrer est arrivée, tout a changé. Aux yeux des volontaires et agents de sécurité sur place, j’avais tout à coup une bonne raison d’être là et je n’étais plus suspecte.

Connaître quelqu’un et être connu de cette personne, voilà qui peut nous donner accès à des endroits qui ne nous seraient autrement pas autorisés.

Il est un endroit que personne d’entre nous ne devrait pouvoir rejoindre sans mourir : le trône de Dieu. Normalement, aucune personne impure ne peut survivre en présence du Roi des rois et Seigneurs des seigneurs.

Mais alors, comment se fait-il que le verset de ce jour nous indique clairement que nous pouvons nous approcher du trône de Dieu avec une pleine assurance ou en pleine confiance ?

Et bien, c’est uniquement grâce au sacrifice de Jésus Christ. En effet, les versets précédents expliquent que Jésus a été, par son sacrifice à la croix, un Grand Prêtre pour nous. Cet intermédiaire indispensable auprès de Dieu pour pardonner tous nos péchés. Dès lors que nous acceptons ce sacrifice, nous ne sommes plus esclaves du péché, mais enfants de Dieu (Romains 8.14-16 + Galates 4.6-7). Ainsi, nous connaissons Dieu et sommes connus de LUI !

« TU me fais connaître le sentier de la vie; il y a d’abondantes joies dans ta présence, un bonheur éternel à ta droite. » La Bible, Psaumes 16:11

Quel privilège de pouvoir nous approcher de notre Père céleste sans craintes.

Il y a en effet de nombreuses personnes que je crains d’approcher. Des célébrités, des personnes qui m’impressionnent ou des personnes qui ne me veulent pas forcément du bien.

A l’image d’un coach que nous pouvons parfois craindre d’approcher, de nombreuses personnes n’osent pas s’approcher de Dieu à cause de différentes peurs. La peur d’être jugé, puni ou rejeté par exemple.

Là encore, les versets de ce jour, nous encouragent à nous approcher avec confiance, car Dieu a de bonnes intentions vis-à-vis de ses enfants. Là, tout près de LUI, ce sont son amour, sa paix, sa grâce et son secours qui nous attendent.

Quand était-ce la dernière fois que tu t’es approché/e de Dieu ? Qu’est-ce qui t’empêche de le faire régulièrement ?

Aujourd’hui, je t’encourage à t’approcher de son trône pour goûter à sa présence et pour le laisser te combler de ses bienfaits pour toi et ainsi tous les jours de ta vie !

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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S’adresser à Dieu : c’est simple et possible !


“Ma voix s’adresse à Dieu, et je crierai ; ma voix s’adresse à Dieu, et il m’écoutera”. Psaume 77. 1

« Je ne veux certes pas pécher contre l’Eternel en cessant de prier pour vous! Au contraire, je vous enseignerai le chemin bon et droit. » La Bible, 1 Samuel 12:23

Beaucoup de nos contemporains ne savent pas comment s’y prendre pour s’adresser à Dieu. C’est du moins ce qui ressort d’un rapport mentionnant qu’un courrier important parvient à Jérusalem : « Des centaines de milliers de lettres adressées à Dieu ou à Jésus, sans autre mention, arrivent à Jérusalem et échouent dans un petit entrepôt traitant le courrier à problèmes. Des employés de bonne volonté ont un jour décidé de porter ces lettres au Mur des Lamentations, dernier reste des ruines du Temple. »

Ce fait surprenant nous fait comprendre, vu l’importance de ce courrier, que beau­coup dans ce monde cherchent Dieu (même s’il en reste encore trop qui ne le cherchent pas). Comme moi, vous aimeriez peut-être pouvoir répondre à ces courriers et dire que l’unique adresse de Dieu passe par le chemin qui s’appelle Jésus, car personne ne vient au Père (Dieu) que par lui (Jean 14. 6) : par Jésus, les demandes humaines sont sûres d’arriver à la bonne destination (le Père) et d’avoir des réponses.

Certes, il ne nous est pas possible d’être partout où une personne cherche Dieu, mais chacun peut dans sa mesure, selon ses possibilités et ses capacités, et là où il est, agir pour soutenir cette recherche par la prière.

On a dit qu’il y a dans le coeur humain un vide en forme de Dieu, que lui seul peut remplir. Demandons à Dieu avec foi de nous montrer les occasions variées qu’IL a prépa­rées pour nous et saisissons-les, afin que ces vides puissent être comblés et que ceux qui cherchent trouvent.

