Douleur et gloire de l’homme


“J’ai dit : Mon Dieu, ne m’enlève pas à la moitié de mes jours !” Psaume 102. 24
“Il t’a demandé la vie : Tu la lui as donnée, – une longueur de jours pour toujours et à perpétuité !” Psaume 21. 4

Récemment, nous nous sommes arrêtés sur la souffrance et l’angoisse de Jésus causées par la perspective d’être chargé, entre autres, des péchés des “hommes de sang et de fraude” et de subir la sentence que Dieu leur réserve : interrompre leur vie terrestre à “la moitié de (leurs) jours”. Mais, malgré sa prière, cette sentence lui a été appliquée dans toute sa rigueur, car “sans effusion de sang il n’y a pas de rémission” (Hébreux 9. 22). De plus, seul “le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache” pouvait satisfaire la justice et la sainteté de Dieu et racheter l’homme (1 Pierre 1. 19). On pourrait donc en conclure que Dieu a ignoré la supplication de son Fils comme aussi ses angoisses.

Mais la Parole nous enseigne que ce n’est pas le cas. Premièrement, si Jésus, comme substitut de l’homme pécheur, a été “crucifié en faiblesse” (2 Corinthiens 13. 4), il n’en est pas moins le créateur des mondes (et comme tel il ne peut mourir) : “Toi, dans les commencements, Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont les oeuvres de tes mains : eux, ils périront, mais toi, tu demeures… et tes années ne cesseront pas” (Hébreux 1. 10-12). Ensuite, Jésus, angoissé à la pensée de l’abandon de Dieu, a “été exaucé à cause de sa piété”(Hébreux 5. 7 ), non pas en étant épargné de la mort, mais en étant “ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père(Romains 6. 4). Il l’affirme lui-même : “Il fallait que le Christ souffre, qu’il ressuscite d’entre les morts le troisième jour” (Luc 24. 46).

La mort et la résurrection de Jésus sont deux éléments essentiels de notre adoration. C’est avec une profonde émotion que nous évoquons les angoisses du Seigneur avant sa mort et ses souffrances sur la croix. Mais, avec une joie tout aussi intense, nous proclamons sa résurrection et son triomphe sur la mort. En le ressuscitant et en le faisant asseoir à sa droite “à perpétuité”, Dieu exauce la prière de son Fils et répond aux suppli­cations et aux larmes de celui qui a été sacrifié pour nos péchés. Qu’il en soit béni !

PaS

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