Être premier en servant


Qu’il n’en soit pas ainsi parmi vous. Au contraire : si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur, si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. Car, de même, le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup.” Matthieu 20.26‑28

En sport, les athlètes s’entraînent très dur pour devenir des champions, pour gagner des épreuves importantes. Lors de ces échéances importantes, la concentration est au maximum, il s’agit de pouvoir donner son 100% à l’instant T.

Imagine que tu sois aux Championnats du Monde. Durant la compétition, un de tes concurrents se trouve en difficulté et tu as la possibilité de l’aider, oserais-tu lui venir en aide au risque de te déconcentrer et de te faire perdre l’épreuve ?

J’ai été personnellement très surprise de voir le paralympien allemand Markus Rehm aider son concurrent lors des derniers Championnats du Monde de Para-athlétisme à Paris. Durant l’épreuve de saut en longueur, l’un de ses concurrents avait un problème à l’une de ses prothèses qui est tombée lors de plusieurs de ses sauts. A chaque fois que l’incident est arrivé, Markus, dont le métier est prothésiste-orthésiste, a accouru et pris le temps d’aider son concurrent. La commentatrice a même évoqué que cela est plutôt habituel pour Markus, qui prend du temps à régler les problèmes de prothèses des autres athlètes lors de la plupart de ses compétitions. Quelle abnégation !

    

Rendre service n’a pas empêché Markus de gagner cette épreuve et de devenir ainsi Champion du Monde. Il est également le détenteur du record du monde de sa catégorie.

Dans le passage biblique d’aujourd’hui, Jésus fait la leçon à ses disciples, alors que ces derniers souhaitaient une place importante auprès de Lui. Jésus leur répond que celui qui veut être grand doit être un serviteur, que celui qui veut être le premier doit s’abaisser. Le champion aux yeux de Dieu n’est pas forcément celui qui termine premier de l’épreuve, mais celui qui a un cœur de serviteur et qui aime son prochain comme soi-même.

Au-delà d’être Champion du Monde de saut en longueur, Markus Rehm est un champion du cœur à mes yeux. Il m’a donné une vraie leçon de vie et m’a inspiré par son courage d’oser aimer son prochain non seulement durant une compétition si importante, mais aussi quand de nombreuses personnes lui conseilleraient plutôt de rester concentré sur lui-même et ses perfs.

Et toi, serais-tu prêt à oser servir ton prochain dans des moments, où tu ne serais pas censé le faire, voire même où il est déconseillé de le faire ?

Ma prière est que Dieu nous donne la force, le courage et la sagesse d’agir et d’aimer notre prochain lorsque les occasions de le faire se présentent à nous.

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Parfaitement Dieu, parfaitement homme


“La Parole devint chair et habita au milieu de nous (et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité”. Jean 1. 14

La Parole devint chair”. Ces quatre mots décrivent un fait exceptionnel : le Fils de Dieu, Dieu Lui-même, sans cesser d’être Dieu, est devenu un homme en tous points semblable à nous, à part le péché.

C’est un grand mystère. Le Seigneur Jésus est à la fois parfaitement Dieu et parfaite­ment homme. Il était bien nécessaire qu’il en soit ainsi pour qu’il puisse devenir le mé­diateur entre Dieu et les hommes. Dieu est inaccessible depuis la désobéissance d’Adam qui a creusé un fossé entre Lui et l’humanité pécheresse. Il fallait donc que quelqu’un se charge du message de l’amour divin et le rende visible aux hommes.

Seul Jésus, étant Dieu, connaissait cet amour et pouvait, étant homme, le mettre à la portée de ceux au milieu desquels il habitait. C’est ce qu’il a réalisé parfaitement durant sa vie terrestre, donnant à son Père l’immense satisfaction de voir en lui un homme répondre en tout point à ce qu’il attendait.

C’est aussi par l’incarnation que le Fils de Dieu est devenu l’Agneau de Dieu qui donne sa vie pour les pécheurs et expie leurs fautes. Il fallait qu’il soit homme pour mou­rir et accomplir l’oeuvre de la rédemption.

Maintenant, ressuscité et à la droite de Dieu, il reste dans la gloire un homme qui se souvient de tout ce qu’il a enduré sur la terre et qui, de ce fait, est capable de “compa­tir à nos faiblesses” (Hébreux 4. 15). “Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin de recevoir miséricorde et de trouver grâce, pour avoir du secours au moment opportun” (Hébreux 4. 16).

Enfin, parce qu’il a été homme, nous avons en lui un modèle à suivre et nous sommes invités à être ses imitateurs : “C’est un exemple que Je vous ai donné : comme Je vous ai fait, Moi, vous aussi faites de même” (Jean 13. 15).

P.a.S

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Joie dans les épreuves


Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit la persévérance. Mais il faut que la persévérance accomplisse parfaitement sa tâche afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu’il ne vous manque rien.” Jacques 1.2-4

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« Frères et sœurs, nous vous faisons connaître la grâce que Dieu a accordée aux Eglises de la Macédoine: au milieu même de la grande épreuve de leur souffrance, leur joie débordante et leur pauvreté profonde les ont conduits à faire preuve d’une très grande générosité. » La Bible, 2 Corinthiens 8:1-2

Derrière les para-athlètes se cachent de nombreuses histoires de vie douloureuses. Que le handicap soit causé par une malformation de naissance, par une maladie ou par un accident, aucun de ces sportifs n’a été épargné par les épreuves. Ce qui m’a le plus frappé en les écoutant, c’est que la plupart sont joyeux et ce malgré de grandes difficultés persistantes au quotidien. Certains m’ont également confié qu’ils ne souhaiteraient pas d’une vie différente, car malgré le handicap, ils y voient aussi les belles et bonnes choses et toute la richesse que ces épreuves apportent à leur vie.