Même si les courriers mentionnés sont qualifiés de courriers à problèmes, cette démarche humaine témoigne d’une recherche de Dieu. Elle montre en même temps combien la facilité d’accéder à Dieu est méconnue. Il y a donc besoin d’un vrai travail d’information.

Oui, informons notre prochain : Dieu écoute encore aujourd’hui, il faut oser Lui parler. Il n’existe pas de courrier perdu avec Lui, Il est à l’écoute de nos paroles et même de nos cris. D’ailleurs, c’est encore plus facile de Lui parler que de Lui écrire, pas même un rendez-vous à programmer, la ligne est toujours libre !

PaS

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Vivre l’incertitude


“C’est pourquoi, nous aussi qui sommes entourés d’une si grande nuée de témoins, débarrassons-nous de tout fardeau, et du péché qui nous cerne si facilement de tous côtés, et courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée. Gardons les yeux fixés sur Jésus, qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection. Parce qu’il avait en vue la joie qui lui était réservée, il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice, et désormais il siège à la droite du trône de Dieu.” Hébreux 12.1-2 

L’auteur de cette lettre aux Hébreux n’est pas connu, mais nous découvrons souvent dans le Nouveau Testament, notamment dans les épîtres de Paul, l’image de la course pour illustrer le parcours de foi.

Une course avec un prix qui nous attend à la fin et dont le but n’est pas d’aller le plus vite, mais uniquement de la terminer, c’est-à-dire d’avoir gardé la foi jusqu’au bout !

As-tu déjà expérimenté de participer à une compétition sans savoir si tu es capable de la faire physiquement ? En tant que sportif/ve, cela ne se produit habituellement pas. Les athlètes sont préparés pour tenir bon et pour aller au bout de chaque compétition. Généralement, l’inquiétude du/de la sportif/ve n’est pas sur le fait d’y arriver ou non, mais de comment il/elle y arrivera et à quelle place il/elle finira.

Alors que j’écris cette méditation, il y a exactement une année, je courais mon premier et unique marathon. Une distance mythique de 42,195 km que je n’avais alors encore jamais parcourue. Malgré mes entraînements, la sensation au départ était vraiment étrange et inconnue pour moi. Alors que je m’élançais dans ce grand défi, je n’avais aucune idée si j’étais capable ou non d’arriver au bout de cette course, je n’avais jamais couru une telle distance de ma vie, même pas en entraînement.

Pas très agréable comme sensation, alors que j’étais plutôt habituée en tant que sportive à tout maîtriser et à savoir exactement ce dont j’étais capable physiquement.

Une belle leçon pour moi, car cela m’a rappelé cette autre course dans laquelle je cours et pour laquelle je n’ai aucune certitude : la course de la foi !

« Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de ne pas avoir une trop haute opinion de lui-même, mais de garder des sentiments modestes, chacun selon la mesure de foi que Dieu lui a donnée. » La Bible, Romains 12:3

Cette course de relais incroyable a débuté il y a des milliers d’années par Abel et a ensuite été parcourue par de nombreux illustres personnages de la bible (voir la liste énumérée en Hébreux 11), puis ensuite par des millions et millions de personnes à travers le monde et les âges.

Si tout comme moi, tu proclames que Jésus est ton Sauveur et Seigneur, tu participes toi aussi à cette grande course !

Et alors, allons-nous arriver jusqu’au bout de cette course ?

Pourrons-nous dire tout comme Paul à Timothée : « J’ai combattu le bon combat. J’ai achevé ma course. J’ai gardé la foi. »  2 Timothée 4.6-7

Restons humbles vis-à-vis de nos propres aptitudes et à ce que la vie peut nous réserver. En effet, même Jésus à dû tenir bon et persévérer alors qu’il traversait la plus grande des épreuves de sa vie. C’est pourquoi, dans cette incertitude face à l’issue de notre course, je te propose aujourd’hui de prier pour que Dieu t’aide à persévérer et à garder la foi jusqu’au bout et dans toutes les circonstances que tu seras amené/e à vivre.

#laBible

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

 

 

 

 

 

 

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Témoignage cohérent ou incohérent ?


“Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant”. Matthieu 16. 16
(Pierre) se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme !” Matthieu 26. 74

#paroledeJésus

Au chapitre 16 de l’évangile selon Matthieu, Pierre répond, au nom des disciples, à une question du Seigneur et témoigne de sa conviction personnelle concernant Jésus. C’est le résultat de sa relation vécue avec le Seigneur. Il a observé ses miracles, il a entendu son enseignement et il en a été profondément marqué. Pierre, pleinement persuadé de l’iden­tité de Jésus, déclare ce que le Père lui a révélé : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant”.

Au chapitre 26, les circonstances sont très différentes. C’est une nuit bien sombre. Jésus vient d’être arrêté et condamné à mort. Personne ne s’y est opposé. Humainement parlant, Dieu semble ignorer la scène. Des questions et des raisonnements assaillent l’es­prit de Pierre, assis au milieu d’une “assemblée de méchants” (Psaume 22. 17). En entendant les questions hostiles qui lui sont posées, il prend peur et réalise qu’il risque de subir le même sort que son Maître. Alors, par son attitude et ses paroles, il va essayer de montrer qu’il est « comme les autres ». Il se désolidarise ainsi de son Seigneur.

Ne nous arrive-t-il pas, à nous aussi, d’avoir une attitude ou des paroles déplacées ou équivoques lorsque nous nous trouvons parmi des incrédules qui blasphèment ou qui se moquent de Dieu et de tout ce qui est religieux ? Pourtant, nous ne risquons pas notre vie comme Pierre, mais simplement des railleries et des moqueries, même si elles sont, bien sûr, difficiles à supporter devant des camarades, des collègues ou un groupe quelconque. Alors, dans ces circonstances, marquons une nette réprobation, témoignons clairement de notre foi et crions au Seigneur pour que « mon pied ne glisse pas» (Psaume 94. 18). Il nous aidera en toute occasion et nous montrera l’attitude à avoir pour que notre témoignage soit fidèle.

Mais aussi, notre témoignage chrétien est-il cohérent si nous nous laissons aller à des penchants naturels, à des écarts de langage, à des excès de boisson, à la recherche de toutes sortes de plaisir ? Nous sommes exhortés à être des chrétiens fidèles, aussi bien la semaine que le dimanche : “Faites tout au nom du Seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père” (Colossiens 3. 17).

PaS

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Une grande méprise


“C’est par beaucoup d’afflictions qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu”. Actes 14. 22
“Si nous souffrons, nous régnerons aussi avec Lui”. Inspirer de Romains 8. 17
“La grâce vous a été faite, à l’égard de Christ, non seulement de croire en Lui, mais aussi de souffrir pour Lui”. Philippiens 1. 29

Dans les circonstances contraires, dans les épreuves de ma vie, je suis quelquefois dés­tabilisé, contrarié ou simplement étonné qu’un chrétien doive aussi en passer par là. Je peux même me demander si je ne me suis pas trompé. C’est que, d’une manière ou d’une autre, je fais le raisonnement suivant dans mon esprit : si je suis sur le bon chemin, la bonté de Dieu l’aplanira devant mes pas et rendra ma vie exempte de difficultés. Mais c’est une profonde erreur !

La Parole de Dieu ne parle pas ainsi. Elle nous avertit même que la vie du chrétien sur la terre comportera nécessairement de la souffrance. Il y a plusieurs raisons à cela :

– Bien que sauvé quant à son âme, le chrétien fait partie de l’humanité et, à ce titre, reste soumis à diverses souffrances (accidents, épidémies, maladies, vieillissement, cataclysmes naturels… et finalement la mort).
– Il est coparticipant, malgré lui, aux conséquences du péché : les hommes ont abandonné la dépendance vis-à-vis de Dieu (immoralité, violence, mécontentement général, chômage, concurrence déloyale, âpreté au gain, mensonges, injustices, pollutions…).

En outre, le chrétien peut souffrir spécifiquement pour Dieu (persécutions, moqueries…) :

– Il souffre de voir Dieu déshonoré par les hommes.
– Il souffre de les voir loin de Lui.
– Il souffre en résistant au péché.
– Il peut souffrir pour sa formation spirituelle.
– Il souffre de l’état spirituel de l’Église.

Dans toutes ses souffrances, Dieu l’accompagne, le soutient, le console, limite les difficultés mais ne les enlève pas systématiquement.

Le lieu de repos agréable et sans dangers, c’est sur l’autre rive, c’est le paradis de Dieu !

PaS

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Oser le repos


En sport, les athlètes ont pour habitude d’aller de l’avant. Sitôt une compétition terminée qu’une autre se profile. Alors, souvent, dès la fin d’une épreuve, leurs pensées et leur énergie sont déjà tournées vers le prochain rendez-vous sportif.

