“L’Éternel répondit du milieu du tourbillon, et dit : Qui est celui qui obscurcit le conseil par des discours sans connaissance ?” Job 38. 1, 2

« Qui prépare au corbeau sa nourriture quand ses petits crient vers Dieu et vacillent, affamés ? » La Bible, Jon 38:41
Dans les chapitres 3 à 37 du livre de Job se succèdent des dialogues entre Job et ses amis, un long monologue de Job, et enfin les discours d’Élihu. Chaque interlocuteur essaie d’expliquer l’épreuve de Job avec l’image qu’il se fait de Dieu, mais Dieu reste encore silencieux.
Pour l’essentiel, tous les intervenants emploient, pour désigner Dieu, le nom hébreu d’Elohim, ou ses équivalents, qui font référence à la déité suprême. Quand enfin Dieu intervient, IL se présente sous son nom de l’Éternel, le nom de Celui qui se révèle à l’homme pour entrer en relation avec lui.
Job attend avec impatience sa réponse au problème sur lequel les hommes s’interrogent depuis toujours : celui de la souffrance du juste.
L’Éternel reproche tout d’abord à Job sa prétention à vouloir expliquer ce qu’il ne connaît pas. Puis IL fait un vaste panorama des forces et de l’équilibre de la nature. Cette réponse surprend, car elle paraît sans rapport avec la question qui occupe l’esprit de Job. L’évocation divine s’explique si on se souvient de la conception que les hommes de l’Orient ancien se faisaient de la nature. Ils la percevaient comme étant toujours menacée par des forces de destruction. En effet, les zones civilisées semblaient des îlots entourés par une nature sauvage et dangereuse. Seul Dieu la connaissait et la contrôlait. Seul IL était en mesure de protéger ses créatures. IL déclare maîtriser les forces de la nature dans l’espace : “JE dis (à l’océan) : Tu viendras jusqu’ici et tu n’iras pas plus loin”, et dans le temps : “As-tu montré à l’aube du jour sa place, pour qu’elle saisisse les bords de la terre, et que les méchants en soient secoués ?” (Job 38. 11-13).
Par ses descriptions de la nature et ses questions, Dieu montre à Job que ses oeuvres dépassent la compréhension que celui-ci peut en avoir, mais qu’IL tient dans sa main son serviteur et l’accompagne au sein de la douleur. Cette révélation a un effet rassurant sur Job qui se montre apaisé, même si le problème du mal reste toujours sans réponse. Job découvre sa petitesse face à la grandeur divine et perçoit qu’au-delà de sa souveraineté l’Éternel s’intéresse à l’homme. Sa foi en est fortifiée.
P.a.S
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