“Il vient pour la troisième fois et leur dit : Dormez dorénavant et reposez-vous. C’est suffisant. L’heure est venue. Voici, le Fils de l’homme est livré entre les mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voici, celui qui me livre s’est approché.” Marc 14. 41, 42
À Gethsémané, quelques instants avant de se laisser prendre, Jésus, le Fils de l’homme, dit à ses disciples : “Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort” (Marc 14. 34). Personne ne peut sonder ce qu’est alors l’angoisse profonde de son âme très sainte dans ce suprême combat avant la croix. Il invite ses disciples à demeurer avec lui et à veiller. La face contre terre, Jésus est saisi d’un grand effroi parce que lui, le saint, le juste, le parfait, va devoir prendre nos péchés sur lui et être “fait péché” (2 Corinthiens 5. 21) à notre place.
Il nous est impossible de comprendre ce qu’ont été les souffrances de l’expiation, le jugement que mérite le péché, ce que représente le châtiment éternel des coupables. Tout cela, notre bien-aimé Sauveur l’a mesuré, éprouvé jusqu’au fond de lui-même et nous assistons à son amère détresse. Écoutons-le s’écrier “Abba” (« père » en araméen), exprimant ainsi la plus intime de ses relations avec le Père : “Abba, Père, pour toi, tout est possible ; fais passer cette coupe loin de moi ; toutefois non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi !” (Marc 14. 36). La coupe est devant lui, remplie de la colère de Dieu contre nos péchés. Il devra l’accepter et, seul, la boire jusqu’à la dernière goutte.
Nous qui, hélas, nous habituons au péché parce qu’il est le propre de notre vieille nature (Romains 7. 22‑25 ; 8. 7), nous avons devant nous celui en qui il n’y avait pas de péché (1 Jean 3. 5), qui n’a pas commis de péché (1 Pierre 2. 22), qui n’a pas connu le péché (2 Corinthiens 5. 21). C’est sur cet Agneau sans défaut que notre péché va être placé comme s’il était le sien (Lévitique 16. 21, 22).
Devant l’incapacité des disciples à entrer dans les souffrances qui allaient être sa part, Jésus s’approche des siens, plein d’amour, pour leur dire : « C’est suffisant ». C’est lui qui va répondre pour eux et pour nous devant Dieu. Nous pouvons maintenant nous reposer sur son oeuvre parfaite. Avec reconnaissance, disons-lui notre profonde adoration.
PaS
Si tu veux réagir ou poser une question, clique sur l’enveloppe.
![]()