Dans notre vie personnelle et de foi, nous avons aussi souvent tendance à passer d’une chose à l’autre, d’un événement à un autre sans aucune transition. Est-ce bon et juste de vivre ainsi ?

Je te propose aujourd’hui de lire deux passages que nous trouvons dans l’évangile de Marc :

« A leur retour, les apôtres se réunirent auprès de Jésus et lui rendirent compte de tout ce qu’ils avaient fait, et de tout ce qu’ils avaient enseigné.  Alors il leur dit : Venez avec moi, dans un endroit isolé, et vous prendrez un peu de repos. Il y avait effectivement beaucoup de monde qui allait et venait et ils ne trouvaient même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour aller à l’écart dans un endroit désert. »  Marc 6.30-34

Ce texte commence par « à leur retour… », car les disciples avaient précédemment été envoyés deux par deux dans diverses villes et villages pour annoncer l’arrivée du Royaume des cieux et accomplir des miracles. Autant dire que ce temps d’apprentissage sur le terrain a été extrêmement intense pour eux. Ils sont donc revenus vers Jésus, excités de tout ce qu’ils avaient vus et vécus et prêts à repartir ! Mais Jésus leur commande alors de s’isoler avec lui pour prendre un temps de repos !

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous donnerai du repos. » La Bible, Matthieu 11:28 #paroledeJésus

Que s’est-il passé après ce temps de repos ? Lisons la suite de l’histoire :

« Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, leva les yeux vers le ciel, prononça la prière de bénédiction et partagea les pains ; puis il donna les morceaux aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre tous. Tout le monde mangea à satiété. On ramassa les morceaux de pain qui restaient. Il y en eut douze paniers pleins. Il restait aussi des poissons. Or, ceux qui avaient mangé ces pains étaient au nombre de cinq mille hommes. Aussitôt après, Jésus pressa ses disciples de remonter dans la barque pour qu’ils le précèdent de l’autre côté du lac, vers Bethsaïda, pendant que lui-même renverrait la foule. Après l’avoir congédiée, il se rendit sur une colline pour prier. »  Marc 6.41-46

Après s’être reposés, un autre événement très intense attendait les disciples : le miracle de la multiplication des pains et des poissons. Une foule immense à nourrir. Voilà les disciples bien occupés à rassembler la foule, à distribuer la nourriture à des milliers de personnes et à récolter les restes pour remplir pas moins de 12 paniers. Quelle intensité !

Et après ça ? Nous découvrons que Jésus ordonne à nouveau aux disciples d’aller prendre du repos, à l’écart, sur une barque, pendant qu’il « finira lui-même le travail » en renvoyant la foule.

J’aime découvrir dans cette histoire combien Jésus prend soin de chaque personne, autant de celles affamées, que de ses disciples. Oui, Jésus, notre Bon Berger a vraiment à cœur de donner du repos aux brebis que nous sommes.

Et toi, passes-tu constamment d’un événement à l’autre ou oses-tu accepter le repos que Jésus te propose ?

Aujourd’hui, je t’encourage à réfléchir à comment t’isoler avec Jésus pour te reposer et à planifier ce temps pour être certain/e de pouvoir le vivre.

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Un coach différent


J’étais à St.-Moritz, où de nombreux athlètes de course de demi-fond et de fond s’entraînent en altitude. J’ai été frappée par une séance d’entraînement, où une coureuse était accompagnée de 3 coachs, rien que ça ! Un qui la précédait à vélo et 2 autres au bord de la piste avec chronomètres et cahier. Elle semblait savoir exactement ce qu’elle avait à faire, car il y avait très peu d’échanges entre elle et ses coachs durant cette séance.

Souvent dans ces méditations, j’ai mentionné Dieu, comme étant un coach. Certes il y a de nombreuses similitudes entre Dieu et la fonction d’un coach, comme celles de corriger en vue de progresser, de guider, de connaître le chemin pour arriver à un but et d’apporter le soutien pour atteindre ce but. Par contre, je me suis faite cette réflexion que je ne reconnais pas du tout Dieu dans la manière dont ces coachs avaient de scruter et chronométrer cette athlète.

Alors qu’en tant qu’athlète, nous avons tous connu des coachs, certains plus aidants que d’autres, comment comprendre qui est notre coach Céleste, celui qui voit tout et s’intéresse principalement à notre cœur ?

