L’ombre et la réalité


“La loi, en effet, possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation de la réalité; elle ne peut jamais, par l’offrande annuelle et toujours répétée des mêmes sacrifices, conduire à la perfection ceux qui y participent.” Hébreux 10. 1

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort une lumière a brillé. » La Bible, Esaïe 9:1 #prophétie

Le Nouveau Testament utilise le terme d’ombre pour qualifier les différents rites, sacrifices ou objets du culte institués par la loi de Moïse dans l’Ancien Testament. L’auteur de l’épître aux Hébreux met en contraste ces éléments tangibles avec leur signification spirituelle, la réalité. Il s’attache à démontrer la supériorité de cette dernière sur les premiers. En effet :

– Une ombre propose une image imparfaite : suivant la position du soleil, mon ombre sera plus ou moins grande que moi ; je n’aurai pas une idée très exacte des dimensions ou des proportions.
– Une ombre a des contours qui peuvent rester flous : en fonction de l’éclairage, j’aurai parfois de la peine à distinguer nettement les bords d’une ombre.
– Une ombre est toujours noire, tandis que la réalité est en général colorée !
– Enfin, une ombre est toujours une projection en deux dimensions, alors que l’objet réel est en général un volume.

On comprend donc que le Nouveau Testament insiste sur la faiblesse de l’ombre par rapport à la réalité : même donnés par Dieu, les symboles de l’Ancien Testament restent imparfaits, flous, moins clairs, limités dans leurs dimensions.

Alors, à quoi bon les ombres ? Pourquoi Dieu a-t-il pris la peine de nous donner ces longs livres de l’Exode, du Lévitique, des Nombres ou du Deutéronome qui détaillent toutes ces ombres ? Et pourquoi n’a-t-il pas passé plus de temps à nous parler de la réalité ?

La gloire de Jésus Christ, dans sa personne et dans son oeuvre, est telle que nos esprits limités, nos facultés encore si liées au monde tangible qui nous entoure, ont bien besoin de ces ombres pour en saisir quelque chose. C’est pourquoi il vaut la peine de prendre le temps d’étudier les ombres, non pas pour elles-mêmes, mais pour celui qu’elles annoncent : notre radieux Sauveur. Ainsi nous ne nous attacherons pas à la lettre de ces instructions qui n’ont plus de valeur pratique pour nous aujourd’hui, mais au sens spirituel qu’elles veulent nous transmettre : “Tout cela n’est qu’une ombre des choses à venir ; mais la réalité (le corps) est du Christ” (Colossiens 2. 17).

P.a.S

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