Un pharisien accepte de changer


“Joseph d’Arimathée… demanda à Pilate l’autorisation d’enlever le corps de Jésus; et Pilate le permit. Il vint donc et enleva le corps de Jésus. Nicodème aussi, celui qui au commencement était allé de nuit vers Jésus, vint, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres. Ils prirent le corps de Jésus et l’enveloppèrent de linges, avec les aromates, comme les Juifs ont coutume d’ensevelir”. Jean 19. 38-40

« … Vous n’êtes plus sous la loi mais sous la grâce. » La Bible, Romains 6:14

Dans l’évangile de Jean, l’apôtre présente trois fois Nicodème, un pharisien docteur de la Loi, chef des Juifs. Pour voir Jésus qu’il ne connaît que de réputation, il vient de nuit (Jean 3). À cause de son statut social, il n’ose pas rencontrer ouvertement cet homme qui dérange l’ensemble des pharisiens par ses enseignements et ses miracles. Jésus lui révèle le mystère de la nouvelle naissance et Nicodème semble écouter avec intérêt.

Nicodème a sans doute été interpellé par ce que le Seigneur lui a enseigné cette nuit-là car, à une autre occasion, Jean indique qu’il prend parti nettement pour Jésus alors que beaucoup s’interrogent sur son identité et que les pharisiens souhaitent faire mourir ce gêneur (Jean 7).

Enfin, il se retrouve à Golgotha avec Joseph d’Arimathée qui a reçu de Pilate l’autorisation d’enlever de la croix le corps de Jésus afin de l’ensevelir.

Nous ne savons pas ce que Nicodème avait compris du message de Jésus lors de leur première rencontre, mais le courage dont il fait preuve face aux pouvoirs publics montre sa foi. Se soucier d’un condamné, c’est s’associer à lui et devenir soi-même suspect. Cela Nicodème l’assume sans hésiter puisqu’il prend soin du corps de Jésus avec Joseph d’Arimathée, après avoir apporté tout ce qui était nécessaire pour la sépulture. C’était se déclarer ouvertement pour le crucifié.

Remarquons que, dans cette circonstance, il ne respecte pas le rituel de la pureté défini dans la Loi qu’il connaissait bien, comme pharisien. En effet, le fait de vouloir envelopper de linges avec les aromates le corps de Jésus suppose de le toucher et par conséquent de contracter l’impureté liée à la mort. Avec Joseph d’Arimathée, il accomplit ce geste plein de respect et d’amour, à la veille de la fête de Pâques, ce qui le privera d’y participer. C’est dire combien son attachement au Seigneur dépasse les exigences de la Loi! Son geste démontre un amour réel pour celui dont il était devenu le disciple.

Cet exemple nous invite à dépasser nos convictions, les plus légitimes en apparence, quand elles font obstacle à notre communion avec le Seigneur.

P.a.S

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