Notre pain


“Celui qui a l’œil bienveillant sera béni, car il donne de son pain au pauvre”. Proverbes 22. 9
« Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours”. Ecclésiaste 11. 1

« Jésus répondit: Il est écrit: L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » La Bible, Matthieu 4:4

Dans le contexte historique des livres dont sont extraits les deux versets cités, le pain représente l’aliment de base de notre nourriture et, par extension, nos biens matériels. Le premier verset est un encouragement à la bonté envers le pauvre, manifestée par la générosité du donateur et récompensée par la bénédiction divine. Le second est surtout un stimulant pour notre foi: se défaire de ce qui nous est nécessaire, même si, en apparence, l’utilité de s’en séparer n’est pas évidente. C’est s’en remettre à Dieu pour qu’il l’utilise à sa gloire et pour la bénédiction de ceux qui manquent du nécessaire (2 Corinthiens 9. 8). Voilà un premier message que le Nouveau Testament confirme, que ce soit dans les évangiles ou dans les épîtres.

Ces encouragements nous ouvrent un champ d’action où nous pouvons progresser, mais ils ne se limitent pas aux biens matériels. Aujourd’hui, parmi nos contemporains, qui est le pauvre, le plus pauvre de tous? C’est celui qui ignore tout de l’amour de Dieu, du salut éternel, de son “auteur” le Christ (Hébreux 5. 9), de son œuvre à la croix et de sa résurrection. Jésus a affirmé au début de son ministère: “L’Évangile est annoncé aux pauvres” (Matthieu. 11. 5). Ces pauvres n’étaient pas uniquement des nécessiteux! Et le pain que nous avons à distribuer à ces pauvres, c’est aussi la Parole de Dieu elle-même, souvent symbolisée par le pain; c’est encore celui qu’elle révèle: Jésus, “le pain de vie”, “le pain vivant qui est descendu du ciel” (Jean 6. 35, 51).

Il en est de même pour ce que nous sommes exhortés à jeter sur la face des eaux. C’est le même pain, c’est la Parole de Dieu, c’est le message divin: le Fils de Dieu, “descendu du ciel” et mort pour nous. Seulement, pour le faire dans les divers services que Dieu nous confie, il faut une foi vivante. Car jeter du pain sur les eaux, figure du monde agité, paraît un acte insensé, c’est risquer de le perdre. Et pourtant la Parole est formelle: “Tu le trouveras après bien des jours”, autrement dit: Ton travail “n’est pas vain dans le Seigneur” (1 Corinthiens 15. 58). Générosité et foi sont deux vertus nécessaires dans notre témoignage, tant matériel que spirituel!

P.a.S

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Un commentaire pour Notre pain

  1. pepscafe dit :

    Bonjour ! Merci pour cette méditation !
    Sinon, faut-il traduire « après bien des jours » ou « dans bien des jours » ?
    Dans le second cas, cela signifierait que nous retrouverions cette singulière offrande spontanée, insensée, la recevant en échange de nombreuses fois, dans bien des jours. Elle ne nous serait donc pas restituée selon une simple symétrie, selon le raisonnable postulat de la physique par lequel à chaque action correspond une action égale et contraire, et ne nous serait pas rendue comme un prêt ou un remboursement, mais nous la retrouverions multipliée au fil des jours. Car la grâce ajoute du sien et largement, pour récompenser celui qui offre son propre pain au courant. Au généreux, elle rend avec excès.

    Fraternellement et à bientôt !
    Pep’s

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