La charrette


« Tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses, mais une seule chose est nécessaire. » Luc 10 : 41-42

Il était une fois un homme qui rencontra Dieu dans une splendide vallée. Dieu lui demanda comment il allait ?
« Mais bien, lui répondit l’homme. Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi aujourd’hui ? »
Dieu lui répondit que cela tombait bien, qu’il avait justement besoin de quelqu’un pour tirer une charrette contenant trois pierres au sommet de la colline. L’homme était ravi de faire quelque chose pour Dieu qu’il accepta tout de suite sa demande. La charrette lui semblait en bon état et les pierres pas trop lourdes.
« Où veux-tu que je l’emmène ? » lui demanda l’homme. Dieu déplia une carte et lui donna quelques instructions bien précises sur le chemin à faire. Puis il le remercia pour son engagement.

L’homme se mit en marche, heureux et motivé. La charrette le tirait un peu, mais le chargement lui semblait léger. Il sentait le soleil qui réchauffait son dos, le vent qui caressait ses cheveux, et il admirait la nature tout en sifflotant. Il était heureux de servir Dieu !

Après quelques virages, il parvint à un village. Oh, il n’était pas bien grand. Les gens y paraissaient accueillants. Alors qu’il traversait ce village, un habitant l’accosta et lui demanda où il allait ainsi ?
« Je vais livrer ces 3 pierres au sommet de la colline. C’est Dieu qui m’a confié ce job ! »
Et voilà que l’habitant s’écrie : « Waw, ça alors, vous ne le croirez pas ! Ce matin, je priais pour savoir comment j’allais transporter ce morceau de rocher au sommet de la montagne… et voilà que vous passez par là ! Vous pouvez le transporter pour moi, vous êtes la réponse à ma prière ! »
L’homme sourit et pensa que Dieu n’était sûrement pas contre ce service. Donc c’est bien volontiers qu’il chargea le rocher avec les trois pierres.

Et il reprit la route. La charrette lui paraissait un peu plus lourde, il sentait les à-coups à chaque bosse. Il réajusta souvent le poids de son chargement, en chantonnant, heureux d’aider un frère alors qu’il servait Dieu.

Un peu plus tard, il atteignit un autre petit village où logeait un de ses amis qui lui offrit un verre d’eau.
« Tu montes sur la colline ? » lui demanda son vieil ami. L’homme lui expliqua sa « mission » avec enthousiaste. Son ami lui dit alors qu’il devait apporter ce sac de cailloux là-haut mais qu’il n’avait pas le temps de le faire et que cela l’arrangerait qu’il le fasse pour lui.
L’homme accepta en se disant que cela ne devait pas être un problème, qu’il allait s’en occuper et qu’il trouva une petite place sur la charrette pour ce nouveau fardeau. Il salua son ami et repartit.

Ah, la charrette tirait bien sur ses bras, mais ce n’était pas pénible. Comme il attaquait la montée de la colline, il sentit alors le poids des trois pierres, du rocher et des cailloux. Mais il était toujours content d’aider un ami, Dieu serait certainement fier de l’énergie et de l’aide qu’il fournissait.

Un petit arrêt après l’autre, la charrette se remplit de plus en plus. L’homme sentait le soleil tapant fort sur son dos, il avait mal aux épaules, il ne chantait plus, la joie avait disparu et l’amertume prenait place. Ce n’était certainement pas ce pourquoi il s’était engagé ce matin. Dieu lui avait confié une tâche au-dessus de ses forces, pensait-il !

La charrette semblait si lourde, il avançait péniblement. Frustré, l’homme voulait abandonner. C’est alors que la charrette se renversa sur ses mollets et le blessa !
L’homme éclata en colère à Dieu : « Aïe, ah j’en ai assez ! Dieu, tu es dur avec moi, Tu ne peut pas attendre de moi que je traîne cette charrette jusqu’au sommet ! Je pensais que tout irait bien, car c’est toi qui m’as confié ce travail. Mais là, je suis crevé. Je laisse tomber. Tu devras trouver quelqu’un d’autre, je ne suis pas assez fort, moi ! »

Alors qu’il gémissait, Dieu s’approcha de lui et lui demanda s’il avait un problème. L’homme lui montra son mollet et la charrette trop lourde et lui cria que ce travail était trop dur pour lui, qu’il n était pas capable de le faire !
Dieu s’approcha de la charrette et commença à en sortir les cailloux. « Qu’est-ce que ça ? demanda-t-il.
« Ce sac appartient à mon ami du village pas loin d’ici. Il n’avait pas le temps de le porter lui-même. Alors je me suis dit que je pouvais l’aider. »
« Et c’est quoi ceci ? » « Et cela ? » demanda Dieu en continuant de vider la charrette. Il en sortit les choses lourdes aussi bien que légères et les laissa tomber sur le sol.

