« La foi vient de ce qu’on entend – et ce qu’on entend par la parole de Dieu”. Romains 10. 17
La composition musicale qui, pour moi, traduit le mieux est le « Messie » d’Haendel (1685-1759). C’est un oratorio, c’est-à-dire un texte religieux chanté par des chœurs et des solistes accompagnés par un orchestre. Il a été écrit pour les fêtes de Pâques et joué pour la première fois en 1741 lors de ces fêtes. Cependant, il est devenu de tradition, depuis la mort du compositeur, de le jouer pendant les semaines qui précèdent la fête de Noël.
Pratiquement chacun dans le monde occidental entendra d’une manière ou d’une autre une partie célèbre de cet oratorio : L’« Alléluia ». C’est un rappel puissant de la naissance du Sauveur, le Christ, celui qui était le Messie des Juifs.
Cet oratorio garde aujourd’hui toute sa beauté et sa force émotive. Pourquoi ? En ce qui me concerne, ce n’est ni le lyrisme ni la grandeur de la musique qui me remplissent d’admiration, mais les paroles, car cette œuvre est composée entièrement de citations tirées des livres d’Ésaïe, de Job, des Psaumes, d’Aggée, de Malachie, de Zacharie, de Matthieu, de Luc, de Jean, de Romains, de 1 Corinthiens et de l’Apocalypse !
Le « Messie » est divisé en trois parties. La première attire l’attention de l’auditeur sur les prophéties qui révèlent le plan de Dieu envers l’humanité : le salut en vertu de l’œuvre de son Fils, le Messie. La deuxième partie a essentiellement pour thème la naissance de notre Seigneur, sa vie, son œuvre rédemptrice sur la croix, sa résurrection et son ascension. L’« Alléluia », universellement connu, termine cette deuxième partie. La troisième est une hymne de reconnaissance pour le triomphe de Jésus sur le péché et la mort. Elle ravit aussitôt l’auditeur par le chant d’un soliste : “Je sais que mon Rédempteur est vivant” (Job 19. 25) et se termine par le choeur : “Digne est l’Agneau qui a été immolé de recevoir la puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et bénédiction” (Apocolalypse 5. 12).
Le « Messie » est sans aucun doute la composition musicale chrétienne le plus souvent jouée. Si cette oeuvre exerce une telle attraction sur les croyants, c’est parce que les textes chantés du « Messie » racontent l’histoire du salut en citant directement la Parole de Dieu. Pourtant, peu d’hommes connaissent ce cantique grandiose. Mais bientôt, tous les croyants, Juifs et non Juifs, chanteront le chœur final, le “cantique nouveau” (Apocalypse 5. 9) !
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