Il semble que l’Apôtre Paul a lui aussi découvert cette réalité au-travers des nombreuses épreuves et cassures vécues tout au long de sa vie. Lui qui a vécu des persécutions, des maltraitances physiques, de la prison, n’est-ce pas incroyable qu’il nous encourage à considérer les épreuves comme un sujet de joie complète ?

Cela paraît tellement illogique et insensé !

Et pourtant est-il possible de trouver du bon dans chaque souffrance ou épreuve ?

Durant une épreuve de saut en longueur pour des athlètes amputés des membres inférieurs, j’écoutais la commentatrice expliquer pourquoi la majorité de ces sportifs choisissent leur prothèse comme « pied d’appel ». L’une des raisons évoquées est que la plupart des blessures des sauteurs en longueur sont au niveau des tendons de la cheville sur laquelle ils s’élancent. Ainsi, en s’élançant depuis leur prothèse, ce risque de blessure n’existe plus.

Voici donc un avantage réel et concret d’avoir une prothèse pour ce sport. Cet exemple m’a fait prendre conscience qu’il est certainement possible de trouver du bon en chaque difficulté ou souffrance.

Le passage biblique de ce jour indique aussi que l’un des grands avantages d’une épreuve est la production d’un élément indispensable à notre vie de foi : la persévérance !

Mieux encore, il est dit que cette persévérance nous permettra d’être sans défaut (une autre traduction dit : un état d’adulte, plein de force) et de ne manquer de rien.

Et toi, comment est-ce que tes épreuves pourraient devenir un sujet de joie complète ?

Arrives-tu à trouver du bon ou un avantage à l’épreuve que tu vis en ce moment ou que tu as vécue dernièrement ?

Si ces questions sont pour toi impossibles à répondre, je t’invite à demander à Dieu de t’aider à découvrir plus à ce sujet.

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Apprenons de l’aigle


“Ta jeunesse se renouvelle comme celle de l’aigle”. Psaume 103. 5
“Les jeunes gens seront las et se fatigueront, et les jeunes hommes deviendront chancelants ; mais ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force ; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles ; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas”. Esaïe 40. 30, 31

« Voici ce que dit le Seigneur, l’Eternel: Un grand aigle, d’une grande envergure, aux longues ailes, couvert de plumes de toutes les couleurs… » La Bible, Ezéchiel 17:3

Dans votre service pour le Seigneur, vous sentez-vous fatigué, à bout de forces ? Vous demandez-vous jusqu’à quand vous pourrez continuer à soutenir le même rythme ?

Beaucoup de serviteurs de Dieu, dans leur grande fatigue, ont crié à Dieu. Et ils se sont posé des questions : Suis-je à la hauteur de la tâche (2 Corinthiens 2. 15-16) ? Où trouver de nouvelles forces ?

Apprenons une leçon de l’aigle. La Bible fait de nombreuses allusions à sa longévité, sa force, sa rapidité, l’acuité de sa vision (on dit qu’il peut voir un lièvre à un kilomètre !), son aire inaccessible et au soin qu’il prend de sa couvée. Quand la Bible nous dit : “Ta jeunesse se renouvelle comme celle de l’aigle”, serait-il éternel ? Bien sûr que non ! Pour comprendre la comparaison, il faut savoir que l’aigle renouvelle son plumage tous les ans. Sa capacité de voler n’en est pourtant pas affectée : pendant la longue période de mue où il perd ses plumes, il les renouvelle d’une manière symétrique. Il sait aussi remarquablement économiser ses forces en utilisant les vents pour planer, ou les courants chauds ascendants pour s’élever dans les airs.

De même, les enfants de Dieu, avec des forces renouvelées, peuvent s’élever au-dessus des hommes et des circonstances pour tout considérer d’en haut, avec Lui et comme Lui. Ce renouvellement ne dépend que d’une attitude : s’attendre à l’Éternel. Cela signifie compter sur Dieu seul pour avancer, être calme et confiant. “Attends-toi à l’Éternel ; for­tifie-toi, et que ton coeur soit ferme : oui, attends-toi à l’Éternel” (Psaume 27. 14).

Ne cherchons pas à faire progresser l’Évangile par une activité fébrile. Paul n’était pas libre de ses mouvements quand, en prison à Rome, il écrit aux Philippiens : “Frères, je veux que vous le sachiez : les circonstances que je traverse sont plutôt arrivées pour l’avancement de l’évangile” (Philippiens 1. 12). Et il en donne des exemples.

Si Dieu appelle à un service, Il accorde la force et les moyens pour l’accomplir. Fai­sons-Lui confiance, appuyons-nous sur Lui et sur son amour.

P.a.S

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Témoignage de Thomas Geierspichler


Ainsi, que vous mangiez, que vous buviez, (ndlr : que vous pratiquiez du sport), bref, quoique ce soit que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu.” 1 Samuel 2.30b

« Moi, j’ai confiance en ta bonté, j’ai de la joie dans le cœur à cause de ton salut. Je veux chanter en l’honneur de l’Eternel, car Il m’a fait du bien. » La Bible, Psaume 13:6

Aujourd’hui je te parle d’un épisode aux Championnats du Monde de Para-athlétisme à Paris.

