In extremis


“Il se lève alors un grand tourbillon de vent, et les vagues se jetaient dans la barque, au point qu’elle se remplissait déjà. S’étant réveillé, il reprit le vent, et dit à la mer : Silence, tais-toi ! Le vent tomba et il se fit un grand calme”. Marc 4. 37, 39

« Dieu dit: Au temps favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut. » La Bible, 2 Corinthiens 6:2

Jésus aurait pu préparer un temps calme pour cette traversée exécutée sur son ordre après une journée de travail. Il aurait pu épargner à ses disciples des angoisses bien légitimes en face d’une tempête qui menaçait de les engloutir.

Mais il permet au vent de s’élever, de tourbillonner, de soulever des vagues qui remplissent déjà la barque. Car dans sa grâce, il veut les enseigner, leur montrer d’une manière pratique et inoubliable qu’ils doivent avoir foi en lui, en sa bonté, en sa puissance.

Jésus paraît complètement étranger à leurs efforts pour se sortir de cette situation périlleuse : il dort, à l’arrière du bateau, la tête sur un oreiller. Quand les disciples se reconnaissent à bout de ressources et se croient perdus, ils crient à lui. Il leur montre alors sa puissance en arrêtant l’épreuve d’une manière impressionnante.

Plus tard, les disciples seront laissés seuls comme témoins de leur Maître. Ensemble, ou chacun dans ses circonstances, ils se sont sans doute souvenus de cette délivrance merveilleuse, survenue « in extremis » ! Pensons à Pierre emprisonné à Jérusalem, à la veille de sa comparution devant Hérode et risquant d’être exécuté (Actes 12. 6) : cette nuit-là, il est entre deux soldats, lié de deux chaînes ; des sentinelles, devant la porte, gardent la prison… Mais Pierre avait appris la leçon : il a mis sa confiance dans le Seigneur et il dort !

Hudson Taylor raconte que, partant à vingt ans pour la Chine sur un petit voilier, il essuya lui aussi plusieurs tempêtes qui le mirent au bord du naufrage. Il réalisa que Dieu lui apprenait à mettre sa confiance en Lui pour le préparer à faire face aux difficultés qu’il rencontrerait dans l’évangélisation de la Chine.

Apprécions toujours avec reconnaissance la bonté du Seigneur quand il aplanit notre chemin, ouvre des portes, facilite notre vie. Mais ne paniquons pas quand il permet l’épreuve, même si celle-ci paraît au-dessus de nos forces et prête à nous engloutir. C’est Lui qui la permet et qui est tout-puissant pour nous en faire sortir, souvent « in extremis ».

P.a.S

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