“(Le roi Ozias) avait beaucoup de bétail dans le pays plat et sur le plateau, et des laboureurs et des vignerons dans les montagnes et en Carmel ; car il aimait la campagne”. 2 Chroniques 26. 10
Nous apprenons de grandes leçons auprès du laboureur. Son travail, souvent effectué dans une période pluvieuse, est pénible et demande une grande persévérance. En effet, le champ se laboure sillon après sillon. D’autre part, le labourage n’est pas une fin en soi. Il est fait pour commencer un nouveau cycle de culture, en vue d’une moisson lointaine. Paul et Jacques ont bien compris que le laboureur illustre magnifiquement la foi et la patience d’espérance du chrétien :
“Il faut que le cultivateur (ou le laboureur) prenne d’abord de la peine, avant d’obtenir une récolte” (2 Timothée 2. 6).
“Le cultivateur (ou le laboureur) attend le fruit précieux de la terre : il prend patience à son égard, jusqu’à ce qu’il reçoive les pluies de la première et de la dernière saison” (Jacques 5. 7 ; voir aussi 1 Corinthiens 9. 10).
La sagesse du laboureur est soulignée en Esaïe 28 : “Le laboureur laboure-t-il tout le jour pour semer ?… son Dieu le dirige dans son jugement ; Il l’instruit” (v. 24, 26). De même, nous avons besoin de sagesse pour participer utilement à l’oeuvre de Dieu.
Le travail du laboureur exige de nombreuses vertus comme la persévérance, la foi, la patience, la sagesse ; mais il contribue aussi à les développer. Élisée avait été formé pour sa grande mission auprès du peuple de Dieu par ce travail qu’il effectuait dans son exploitation agricole. Quand Élie l’appelle au service de Dieu, il labourait avec douze paires de boeufs (1 Rois 19. 19).
Il est remarquable que notre Seigneur ait pris prophétiquement ce titre de laboureur : “Je suis un homme qui laboure la terre ; car l’homme m’a acquis comme esclave dès ma jeunesse. Et on lui dira : Quelles sont ces blessures à tes mains ? Et il dira : Celles dont j’ai été blessé dans la maison de mes amis” (Zacharie 13. 5, 6). N’est-ce pas pour nous dire que la grande oeuvre qu’il est venu accomplir sur la terre ne va pas mettre immédiatement en évidence le résultat final : un monde réconcilié avec Dieu (Ephésiens 1. 10) ?
Coopérons à cette oeuvre, “sachant que notre travail n’est pas vain dans le Seigneur” (1 Corinthiens 15. 58).
PaS
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