Thomas Geierspichler, para-athlète autrichien, voyant le t-shirt d’un aumônier où figurait un poisson « Ichtus », a demandé : « Vous êtes chrétiens ? ». Tout heureux, il a alors désiré laisser ce message qui brûlait sur son cœur.

Voici pour la traduction en français de ce qu’il dit :

« Hey les amis, c’est Thomas Geierspichler d’Autriche. Je souhaite vous dire que nous ne pouvons rien faire, que ce soit dans notre travail ou dans nos relations pour rester dans la présence de Dieu, car cela a déjà été accompli. Comment cela a été accompli et bien parce que Jésus Christ est mort pour nous. Ainsi, désormais nous pouvons juste être reconnaissants et simplement rester dans la présence de Dieu. Et nous aurons une bonne compétition et même si ce n’est pas le cas, Jésus t’aime encore. »

C’était super de découvrir l’enthousiasme de cet homme pour rencontrer d’autres croyants, parler de Jésus, témoigner. C’est ce qu’il souhaite faire et il le fait également régulièrement sur son site internet.

Et toi, comment te réjouis-tu de ta foi en Dieu ?

Et comment transmets-tu ton amour de Dieu aux autres ?

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Tison sauvé du feu


“Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs”. Matthieu 9. 13

« Pas un seul cheveu de votre tête ne sera perdu. » La Bible, Luc 21:18 #ParoledeJésus

Bill Wilson est un prédicateur américain qui a consacré sa vie à l’évangélisation des enfants d’un quartier populaire de New York. Chaque samedi, il organise trois séances d’évangélisation auxquelles assistent environ cinq cents enfants de toutes ethnies. Il vit lui-même dans ce quartier. Chaque semaine, il va personnellement visiter les familles de ces enfants.

Il s’est senti appelé à cette mission quand il a vu dans un journal la photo d’une fillette de quatre ans trouvée morte dans une caisse le long d’une autoroute. Voici un extrait du livre qu’il a écrit, intitulé : « À qui est cet enfant ? » :

« Les perdus sont des humains à part entière. La personne la plus déchue mérite gentillesse, courtoisie et une poignée de main de notre part.

Le prophète Ésaïe a annoncé la vie du Christ en disant : “Il ne brisera pas le roseau froissé et il n’éteindra pas le lumignon qui fume…” (Matthieu 12. 20).

Je n’ai pas encore rencontré de personne en laquelle il n’y ait aucun rayon de lumière ou aucune lueur d’espoir. Chacun a le potentiel d’être complètement transformé. “Venez, et plaidons ! dit l’Éternel : Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine” (Esaïe 1. 18).

Il y a un hymne ancien que nous avions coutume de chanter intitulé « Sauve ceux qui périssent ». Ce chant contient des paroles d’espoir comme : « Les cordes qui ont été brisées peuvent vibrer à nouveau. »

Je plaide pour les enfants que personne n’aime, dont personne ne veut la compa­gnie. Je plaide pour l’adolescente qui est enceinte et non mariée. Je plaide pour le jeune homme qui est tombé dans le péché. Je plaide pour la mère qui a cinq enfants de pères différents. Même s’il n’y a qu’un lumignon qui fume, le Seigneur ne va pas éteindre le feu. Tout le monde peut être utilisé par Lui.

Chaque être humain, dans chaque pays du monde, est une pièce parfaite qui n’attend que d’être assemblée au patchwork que Dieu fabrique. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous en débarrasser. »

P.a.S

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Témoignage d’Arune Weyers


(…) L’Eternel le déclare : (…) En effet, j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés.” 1 Samuel 2.30b

« Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit la persévérance. Mais il faut que la persévérance accomplisse parfaitement sa tâche afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu’il ne vous manque rien. » La Bible, Jacques 1 :2-4

Alors que je suis aux Championnats du Monde de Para-Athlétisme à Paris, il y’a cette grande affiche avec, au centre, Arune Weyers. Il s’agit d’une paralympienne sud-africaine. Aujourd’hui retraitée, cet athlète a participé à 3 Jeux paralympiques. Médaillée d’or à Tokyo et championne du monde en 2015 et 2019 au 400m, cette championne a régulièrement témoigné de sa foi en Dieu durant sa carrière.

Voici quelques extraits d’une interview publié juste avant les derniers Paralympique de Tokyo sur le site Paralympics.org.

Anrune Weyers, double paralympienne et championne du monde d’Afrique du Sud, est plus que jamais prête à affronter Tokyo. Elle courra armée de sa foi et d’une mission spéciale pour sensibiliser au sort des athlètes paralympiques dans son pays.

Après ses multiples victoires aux Championnats du monde de Dubaï 2019, Anrune Weyers était prête à terminer sa carrière professionnelle aux Jeux paralympiques de Tokyo 2020, à prendre sa retraite et à fonder une famille.

« Ce devait être mes derniers Jeux. Je ne l’ai pas dit aux médias, mais le fait de prier et d’avoir le temps d’être à la maison m’a permis de réaliser que j’étais toujours aussi enthousiaste à l’idée de courir, que j’avais toujours le feu sacré. J’ai toujours ce don, alors je n’en ai pas fini. »

Weyers est née avec une malformation congénitale du bras gauche et a été victime de harcèlement dans son enfance.

