Les jours de l’homme


“Les hommes de sang et de fourbe (ou de fraude) n’atteindront pas la moitié de leurs jours”. Psaume 55. 23
“J’ai dit : Mon Dieu, ne m’enlève pas à la moitié de mes jours !” Psaume 102. 24

« La gloire de l’Eternel reposa sur le mont Sinaï et la nuée le recouvrit pendant 6 jours. Le septième jour, l’Eternel appela Moïse du milieu de la nuée. » La Bible, Exode 24:16

De nombreux passages de la Bible établissent clairement que la durée de la vie de l’homme dépend de Dieu, que cet homme soit croyant ou non. En vertu de sa souveraineté, Dieu met fin à la vie : il la prolonge ou l’abrège. Mais il n’agit pas arbitrairement. Certains critères dont il tient compte pour écourter une vie nous sont révélés. Ainsi le verset du Psaume 55 retentit comme une sentence contre “les hommes de sang et de fourbe” (ou de fraude), parmi lesquels on peut citer le jeune Amalékite de 2 Samuel 1. 16 et Judas l’Iscariote. Ce verset laisse d’ailleurs supposer le genre de mort dont ces méchants sont frappés ; ce sont des morts violentes comme celle de Joab, déloyal et homicide (1 Rois 2. 31, 33) ou celle d’Akhitophel, le traître (2 Samuel 17. 23). Mais n’y a-t-il que les hommes de sang et de fraude qui meurent au milieu de la vie ?

Dans sa prière, l’homme affligé, auteur du psaume 102, répand par l’Esprit sa plainte devant l’Éternel en des termes qui annoncent les souffrances de Jésus durant tout son ministère. Jésus, dans la bouche de qui “il n’y avait pas de fraude”, a été “l’homme de douleurs” (Esaïe 53. 3) et il a été également le substitut de l’homme pécheur, car “lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois” (1 Pierre 2. 24). Il a été angoissé par la perspective de subir le même jugement que ceux dont les actes sont haïs de Dieu. Parmi eux figurent “la langue fausse et les mains qui versent le sang innocent” et “le faux témoin qui profère des mensonges” selon Proverbes 6. 16-19.

Jésus, qui n’était qu’un avec son Père, connaissait et partageait la haine et l’horreur que Dieu ressentait devant les manifestations les plus violentes et les plus viles du péché. Et pourtant il a été traité comme ces pécheurs. C’est pourquoi, à trente-trois ans environ, c’est-à-dire la moitié de l’espérance de vie de l’homme selon le Psaume 90. 10, il s’est écrié : “Mon Dieu, ne m’enlève pas à la moitié de mes jours !”. Arrêtons-nous pour penser à tout ce que cette supplication contient de souffrances et d’angoisse, celles de “l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde” (Jean 1. 29) !

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