Contempler la gloire du Fils


“La Parole devint chair et habita au milieu de nous (et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père)”. Jean 1. 14

Nous disons volontiers que Jésus a « voilé » sa gloire sous un corps humain quand il était sur la terre. En effet, sa gloire personnelle de Fils de Dieu n’a été que rarement visible.

Jésus est venu dans ce monde dans la plus grande humilité. Sa gloire divine n’aurait pas pu être supportée par l’homme pécheur : elle l’aurait anéanti. Dès l’entrée du péché dans le monde, à la seule voix de l’Éternel Dieu, l’homme a peur de Lui et se cache (Genèse 3. 8). Pourtant, Dieu voulait amener l’homme dans sa proximité, mais cela n’était pas possible avant la venue de Jésus. L’Éternel ne pouvait pas montrer sa gloire, même à Moïse qui en avait exprimé le désir : “Fais-moi voir, je te prie, ta gloire” (Exode 33. 18). Dieu cache Moïse dans la fente (ou le creux) d’un rocher pour lui permettre de regarder, par-derrière (Exode 33. 21-23).

Le disciple Jean a été particulièrement saisi par la personne de Jésus. Dans son évan­gile, il dit avoir contemplé la gloire de Jésus, le Fils unique de Dieu. Cette gloire qui pouvait être contemplée dans l’humble Jésus de Nazareth, cette merveille d’une vie ab­solument parfaite vécue sur cette terre, était de caractère moral : gloire de l’obéissance du Fils, gloire de l’humilité, gloire de l’amour si grand qu’il s’est abaissé jusqu’à nous, gloire de sa miséricorde qui se plaît à guérir toutes les blessures, même les plus enfouies dans l’inconscient. Sa gloire morale n’aveugle personne, n’écrase personne. Mais tous ne la discernent pas : dans son orgueil, l’homme n’arrive pas à en percevoir la beauté car il regarde aux apparences. La beauté cachée de Christ n’était appréciée que de Dieu seul. Les disciples eux-mêmes n’ont pas vraiment vu la gloire de Jésus durant son ministère. Il a fallu que le Saint Esprit leur soit donné pour la leur rappeler et leur permettre de l’apprécier.

Aujourd’hui, en lisant les Écritures et conduit par le Saint Esprit, le croyant peut, par la foi, méditer les divers aspects de cette gloire. C’est l’objet de la prière de Jésus : “Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où je suis, moi, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la création du monde.” (Jean 17. 24).

PaS

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