« J’ai été très malmenée parce que je n’avais pas de main. On me surnommait la « fille sans main ». Mais la course à pied m’a aidée à développer la personne que j’étais, le caractère que j’avais, et je pense que c’était le plan de Dieu pour moi en tant que personne. »

(…)La coureuse se souviendra toujours de Londres 2012, non seulement parce qu’il s’agissait de ses premiers Jeux, mais aussi pour ce qu’ils représentaient.

« Je n’arrivais pas à croire qu’il y avait autant de handicaps différents. Cela m’a fait plaisir de savoir que j’ai le privilège d’en faire partie. En fait, cela permet aux athlètes de donner le meilleur d’eux-mêmes. »

Lors de ses 2ème Jeux à Rio en 2016, Weyers arrive à la deuxième place derrière la chinoise Li Lu. « Cette course m’a en quelque sorte brisée. C’était vraiment difficile, et je voyais ma concurrente chinoise qui me dépassait, et je ne pouvais pas bouger. »

« Mais ensuite, je suis revenue à moi. Tout ce que j’ai demandé à Dieu, c’est de faire la course et je dois célébrer cela pour ce que c’est.»

Weyers a fini par décrocher une médaille d’argent, ce qui était encore une raison de se réjouir, mais lorsque l’euphorie des Jeux est retombée, elle a eu du mal à gérer ses blessures.

Cependant, avec le soutien de son mari et de son entourage, Weyers a pris les choses au jour le jour et s’est progressivement rétablie, tant sur le plan physique que spirituel. Weyers s’est appuyée sur sa foi pour surmonter cette épreuve.

« Personnellement, je pense que les blessures vous façonnent aussi. On en apprend de plus en plus sur soi-même et on passe du temps avec Dieu. » 

« Si une blessure survient, ce n’est pas grave, continue à aller de l’avant, tu finiras par être sur le chemin ou dans le plan dont tu as besoin, avec ou sans blessure. »

Qu’elle gagne ou non, lorsqu’elle entrera sur la piste cette année, Weyers sait que cela fait partie de l’accomplissement de son destin.

« Je crois vraiment que Dieu m’a donné un don, celui de courir. J’ai l’impression que c’est ma raison d’être, c’est presque comme si c’était ce que tu devais faire. C’est ton plan – tu dois courir. » 

Alors que cette athlète a honoré Dieu à maintes reprises durant sa carrière, cela me touche qu’elle soit aujourd’hui honorée en étant au centre de l’affiche de ces Championnats du Monde, alors même qu’elle n’y participe pas. Dieu se montre fidèle avec ses serviteurs et honore celles et ceux qui l’honorent.

Et toi, qu’est-ce qui te touche aujourd’hui dans ce témoignage ?

Peux-tu t’identifier avec certaines de ses paroles ou de son vécu ?

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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“Selon les règles”


“L’athlète n’est pas couronné s’il n’a pas lutté selon les règles”. 2 Timothée 2. 5

La lutte dont il est question ici est un de ces jeux sportifs qui passionnaient toute la Grèce antique. Ils étaient aussi populaires que le football aujourd’hui. Pour toutes ces compétitions, comme pour les entraînements qui les précédaient, il y avait des règles que les athlètes devaient respecter s’ils ne voulaient pas être écartés de la victoire ou même disqualifiés.

Dans l’image présentée par l’apôtre, l’accent n’est pas mis sur la victoire, mais sur la condition pour pouvoir y prétendre : respecter les règles du jeu. L’application de cette comparaison est facile : il est impératif que le croyant obéisse à la volonté du Seigneur, s’il veut Lui plaire dans sa vie.

Bien sûr, pour lutter, on ne peut pas rester simple spectateur ; il faut être là où se disputent les épreuves. En effet, si les luttes représentent pour nous des expériences que le Seigneur nous propose, nous pouvons parfois choisir de les éviter ; par exemple nous négligeons un appel du Seigneur à abandonner quelque chose par amour pour Lui. Si nous faisons la sourde oreille, nous perdrons certainement l’approbation du Maître et une récompense éternelle. Par contre, si, par obéissance, nous répondons jusqu’au bout à ce que le Seigneur nous a demandé, nous serons parmi les vainqueurs. Pour la gloire de qui ? Celle de Jésus notre Seigneur !

C’est sur la terre que l’occasion nous est offerte de gagner une couronne. Quelqu’un a dit : « Nous aurons toute l’éternité pour jouir des victoires, mais il ne nous reste que quelques heures de jour pour les remporter ! »

Les différentes récompenses seront données au tribunal de Christ. Là, il n’y aura pas de condamnation pour le croyant, mais toutes ses oeuvres seront révélées. Aurai-je une couronne à déposer aux pieds de Christ ? Ce que j’aurai cherché à faire pour le Seigneur aura-t-il été accompli “selon les règles”, c’est-à-dire dans l’obéissance à sa Parole ? Il sera alors trop tard pour se poser ces questions. Il importe d’y répondre maintenant et d’agir par amour pour celui qui a donné sa vie pour nous.

