“Josué, fils de Nun, envoya secrètement de Sittim deux espions, disant : Allez, voyez le pays et Jéricho. Et ils s’en allèrent, et vinrent dans la maison d’une prostituée, nommée Rahab, et y couchèrent.” Josué 2. 1

« Quand vous serez entrés dans le pays que le Seigneur a promis de vous donner, vous accomplirez cette cérémonie. » La Bible, Exode 12:25
Les deux versets du jour racontent le même événement sous deux aspects différents.
On pourrait s’étonner que Josué renouvelle, après quarante ans, l’expérience d’envoyer des espions en Canaan. Il a été témoin, sous Moïse, des conséquences désastreuses d’une telle entreprise pour le peuple. Arrivé en face de Jéricho, il prend cependant la même décision ! Or, malgré les apparences, la résolution de Josué n’a pas les mêmes caractères que celle de Moïse, commentée récemment.
Sous Josué, les fils d’Israël sont animés d’un tout autre esprit que celui de leurs pères. Prêts à suivre leur chef, ils ne lui demandent que de se fortifier et d’être ferme. Josué prend alors une initiative dictée par la sagesse. C’est agir comme Salomon le conseillera plus tard : “Fais la guerre avec prudence” (Proverbes 20. 18). Les espions ne sont pas douze, mais deux ; ce ne sont pas des princes, mais des gens du peuple ; le peuple n’en sait rien et ils ne rendront compte de leur mission qu’à Josué seul, par prudence et discrétion. Enfin les ordres sont brefs et précis : “Allez, voyez”. Qu’on est loin de la liste d’objectifs à contrôler de Deutéronome 1. 22 et de Nombres 13. 18-21, dont chaque détail est un indice d’incrédulité ! Aussi le résultat de l’enquête des espions de Josué est-il complètement opposé à celui de leurs pères : “Oui, l’Éternel a livré tout le pays en nos mains ; et aussi tous les habitants du pays se fondent devant nous” (Josué 2. 24).
Autre contraste : les espions de Moïse ont rapporté “le fruit du pays” (Nombres 13. 26), dont le témoignage concret a d’ailleurs été méprisé. Mais ceux de Josué en ont rapporté des âmes, celles de Rahab et des siens. Pour elle, ils n’ont pas été que des espions, ils ont été aussi des “messagers” (Jacques 2. 25). La foi de ces messagers de la grâce souveraine de Dieu a discerné la foi de Rahab. C’est pourquoi ils se sont engagés solennellement envers elle, par serment, bien qu’elle soit prostituée et appartienne à un peuple voué par Dieu à la destruction. Sans le savoir, ils accueillaient une ancêtre de notre Seigneur ! Assurément, la foi est source de sagesse, de prudence et de discernement.
PaS
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