« L’Eternel, ton Dieu, est au milieu de toi un héros qui sauve. Il fera de toi sa plus grande joie. Il gardera le silence dans son amour, puis il se réjouira à grands cris à ton sujet. » La Bible, Sophonie 3:17

Pour répondre à cette question, j’ai cherché sur internet ce que je pourrais trouver sur « Dieu notre coach » et je suis tombée sur l’une de mes méditations sportives de 2023. Elle reflète bien le contraste que j’ai à nouveau constaté à St.-Moritz entre Dieu et ces coachs humains :

« Nulle créature n’échappe au regard de Dieu, tout est à nu et à découvert aux yeux de Celui à qui nous devons rendre compte. »  Hébreux 4.13

En tant qu’athlète, nous expérimentons souvent le fait de ne pas pouvoir nous « cacher » de nos coachs ou entraîneurs. Notre coach s’aperçoit en général très vite de changements d’humeur ou fluctuations de forme. C’est aussi à notre coach que nous devons souvent rendre compte des exercices accomplis ou non selon le programme établi, ainsi que des résultats obtenus. Je ne sais pas quelle relation tu as avec ton coach ou tes entraîneurs, mais je pense que cela peut influencer la lecture de ce verset biblique. Si tu as un coach sévère et/ou qui est prompt à te réprimander, j’imagine que la lecture du passage de ce jour peut engendrer en toi une certaine crainte ou appréhension. Aussi, en tant qu’athlète, la lecture de ce passage peut nous amener à imaginer un Dieu sévère, prompt à voir nos erreurs et à nous punir en conséquence.

C’est là, une bien fausse image de Dieu.

Pour découvrir une juste image de Dieu et mieux comprendre ce verset, il est important de prendre en considération les versets suivants, notamment le v. 16 qui dit : « Approchons-nous donc du trône du Dieu de grâce avec une pleine assurance. Là, Dieu nous accordera sa bonté et nous donnera sa grâce pour que nous soyons secourus au bon moment. » Hébreux 4.16

Wow, combien ce verset est rassurant ! Nous y découvrons un coach accessible et bienveillant :

  • Dieu, notre coach Céleste est accessible. Un Dieu si grand, si puissant, Créateur de tout l’univers et pourtant, grâce à Jésus, il est possible de s’en approcher en tout temps, sans crainte.
  • Dieu est un coach bienveillant, car, lorsqu’on s’en approche, IL désire nous remplir d’amour, nous offrir sa grâce et venir à notre secours.
  • Dieu ne nous condamne pas (Romains 8.1), au contraire, IL nous aime et nous sauve (Jean 3.16-17). Avec cette perspective et cette image de Dieu, voilà qui devrait nous rendre plus confiants d’être à nu et à découvert aux yeux de Dieu et des comptes à LUI rendre.

Alors, prêt/e à t’approcher de Dieu avec confiance ?

Aujourd’hui, je t’encourage à répondre à l’invitation de l’auteur de cette lettre aux Hébreux : Approche-toi du trône du Dieu de grâce avec une pleine assurance et écris comment, près de LUI, tu découvres son amour, sa grâce et/ou son secours.

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Foi sans incrédulité


“Josué, fils de Nun, envoya secrètement de Sittim deux espions, disant : Allez, voyez le pays et Jéricho. Et ils s’en allèrent, et vinrent dans la maison d’une prostituée, nommée Rahab, et y couchèrent.” Josué 2. 1

« Quand vous serez entrés dans le pays que le Seigneur a promis de vous donner, vous accomplirez cette cérémonie. » La Bible, Exode 12:25

Les deux versets du jour racontent le même événement sous deux aspects différents.

On pourrait s’étonner que Josué renouvelle, après quarante ans, l’expérience d’envoyer des espions en Canaan. Il a été témoin, sous Moïse, des conséquences désastreuses d’une telle entreprise pour le peuple. Arrivé en face de Jéricho, il prend cependant la même décision ! Or, malgré les apparences, la résolution de Josué n’a pas les mêmes caractères que celle de Moïse, commentée récemment.