P.a.S

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Gare à la chute


Lorsque la conduite de quelqu’un lui plaît, l’Eternel lui donne d’affermir sa marche dans la vie. Il peut trébucher, mais il ne s’écroule pas : l’Eternel le tient par la main. » Psaume 37.23-24

« Toute créature est comme l’herbe, et toute sa beauté comme la fleur des champs. L’herbe sèche et la fleur tombe quand le vent de l’Eternel souffle dessus. Vraiment, le peuple est pareil à l’herbe: l’herbe sèche et la fleur tombe, mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement. » La Bible, Esaïe 40:6-8

Dans la plupart des sports, l’une des plus grandes frayeurs d’un athlète est de chuter pendant une compétition. Tant d’heures de travail et d’espoirs brisés lors d’une petite erreur, une glissade ou une fraction de seconde d’inattention.

Alors que j’étais aux Jeux Européens dernièrement, j’ai assisté à plusieurs chutes, notamment celle d’un grimpeur de vitesse, qui était premier de sa course et qui a glissé sur la dernière prise. Quel malheur !

Ou encore lors des relais en athlétisme, 4x400m., il y a eu une chute d’un coureur pour une équipe et une autre équipe a lâché le témoin. Ces deux incidents ont anéanti instantanément tous les efforts de leur équipe. Alors, les visages se resserrent, parfois des larmes coulent face à ce coup du sort, souvent vécu comme un drame pour ces sportifs.

Mon coeur est triste pour eux. J’imagine la douleur, l’immense déception et surtout ce constat qu’il est impossible de remonter le temps et de tout recommencer.

Dans ces moments, comme il aurait été bon d’avoir une main qui nous retient.

Alors, à la lumière de ces « drames sportifs », quand je lis ces versets du Psaume 37, ça me touche et j’y vois beaucoup de compassion de la part de Dieu.

Dieu aide ses enfants à affermir leur marche lorsque leurs conduites Lui plaisent (ou d’autres versions disent : quand Il prend plaisir à leurs voies).

Nous pouvons alors nous poser cette première question : Quelle voie à emprunter donne du plaisir à Dieu ?

Il est bon de se soucier de cela et de choisir le bon « couloir » ou la bonne « voie » dans notre « course de disciple », car il est affirmé dans ce Psaume que même si nous trébuchons parfois dans notre vie, nous ne nous écroulerons pas, car Dieu Lui-même nous tient par la main.

Quand est-ce que quelqu’un t’a pris pour la dernière fois par la main pour te relever ?

Un geste qui fait tant de bien !

Alors, j’imagine ces athlètes abattus sur cette piste d’athlétisme ou au bas d’une falaise  de grimpe et la main de Dieu les rejoindre pour les relever et :

  • les consoler. Une main qui exprime : « Je vois ta douleur. »
  • leur redonner l’espoir avec cet encouragement : « Ce n’est pas terminé pour toi. »
  • les remplir d’amour, avec cette promesse de Dieu : « Même si tu es tombé, mon amour pour toi reste semblable ! »

Voilà tout ce qu’une main tendue peut vouloir dire…et bien plus encore !

Et toi, comment as-tu expérimenté que Dieu te tenait par la main ? Qui pourrais-tu prendre par la main aujourd’hui ?

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Les dernières paroles du Seigneur


“Vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout de la terre. Après avoir dit ces paroles, il fut élevé de la terre, tandis qu’ils regardaient : une nuée le reçut et le déroba à leurs yeux”. Actes 1. 8, 9

Vous serez mes témoins… jusqu’au bout de la terre” : ce sont les dernières paroles que le Seigneur a adressées aux siens, à ceux qu’il aimait et qui l’aimaient, avant de s’en aller auprès de son Père. Il leur confie une grande et glorieuse mission : être ses témoins d’abord là où ils habitent, puis étendre leur témoignage jusqu’aux extrémités du monde. Voilà la nature et l’étendue de cette mission. Tous ceux qui ont goûté quelque chose de son amour et qui, en retour, désirent lui témoigner un peu d’amour, de reconnaissance, se sentent donc concernés pour être ses témoins.

Dans les pays et les lieux les plus divers, dans les circonstances les plus variées, tous les croyants ont à faire connaître autour d’eux la personne et l’oeuvre de leur Sauveur et Seigneur. Ce témoignage collectif ne prendra fin qu’au moment où le Seigneur viendra chercher les siens.

Après avoir entendu ces paroles et avoir vu le Seigneur s’en aller au ciel, la petite troupe de disciples, dans la faiblesse, mais pleine d’amour pour Lui, se rassemble dans la chambre haute et “tous ceux-ci persévéraient d’un commun accord dans la prière, avec quelques femmes, et Marie la mère de Jésus, et avec ses frères” (Actes 1. 14). Ces premiers témoins sentent leur faiblesse et recherchent la force à genoux. Huit jours après, ils seront remplis du Saint-Esprit et auront ensuite la hardiesse (c’est-à-dire le courage, l’audace ; expression employée six fois dans le livre des Actes) d’être de véritables témoins de leur Sauveur.

Seigneur, rends-moi capable de témoigner autour de moi ! Seule ta grâce et ta force me permettront de répondre à ton désir !

Seigneur, donne-moi la hardiesse de témoigner autour de moi !

Seigneur, fais de moi un témoin fidèle jusqu’au moment où TU viendras me chercher !

Un témoin fidèle délivre les âmes” (Proverbes 14. 25).