L’homme restait silencieux.

« Si tu te contentes de laisser les autres porter leurs fardeaux, lui dit Dieu, je t’aiderai à assumer ta tâche ! »
L’homme s’exclama : « Mais j’ai promis d’aider ces gens ! Je ne peux pas abandonner ces choses ici ! »
Laisse les autres s’occuper de leurs affaires, lui dit gentiment Dieu. Je sais que tu essaies d’aider, mais lorsque tu es alourdi de tous ces soucis, tu ne peux pas faire ce que je t’ai demandé à toi ! »

L’homme se redressa, réalisant soudain la liberté que Dieu lui offrait. « Donc tu veux dire que je ne dois prendre que les trois pierres ? », demanda-t-il.
« C’est ce que je t’ai demandé de faire, lui dit Dieu en souriant. Mon joug est doux, et mon fardeau léger. Je ne te demanderai jamais de porter plus que tu ne le peux ! »

Alors l’homme dégagea un large sourire, il saisit la charrette et repartit en laissant le reste du chargement au bord de la route. Il sentait encore des courbatures aux bras, mais tout lui paraissait plus léger. Il entonna un chant et sentit à nouveau le vent dans ses cheveux et la chaleur du soleil qui lui caressait le dos. Tout joyeux, il atteignit le sommet.
Ah quelle belle journée ! Il avait fait ce que Dieu lui avait demandé.

***

Cette histoire m’a beaucoup remuée, car combien de fois je me suis sentie comme cet homme, surchargée, accablée et écrasée. Tout commence avec de la joie, puis cela devient lourd et j’ai alors envie d’abandonner.
Rien n’est plus pénible à assumer qu’une charge que nous ne sommes pas appelés à porter. Dieu nous demande effectivement de porter les fardeaux les uns des autres, mais pas d’intervenir et de faire ce que les autres n’ont pas envie de faire eux-mêmes.
Dieu ne nous demande pas de satisfaire les besoins de tout le monde ! Parfois on peut être surpris par le peu que Dieu exige de nous ! Contrairement à ce que les gens croient, nous ne pouvons pas tout faire ! Nous ne sommes même pas censés essayer !

Dieu ne nous demande que de tirer notre charrette avec ses trois cailloux, et c’est tout! Pas plus, pas moins ! Et il a promis qu’Il sera là pour nous aider. Et moi, je suis la championne pour y ajouter plein d’autres fardeaux, comme mes programmes journaliers, mes attentes, mon mari, les enfants, une amie qui va mal, etc… et du coup, j’en peux plus, je me fâche, je monte les tours et tout va mal !

« Une seule chose est nécessaire ! » Qu’est-ce donc ? La communion avec Jésus, donc de passer du temps avec lui, à lui parler, à le prier… Et cette chose sera la part qui nous ne sera pas enlevée ! On ne trouvera pas cette communion en s’affairant à la « cuisine »… Non, on la trouvera au « salon », à boire un thé avec Dieu, comme on le ferait avec un ami qui vit dans notre appartement. Régulièrement, aller « se poser » avec Dieu et causer.

Ralentir, prendre le temps, avancer léger… Et Dieu sera là pour vous aider !

Jess

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7 commentaires pour La charrette

  1. randrianilaina dit :

    Merveilleuse histoire! Dieu est merveilleux!

  2. los dit :

    merci ma chère! il est important quelquefois de revenir à l’essentiel! encore merci!

  3. Landry dit :

    merci beaucoup pour ce message maintenant je croit que je ferai comme ça

  4. Florence Cap dit :

    oui c,est vrai on veut quelque foi faire plus que Dieu nous demande aprenons a lui laisser nos fardeau sans vouloir lui reprendre

  5. je suis trop ravi pr cet oeuvre de la croix de Golgothta , la seule qui change vos idees seule Dieu qui voit dnas le secret , la seule personne qui qui change tt , L’homme de galilee , Jesus Christ .
    Brother Lokaso Ldjima MIchael

  6. Pyrrha dit :

    Bonjour, Cela m’a fait énormément du bien de lire cette pensée! Merci seigneur permis d’avoir permis que je lise cette pensée.Lydia

  7. Ping : Il connaît ma souffrance | www.la-Bible.info

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