Pour la suite de notre série sur les divins contrastes, intéressons-nous aujourd’hui à la force et à la douceur de Dieu.
« Il se réveilla, parla sévèrement au vent et ordonna au lac : Silence ! Tais-toi ! Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Puis il dit à ses disciples : Pourquoi avez-vous si peur ? Vous ne croyez pas encore ? Mais eux furent saisis d’une grande crainte ; ils se disaient les uns aux autres : Qui est donc cet homme pour que même le vent et le lac lui obéissent ? » Marc 4.39-41
Qui est donc cet homme ? Cette question est posée par les disciples, juste après avoir expérimenté l’incroyable puissance de Jésus face aux éléments de la terre et en même temps sa proximité et sa douceur face à leurs craintes.
La force souveraine du Créateur de l’univers et la douceur infinie, comparable à un parent qui berce son enfant ou à un berger qui prend soin de ses brebis : deux qualités de Dieu inséparables !
En sport, il est rare de voir ces deux qualités combinées. La plupart du temps, l’importance est mise sur la force à déployer, mais sans la notion de douceur qui est souvent faussement assimilée à une faiblesse. Et pourtant, la « force tranquille » n’est-elle pas l’une des caractéristiques de grands champions ?

« L’homme au cœur sage est appelé intelligent, et la douceur des lèvres augmente la force de persuasion. » La Bible, Proverbes 16:21
Je vois en Jésus, le grand Vainqueur du monde, Jésus !
Dans la Bible deux mots grecs décrivent cette notion de force tranquille :
“Praütès” signifiant : « force maîtrisée », « humilité » ou encore « douceur d’esprit ». Dans la Grèce antique, ce mot était utilisé pour décrire un cheval sauvage que l’on avait réussi à dompter. L’animal possède toujours sa force brute, son énergie et sa puissance, mais sa volonté est désormais soumise à la main de son cavalier.
“Makrothumia” signifiant : « patience courageuse », « endurance » ou « constance ». C’est la capacité à endurer des situations difficiles, des provocations ou des offenses sans éclater de colère et même en ayant le pouvoir ou la force de punir. C’est une réelle force de caractère qui reste stable et paisible au milieu du chaos.
Aussi, cette force tranquille incarnée par Jésus n’est pas un signe de fragilité ou de passivité, c’est au contraire la force absolue. Une puissance qui choisit délibérément de ne pas détruire, qui refuse d’utiliser la violence légitime pour imposer sa paix, mais qui agit avec calme, retenue et bienveillance.
Plusieurs personnages bibliques ont rencontré ce Dieu fort et doux à la fois, à l’image d’Esaïe, lorsque Dieu passe devant lui avec un vent violent, un tremblement de terre et un feu, mais le rejoint au travers d’un murmure doux et léger (1 Rois 19.11-12) ou de Moïse qui rencontre et converse avec Dieu par le biais d’un buisson ardent (Exode 3).
Et toi, quelles expériences as-tu faites de la force maîtrisée et de la patiente douceur de Dieu dans ta vie ?
Comment peux-tu développer ces qualités que sont la douceur, la maîtrise de soi et la patience tant dans ta vie sportive que dans tous les autres domaines ?
Source pour les définitions des mots grecs : Google Gemini
Sandrine Ray
Aumônière en milieu sportif