P.a.S

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Prêt/e à tout


La semaine dernière il était question d’être prêt/e à témoigner lorsqu’une occasion se présente. La question d’aujourd’hui est encore plus défiante : es-tu prêt/e à tout ce que Dieu pourrait te demander, même si cela te sort de ta zone de confort ou de ce que tu connais ?

Cette question m’est venue, alors que j’étais aux European Games, où cette scène sportive cocasse et inhabituelle s’est produite :

Une athlète belge Jolien Boumkwo, qui normalement est lanceuse de poids, s’est retrouvée à courir le 110m haies, afin que son pays puisse remporter malgré tout un point au classement général. Je t’invite à lire l’article et regarder la vidéo de cette drôle de course.

Alors que Jolien se rendait à ces Jeux Européens pour concourir dans sa discipline, elle était sans doute très loin de s’attendre à se retrouver dans une telle course. Lorsqu’on lui a demandé de participer à cette course, j’imagine que beaucoup de pensées différentes ont dû traverser son esprit, telles que la crainte de se blesser inutilement, le souci d’être ridicule aux yeux de tous, peut-être même la question : « pourquoi moi ? ». Jolien a toutefois accepté cette invitation et relevé le défi. Elle a ensuite dit aux journalistes : « L’équipe est le plus important pour moi. », sachant que son équipe était à risque de retomber en 2ème division, chaque point était essentiel.

Quel dévouement et loyauté envers son équipe !

Plusieurs personnages de la Bible ont été amené à faire des choses qui semblaient folles ou ridicules, tel qu’Esther qui s’est présentée à la cour du roi sans invitation, donc au péril de sa vie ;  ou encore Jonas, à qui Dieu a demandé de se rendre chez des païens. En tant que prophète d’Israël, il avait pour habitude de délivrer des messages de Dieu auprès de son peuple, mais pas pour des étrangers. Jésus a aussi parfois invité ses disciples à sortir de ce qu’ils connaissaient, par exemple, en les envoyant 2 par 2 sans bourse, ni sac, ni équipement. Des actions qui demandent du courage et souvent une bonne dose d’humilité.

Dans notre course de disciple, il peut aussi nous être demandé parfois de sortir de ce que nous connaissons et nous retrouver dans des situations, où nous pouvons être moqués, défiés ou dérangés, d’où la question de ce jour :

Et toi, es-tu prêt/e à répondre à une invitation de Jésus par amour et/ou loyauté pour son « équipe » (c’est-à-dire pour l’avancée du Royaume des cieux) ?

Ta réponse serait-elle semblable, si tu risques d’être ridicule aux yeux de tous ?

J’avoue avoir de la difficulté moi-même à répondre à cette question, mais mon cœur aspire à ce que je puisse vivre ce verset biblique : « Que l’amour inspire toutes vos actions. » 1 Corinthiens 16.14.

Aussi, je fais aujourd’hui cette prière pour toi, et moi : que toutes nos actions soient inspirées par l’amour et que nous osions répondre à toutes les invitations de Dieu, même celles qui nous poussent à aller vers l’inconnu ! Amen

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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Petite parenthèse, grand encouragement


“À l’ange de l’assemblée qui est à Smyrne, écris : Voici ce  que dit le premier et le dernier, qui a été mort et qui a repris vie : Je connais ta tribulation, ta pauvreté (pourtant tu es riche)… Ne crains en aucune manière ce que tu vas souffrir… Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie”. Apocalypse 2. 8-10

Aux premiers siècles, les chrétiens de Smyrne étaient persécutés. Le Seigneur Jésus ressuscité et glorifié, chef de l’Église, leur adresse par l’intermédiaire de Jean une petite lettre merveilleuse (la lire en entier). Cette lettre est aussi pour les chrétiens du 21ème siècle. Jésus l’adresse encore aujourd’hui à tous ceux qui souffrent d’une manière ou d’une autre. Nous pouvons la lire comme si elle nous était directement adressée.

– “Je connais ta tribulation…” Oui, il connaît l’épreuve que nous traversons. Notre entourage peut l’ignorer ; en tout cas il ne peut pas mesurer son intensité. Ne disons pas : “Ma cause a passé inaperçue de mon Dieu” (Esaïe 40. 27). Il connaît, IL sait !

– “et ta pauvreté”. Le Seigneur sait si nous sommes au chômage, si nous avons de la peine pour nourrir notre famille, si nous n’arrivons pas à payer nos dettes …

Ta pauvreté” peut avoir d’autres sens pour nous : maladies, solitude, incompréhen­sion, rejet … Alors, comme autrefois, la voix douce de Jésus nous parvient : “Je connais ta pauvreté…” et puis vient cette petite, surprenante et merveilleuse parenthèse : “pourtant tu es riche”.

Pauvre et riche à la fois ! Que veut dire Jésus ?

« Tu as peu de moyens financiers par absence de travail ou malgré ton travail rude… tu n’as plus la santé… tu n’as que peu d’amis… Pourtant tu es riche parce que tu ME connais, JE suis ton Sauveur et Seigneur, ton Ami. En MOI, tu as la vie éternelle. Tu es riche parce que tu as le Saint Esprit et que tu possèdes ma Parole. Tu es riche parce qu’en MOI tu as une espérance vivante, la consolation éternelle d’être avec MOI pour toujours. Tu es riche, car tu peux parler avec MOI tous les jours, tout me dire, m’apporter toute ta peine, JE suis constamment attentif à ta voix. Mon racheté, même pauvre, n’oublie pas que tu es riche ! »

P.a.S

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Prêt/e à témoigner


“Dans votre cœur, reconnaissez le Seigneur – c’est-à-dire Christ – comme saint ; si l’on vous demande de justifier votre espérance, soyez toujours prêts à la défendre, avec humilité et respect, et veillez à garder votre conscience pure.” 1 Pierre 3.15b-16a

Si tu comprends l’anglais, je t’encourage à regarder cette vidéo.