Sous Josué, les fils d’Israël sont animés d’un tout autre esprit que celui de leurs pères. Prêts à suivre leur chef, ils ne lui demandent que de se fortifier et d’être ferme. Josué prend alors une initiative dictée par la sagesse. C’est agir comme Salomon le conseillera plus tard : “Fais la guerre avec prudence” (Proverbes 20. 18). Les espions ne sont pas douze, mais deux ; ce ne sont pas des princes, mais des gens du peuple ; le peuple n’en sait rien et ils ne rendront compte de leur mission qu’à Josué seul, par prudence et discrétion. Enfin les ordres sont brefs et précis : “Allez, voyez”. Qu’on est loin de la liste d’objectifs à contrôler de Deutéronome 1. 22 et de Nombres 13. 18-21, dont chaque détail est un indice d’incrédulité ! Aussi le résultat de l’enquête des espions de Josué est-il complète­ment opposé à celui de leurs pères : “Oui, l’Éternel a livré tout le pays en nos mains ; et aussi tous les habitants du pays se fondent devant nous” (Josué 2. 24).

Autre contraste : les espions de Moïse ont rapporté “le fruit du pays” (Nombres 13. 26), dont le témoi­gnage concret a d’ailleurs été méprisé. Mais ceux de Josué en ont rapporté des âmes, celles de Rahab et des siens. Pour elle, ils n’ont pas été que des espions, ils ont été aussi des “messagers” (Jacques 2. 25). La foi de ces messagers de la grâce souveraine de Dieu a discerné la foi de Rahab. C’est pourquoi ils se sont engagés solennellement envers elle, par serment, bien qu’elle soit prostituée et appartienne à un peuple voué par Dieu à la destruction. Sans le savoir, ils accueillaient une ancêtre de notre Seigneur ! Assurément, la foi est source de sagesse, de prudence et de discernement.

PaS

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Incrédulité et foi


“L’Éternel parla à Moïse, disant : Envoie des hommes, et ils reconnaîtront le pays de Canaan, que je donne aux fils d’Israël”. Nombres 13. 2
“Envoyons des hommes devant nous, et ils examineront le pays pour nous, et ils nous rapporteront des nouvelles du chemin par lequel nous pourrons monter et des villes auxquelles nous viendrons”. Deutéronome 1. 22

Les deux versets du jour racontent le même événement sous deux aspects différents.

Environ un an et demi après la sortie d’Egypte, Israël achève sa traversée du désert pendant laquelle Dieu lui a donné la Loi. Il campe à l’entrée du pays de Canaan. Moïse rappelle au peuple la fidélité de Dieu dans ses promesses et l’encourage à prendre vail­lamment possession du pays promis. On pourrait attendre du peuple, sinon une explo­sion de joie, du moins une profonde reconnaissance mêlée à une hardiesse renouvelée. Hélas ! Pas la moindre trace de tout cela. Au contraire, la proposition du peuple d’en­voyer des espions révèle plus sa méfiance que sa prudence. Son incrédulité apparaîtra dans toute sa violence à leur retour. Les figues et l’énorme grappe de raisin qu’ils rap­portent sont des preuves concrètes de la fertilité du pays. Mais elles ne compensent pas l’effet de la description très exagérée que font les espions incrédules de la grandeur de ses villes et de leurs habitants (Nombres 13. 27-34). Pire encore, Caleb et Josué manquent d’être lapidés quand ils tentent de convaincre Israël de conquérir Canaan en s’appuyant sur les promesses et les ressources de l’Éternel (Nombres 14. 6-10).

Or, l’Éternel “qui sonde tous les coeurs” (1 Chroniques 28. 9) connaît ce “méchant coeur d’in­crédulité” (Hébreux 3. 12). Ce coeur égare Israël qui va jusqu’à accuser le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, de vouloir, par haine, sa destruction par les Amoréens (Deutéronome 1. 27). C’est donc pour mettre en évidence l’incrédulité du peuple (Deutéronome 8. 2) que Dieu, dans les Nombres, a donné à Moïse cet ordre de reconnaître le pays de Canaan. On en connaît les conséquences : quarante ans d’errance dans le désert.

Cependant la leçon n’a pas été comprise. Plus tard, Israël demandera un roi et, “dans sa colère”, Dieu ordonnera à Samuel d’exaucer cette demande (1 Samuel 8. 4-9 ; Osée 13. 11). Ce n’est pas pour blâmer Israël que ces choses sont écrites, c’est “pour notre instruction” (Romains 15. 4), pour que notre foi, comme celle de Caleb et de Josué, soit plus vraie, plus vivante, plus opérante jusque dans le détail de notre quotidien, qu’il s’agisse de nos choix, de nos priorités, de nos décisions… ou de nos prières.

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