Lors d’une conférence de presse, les championnes de Softball Grace Lyons, Jayda Coleman et Alyssa Brito témoignent de leur foi en Jésus de manière si simple et claire ! Voici cet interview :

Alex Scarborought (Journaliste ESPN) : « Je sais que vous avez mentionné le fait de garder la joie du jeu, mais je suis curieux. C’est une longue saison, n’est-ce pas ? Et vous aviez tout au long de la saison cet objectif de remporter ce championnat. Comment gérez-vous la pression unique qui en découle ? Comment gardez-vous la joie pendant si longtemps alors que l’anxiété pourrait facilement s’installer avec un tel objectif ? »

Réponse de Grace Lyons : « Eh bien, la seule façon d’avoir une joie qui ne s’estompe pas est celle qui vient du Seigneur. Tout autre type de joie n’est en fait qu’un bonheur qui dépend des circonstances et des résultats. Je pense que le coach l’a déjà dit, mais la joie du Seigneur est vraiment la seule chose qui peut vous garder motivé et avec un bon état d’esprit, quel que soit le résultat. Heureusement, nous avons eu beaucoup de succès cette année, mais si ça avait été le contraire, la joie du Seigneur est la seule chose qui aurait permis de garder ces souvenirs, ces moments, ces amitiés et tout le reste. C’est donc la seule réponse à cette question, car le softball n’est pas en mesure de vous apporter cela, étant donné le nombre d’échecs et les montagnes russes qui font partie de ce sport. »

Réponse de Jayda Coleman : « Je suis mille fois d’accord avec ce que vient de dire Grace. J’ai vécu cela lors de ma première année, j’étais si heureuse de gagner les World Series de l’université, mais je ne ressentais pas cette joie. Je ne savais pas quoi faire le lendemain. Je ne savais pas quoi faire la semaine suivante. Je ne me sentais pas comblée et cela m’a amené à découvrir Christ. Et je pense que ce qui rend notre équipe si forte, c’est que nous n’avons pas peur de perdre, parce que ce n’est pas la fin du monde si nous perdons. Oui, il est évident que nous avons travaillé très dur pour en arriver là et bien sûr que nous voulons gagner, mais ce n’est pas la fin du monde, parce que notre vie est en Christ et c’est tout ce qui compte. »

Réponse d’Alyssa Brito: « Je pense qu’une chose importante à laquelle nous nous sommes accrochées est le fait de pointer les mains vers le haut (en levant les yeux au ciel), car nous voulons vraiment fixer nos yeux sur le Christ. (…) Je pense que c’est la raison pour laquelle nous sommes si constantes dans ce que nous faisons, dans notre amour les unes pour les autres et dans notre amour pour le jeu, parce que nous savons que ce sport nous donne l’occasion de glorifier Dieu. Je pense qu’une fois que nous avons compris cela et défini notre objectif auquel tout le monde s’y est rallié, cela a vraiment changé beaucoup de choses pour nous. Et je sais que j’ai moi-même beaucoup évolué lorsque je me suis tournée vers Jésus et que j’ai réalisé à quel point il avait changé ma vision de la vie. J’ai compris qu’il ne s’agissait pas uniquement de jouer au softball, mais à quel point je devais vivre, Vivre pour le Royaume, voilà ce qui amène tellement de liberté. Je suis sure que l’histoire de chacune est similaire, mais nous avons toutes un témoignage qui démontre à quel point il est formidable de jouer pour quelque chose de plus grand. Je pense que c’est ce qui m’apporte tant de joie. Peu importe le résultat, que nous obtenions un trophée à la fin ou non, nous savons que ce n’est pas notre maison ici-bas. Et c’est tellement incroyable de penser que nous avons tellement plus : nous avons une éternité de joie avec notre Père. Je suis très enthousiaste à ce sujet. Oui, je vis dans l’instant présent, mais je sais que je ne suis pas encore à la maison et que, quoi qu’il arrive, mes sœurs en Christ seront là avec moi, à la fin, lorsque nous serons avec notre Roi. »

Et toi ? Es-tu prêt/e à témoigner lorsque l’occasion t’es donnée ?

Je fais cette prière pour toi qui lis cette méditation : « Que Dieu te donne des occasions d’annoncer sa Parole, de proclamer le secret de son plan qui concerne Christ. Que tu n’aies pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur et que tu puisses faire connaître clairement ce message. » Prière inspirée de Colossiens 4.3-4 et 2 Timothée 1.8.

Sandrine Ray
Aumônière Sportives

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La persévérance de la foi chez Caleb


“Caleb fit taire le peuple devant Moïse, et dit : Montons hardiment et prenons possession du pays, car nous sommes bien capables de le faire”. Nombres 13. 31

« ‘Aucun des hommes de cette génération méchante ne verra le bon pays que j’ai juré de donner à vos ancêtres, excepté Caleb, fils de Jephunné. Il le verra, lui, et parce qu’il a pleinement suivi la voie de l’Eternel, Je lui donnerai, ainsi qu’à ses enfants, le pays sur lequel il a marché.’ » La Bible, Deutéronome 1:35-36 #ParoledeDieu

Habitée dès la plus haute antiquité par les Héthiens, Kiriath-Arba, rebaptisée plus tard Hébron, était une ville bien connue des patriarches, à proximité de Mamré. Abraham, Isaac et Jacob avaient vécu dans cette contrée, y étaient décédés et y avaient été enterrés tout comme Sara, Rebecca et Léa. Il n’est donc pas surprenant que les princes d’Israël, envoyés par Moïse pour reconnaître le pays de Canaan, aient aussi exploré les environs de cette ville au terme de leur mission (Nombres 13. 23).

Vraisemblablement, Kiriath-Arba les a particulièrement impres-sionnés : “Les villes sont fortifiées, très grandes… le peuple du pays est très fort… nous y avons vu les géants, fils d’Anak” (Nombres 13. 29-33). Donc, conclusion des princes : “Nous ne sommes pas capables de monter contre ce peuple” (v. 31).

Dans une première intervention prouvant sa foi, Caleb fait taire le peuple et l’exhorte ; résultat : le peuple se lamente, murmure, puis se rebelle contre Moïse et Aaron.

Dans une deuxième intervention solennelle, Caleb adjure les Israélites de ne pas se rebeller contre Dieu et de ne pas craindre les Cananéens. Il proclame alors la raison de sa foi : “L’Éternel est avec nous” (Nombres 14. 9). C’en est trop pour les défaitistes dont l’incrédulité est dénoncée ; ils envisagent de lapider Caleb et Josué, et sans doute l’auraient-ils fait si, à ce moment-là, la gloire de l’Éternel n’était apparue ! On connaît la suite : le jugement divin atteint tout le peuple, tandis que Caleb est l’objet d’une promesse particulière (voir Nombres 14. 21-24).

Après plus de quarante ans passés dans le désert, la conquête de Canaan a commencé sous la conduite de Josué. Caleb, troisième preuve de sa foi, rappelle alors à Josué la bénédiction de l’Éternel et réclame pour lui “cette montagne”. Il évoque, en connaissance de cause, les difficultés qui l’attendent : “Les Anakim y sont, et de grandes villes fortes”. Mais “l’Éternel sera avec moi et je les déposséderai, comme l’Éternel l’a dit” (Josué 14. 6-13). Quelle “pleine assurance de foi” (Hébreux 10.22) ! Il n’est fait aucun récit de cette conquête, ce serait superflu. Dieu a simplement agi en réponse à la foi.

On peut rendre grâces à Dieu, à juste titre, pour de tels hommes de foi et de tels exemples de persévérance dans la foi. À leur sujet, la Parole nous encourage : “Imitez leur foi” (Hébreux 13. 7).

P.a.S

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Jouer sous les sifflets


« Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné, l’Éternel me recueillera. » La Bible, Psaume 27:10

J’assistais l’autre jour à un match de basket et un joueur de l’équipe adverse s’est fait hué durant toute la partie. De l’extérieur en tout cas, ce joueur est resté de marbre et n’a pas eu l’air d’être dérangé, au contraire ! Comment fait-il pour réagir ainsi ?
Et toi, comment te sens-tu lorsque quelqu’un montre son mécontentement envers toi, ton jeu ou essaie de te chercher ?

Cette situation m’a rappelé un épisode de la vie de Jésus, un peu extrême c’est vrai: « Les passants l’insultaient et secouaient la tête en disant: « Toi qui détruis le temple et qui le reconstruis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix!» Les chefs des prêtres, avec les spécialistes de la loi et les anciens, se moquaient aussi de Lui et disaient : «Il en a sauvé d’autres et il ne peut pas se sauver lui-même! S’il est roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en Lui.  Il s’est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime!  En effet, il a dit: ‘Je suis le Fils de Dieu.’»  Les brigands crucifiés avec Lui l’insultaient eux aussi de la même manière. » Matthieu 27.39-44

En plus des paroles méprisantes, ils lui tendent du vinaigre. En lisant les paroles du Psaume 69.21-22, on comprend que c’est perçu comme une insulte.

Je ne sais pas à quel point Jésus a été touché par ces moqueries, mais je ne peux qu’imaginer qu’Il se soit senti dégoûté… et abandonné.

Parfois, c’est déstabilisant de ressentir l’agressivité autour de nous. Pour revenir au joueur de basket-ball que j’ai observé, ça peut aussi parfois donner envie de montrer ce qu’on sait faire. Est-ce que Jésus n’aurait pas pu les faire taire facilement ? C’est un scénario que j’aurais trouvé approprié, mais ce n’est pas ce qu’Il a choisi.

Être encouragé est une grande source de motivation dans notre pratique sportive.

Mais quand ce n’est pas le cas, de quelle manière réagis-tu et en quoi te confies-tu ?

Quand l’entourage n’est pas favorable, est-ce que tu as tendance à rester concentré sur qui tu es et ce que pense Dieu de toi ?

Si, comme moi, tu peines parfois à trouver la bonne attitude, comment pourrais-tu inverser la  « tendance » ?

Jérémy Burgat
Stagiaire à Athletes in Action

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